Archives par mot-clé : Yaoundé

#RetourAuPays Quotidien d’une quarantaine part 4

Yaoundé le 02 avril 2020

Il est 6 heures du matin.

Je viens de me réveiller. J’ai pu dormir 5 heures d’affilés. C’est bon signe. Une fois debout après ma prière, je parle à la chambre, je lui demande qui était là avant moi, si elle était bien traitée  , c’est chacun qui veut meubler ses journées hein (rire) donc mieux je m’habitue à parler comme ça chaque matin !

Direction toilettes…..j’y ai mis environ 45 minutes, disons que je scrutais la douche, les carreaux, le sol, le lavabo, je cherche comme un endroit sombre pour lui demander pourquoi il est comme sale ! Bon un moment j’arrête de me parler et j’entame le nettoyage de la chambre….avec mon seau ! Mon fameux grand seau, lui-même a subit les frasques de mon questionnement hein ! je voulais savoir pourquoi il si grand 

Bref, je vais super bien hein, ne pensé même pas que j’ai un problème !

Vers 9h je reçois mon petit déjeuner. Pendant que je commence la rédaction du billet du jour. Juste avant la ronde securitaire.

Comme tous les matins depuis notre arrivée, nous sommes 3 avec notre routine, on se prend les nouvelles au quotidien, Ludovic, Roselyne et moi. Nous sommes sur le même palier heureusement. Chaque matin, on se doit de prendre chacun de nos nouvelles. Nous sommes les trois Camerounais qui ont participé à la formation sur le montage des projets culturels à Abidjan ….. C’était exquis ! En plus des enseignements et rencontres formidables que nous avons faites, nous avons vécu l’hospitalité ivoirienne dans toute sa splendeur…On reparlera dans un autre billet.

On a même le temps de sortir et se mettre chacun devant sa porte pour se parler. Distanciation oblige, nous ne dérogerons pas à la règle. Didier mon bro’art est mon voisin le plus proche ! On se parle à travers la porte seulement.

Sanzy Viany à la télévision nationale juste avant son passage

Le temps passe tout doucement, je surf sur mon téléphone. J’avais un travail à terminer, je l’ai fait et j’ai envoyé. Forte, heureusement, car les délais étaient longs dépassés ! J’ai juste eu la chance qu’ils ont compris ma situation. Pendant ce moment, mon artiste Sanzy Viany est invitée sur la CRTV ce matin-là. Je profite pour mettre en marche ma télévision. Je regarde son passage et j’éteins par après pour me concentrer sur mon travail. Il est 13 heures, je lève la tête pour aller ouvrir….C’est le déjeuner. C’est rapide, je dirai, je venais à peine de terminer mon thé au citron. Je dépose et continue à surfer.

Tic tac tic tac

Près de 45 minutes plus tard, un homme en tenue cogne pour me dire que les docteurs sont là, il reviendra me faire signe afin que je descende. J’ai le cœur qui bat ! Les questions fusent et si …. Et si….. Je garde mon calme et attends. 10 minutes, plus tard, il est encore là, il cogne. Je remets mon masque, je lave mes mains et je mets le gel, je prends ma sacoche sur la table, je descends.

Une fois à la réception, l’odeur de la javel est forte. La salle a été désinfectée. On nous fait asseoir à bonne distanciation. On nous remet d’autres masques. Nous sommes 3 qui sont descendus au même moment. Ils nous font descendre par groupes de 3 ou 4. On patiente environ 5 minutes, le temps que le groupe d’avant sorte. J’ai voulu prendre une photo du médecin en combinaison… Refus total…..J’ai souri ! En fait, c’était juste par politesse que je demandais. À notre tour, on désinfecte le bas des pieds, car nous changeons de pièces. Nous allons dans la salle à l’arrière de l’hôtel. Nous sommes conduits par un médecin qui nous y dirige.

Mes gants, mon masque et un peu d’alcool

Une fois dans la salle qui tient lieu de salle d’examens,l’odeur de l’hôpital est bien présente. On y trouve des tables, des chaises, des médecins tous couverts de la tête aux pieds, en combinaisons. On s’assoit et attend d’être appelé. La première prend les informations pour remplir sa fiche. Ensuite, elle me dirige vers celui qui doit faire le prélèvement. Ce dernier tout sourire et rassurant, me parle. Me dis comment ça sera effectué. Dans la bouche et les narines…..J’ai seulement murmuré dans mon cœur que « hum hum ». Je regarde les tubes et ce qui en ressort, je pense très fort à Nathan à ce moment…..Le blues de revoir ce genre de tubes ! Bref…. C’est fini ouf ! Au suivant ! Je suis dirigé vers un 3e médecin qui veut connaître mes antécédents médicaux et autres.

Moins de 15 minutes, plus tard, j’en avais terminé. Une fois de retour à la réception, on a encore désinfecté les bas des pieds avant que nous ne prenions l’escalier, direction nos chambres.

De retour dans ma chambre

Réflexe, j’ai lavé les mains. J’ai demandé à dame chambre si je l’ai manqué  je lui ai expliqué comme ça s’est passé en bas. Je décide de manger finalement, tout en surfant. Les appels de mes frères Eric et Abraham sont apaisants. Lire les nombreux messages des enfants, de la famille, ceux d’Ondoa, Rass, Ghislaine, Jojo, Marthe, Charlie, Jean Olivier, Queen, et les autres également.

Après avoir mangé, je décide encore de nettoyer le sol, massa ! Le dos ne répond plus vraiment. Mais corona ne m’aura pas hein ! Je ne vais pas m’ennuyer ! Faut vraiment que je fasse des exercices physiques.

J’essaie de mettre la télé, mais vraiment rien de bon ! Je laisse couler en boucle ma sélection gospel du jour. Je force même le sommeil…Rien ! Je surf donc.

18 heures, je reçois mon dîner.

Très bon mon dîner!

Je continue de surfer…..22 heures pas de sommeil ! Je m’amuse sur les réseaux sociaux jusqu’à ce que le sommeil me prenne !

#RetoursAuPays : Première nuit en quarantaine à Yaoundé.

1er avril 2020

Elig-Essono, Yaoundé, Cameroun

Lit dressé par moi-même uniquement pour la photo 🙂

J’ai dormi avec un sommeil entre couper. Vers 3 heures jetais déjà debout. J’ai joué avec mon téléphone jusqu’à 8 heures. Je prends ma douche et décide de faire un peu de rangement. Petit déjeuner servi, je m’installe devant ma machine qui rame ! Je réponds aux questions qui fusent dans mes messageries.

J’appelle à la réception vers 9h pour demander un seau vide, car je veux moi-même désinfecter ma chambre.

Petit dej!

Pendant ce temps, je surf sur mon téléphone. Je discute avec la famille qui était inquiète. Je reçois des coups des fils qui me donnent de la force. Merci particulier à Rostand Banzeu et Franck-Olivier N. J’écoute la musique gospel, une habitude que j’ai accentuée depuis Abidjan, j’ai même pu enrichir ma sélection de beaucoup de titres, grâce à mon hôte.

Déjeuner servi!

Je commence à rédiger mon billet de blog, le temps de lever la tête, le déjeuner est servi.

Toujours pas de seau à l’horizon.

Je mets la télévision et recherche une série à visionner, car vraiment, je ne veux pas voir les infos sur le virus, tellement ça nous poursuit jusqu’à dans les téléphones.

J’ai longuement échangé avec mon forum  #MeSis sur les mesures de protection à respecter dans nos maisons. On a échangé les astuces également et c’est là que j’ai eu la recette pour ma lotion désinfectante.

Facile à réaliser….

Vers 16h, je reçois mon gros paquet d’eau de javel, alcool, savon, vinaigre, opalin et autre denrée que j’avais préalablement demandés. Le tout bien emballé et déposé par les bons soins de notre soleil de la Lekie, ma Sandrine à moi !….Elle a  également pensé à mes petits beurres ! Je fonds carrément !

Voilà le mien! Désinfectant pour mains

J’ai pu ainsi faire moi-même mon désinfectant de main (alcool, eau, vinaigre blanc)! Voilà à quoi servaient les cours de chimie (rire).

Confinée dans l’hôtel, personne ne peut en sortir. Il est quadrillé et la sécurité passe se rassurer que nous y sommes. Le matin et le soir, la ronde est assurée.

Le service de restauration est poli. Les serveurs ont des gants et des masques. Ils cognent les portes et attendent. Nous recevons de l’eau à boire tous les jours. Comme j’en suis une grande buveuse, je fais acheter une palette d’eau afin de ne pas trop déranger les deux premiers jours. Nos repas sont servis dans des plateaux, chacun récupère le sien devant sa chambre et retourne y manger.

Vers 17h, j’entends des pas dans le couloir, j’ouvre regarder, je tombe sur un serveur à qui je demande pour la énième fois un seau. C’est finalement lui, qui se chargera de me l’apporter bref !

Je l’ai désinfecté à grande eau javellisée et j’ai nettoyé le sol.

Les conseils jamais bien loin!

Je me suis reposé en attendant mon dîner. Il a été servi avant 20 heures. J’étais en pleine relecture de mon billet.

Dîner : j’ai particulièrement aimé.

C’est vers 20 :30 que nous avons reçus la visite de M. Nototo du Minsanté qui souhaitait recueillir quelques informations afin de compléter sa fiche. Nous restons donc dans l’attente de faire des examens, même si aucune date n’est encore annoncée.

Je me couche vers 22h….Pour trouver le sommeil finalement vers 1h du matin. Forte, heureusement, j’ai pu dormir jusqu’à 6h ce matin !

Retour au pays en ce temps de #Covid19 …Part 2

31 Mars 2020

Le ciel de Yaoundé

13 : 26 nous venons d’atterrir sur le tarmac de l’aéroport international de Nsimalen, Yaoundé, le ciel est bleu, le temps clément et je suis enfin heureuse de respirer l’air de ma terre patrie!

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai trouvé le temps de vol…un peu trop long ! C’est pourtant juste 2h45 minutes normalement. On a eu droit à une boisson. Par les temps qui courent je ne peux que dire merci !

Une fois l’appareil stabilisé, l’un des stewards nous demande de nous rasseoir et distribue des fiches du Ministère de la Santé Minsante , à remplir. Ensuite, nous recevons la carte d’embarcation…La fameuse blanche ((rire). On nous demande enfin nos passeports. On y range les deux fiches et on remet au steward. L’hôtesse fait l’appel afin de se rassurer que tout le monde a remis le sien.

Fiche du Ministère de la santé

A mon tour, je me lève, je prends mon sac au dos et mon sac à main….la précision est importante à ce niveau, je récupère ma fiche du Minsante. Je m’apprête à descendre quand je vois des hommes en combinaison au bas des steps. Ils désinfectent les passagers qui sortent. En bas à gauche, il y en a 3, 1 juste en face et le dernier à droite. On voit également deux messiers qui s’assurent du respect des consignes. Un peu plus loin, des personnes avec des masques, elles doivent être le personnel du Minsante ou du Minrex.

Descente de l’avion
Mes sacs en pleine desinfection! Je vous présente dodo le sac au dos noir dans tenu par le monsieur et mon jolie sac de perles offert par mon hôte d’Abidjan.

Une fois au bas de l’avion, celui qui est seul pulvérise un désinfectant au bas de mes pieds et sur les deux sacs. Une forte odeur d’eau de javel se dégage.

On avance vers le personnel médical (au vu de leur tenue), l’un d’eux récupère la fiche et l’autre nous donne du gel pour les mains. Un processus prévu dans le protocole de suivi du #Covid19.

Grosse valise rouge 🙂

Les bagages étant déjà au sol, il faut les récupérer et se diriger vers l’un des deux grands bus présent sur le site. Bon, j’avais une grosse valise de 27 kilos (rire)….j’ai traîné jusqu’au premier bus et je l’ai mis dans la soute.

Je suis montée m’installer dans le bus. Nous pouvions être une trentaine dans ce bus. Quand tous les passagers étaient bien installés dans les deux bus, c’est en escorte motorisée que nous nous sommes dirigés vers nos hôtels respectifs. Nous du premier groupe avons eu plus de chance que les autres, nous sommes allez direct dans le nôtre. Les autres ont dû traîner plus d’heures avant d’avoir accès à leur hôtel.

Mentalité camerounaise

Se faire escorter….ca du goût faut l’avouer!

Sur le chemin de l’hôtel, précisément à Odza, qu’elle ne fut pas ma surprise d’entendre des insultes de mes propres compatriotes !

« Voilà les coronas ! »

« Vous amenez les morts vivants là où ?»

« Rentrez chez vous avec votre maladie ! »

« Vous venez faire quoi ici avec votre corona ? »

Ça fait mal, ça fait très mal de voir autant d’inconscience ! D’entendre ce style de discours qui conforte une certaine frange de la population ! Surtout quand on sort d’un pays où on a vu les populations à l’œuvre. Ça fait mal d’être insulté dans son propre pays et par ses pairs ! Ils savent que le virus existe, mais ils vivent comme si, ils n’étaient pas concernés ! Sur le chemin, aucun seau d’eau ni savon, presque personnes avec les masques ou les gants. Ils vaquent à leurs occupations pensant misérablement que le virus vient d’ailleurs ! Ils sont dans les bars, aucune distanciation, les vendeurs discutant imperturbablement avec les acheteurs, les conducteurs de moto agglutinés comme d’habitude….. PRENONS TOUS CONSCIENCE DU DANGER BON SANG !

C’est quoi le problème ?

Une communication mal ciblée ? Non, je ne pense pas, car ils connaissent bien le virus ! Ils savent qu’il existe ! Ils ont en entendu parler au moins une fois !

La bêtise humaine ? Peut-être ! Sinon comment comprendre cette désinvolture malgré tout ce qui se dit ! Les mesures de prévention, les campagnes hors lignes, les informations qui fusent à la télé et sur les réseaux sociaux (vraies ou pas) …. Comment comprendre ?

C’est vraiment le moral en berne, réfléchissant sur comment essayer de faire changer les mentalités que nous sommes arrivés à l’hôtel, il était plus de 16 h.

C’est donc ici à Elig Essono que notre voyage a pris fin, dans ce lieu quadrillé qui devra nous héberger pendant nos 14 jours de confinement comme annoncé par les responsables de l’ambassade du Cameroun en Côte d’Ivoire.

Chacun a pris sa chambre et ses bagages….rire ! Eh oui ! Nous avons eu droit à un repas avant 19 h et puis …..

Premier repas d’une confinée en terre natale!

Fallait bien dormir après où bien ?

À demain !

Merci terre Ivoire…..retour au pays en ce temps de #Covid19 part 1

Merci mère terre! photo prise à l’aeroport

31 mars 2020

Il est 4h 06 à Abidjan, je viens de me réveiller pour la 3e fois de mon lit douillet. La peur au ventre de rater mon départ pour le Cameroun. Un départ tant attendu, car il  avait déjà été reporté. Cette fois-ci, je ne me rendors plus, musique gospel à fond dans  mes oreilles, je contemple les photos de mes garçons, je leur parle, je souris, je leur fais plein de bisous….4h20…le temps ne passe vraiment pas. Je range encore la chambre pour la énième fois. Je refuse au sommeil de pointer son nez. Je vais laver la douche de fond en comble….je regarde ma montre après… 5h25!

En chemin ….

Je décide de prendre mon bain. A 6h, nous étions au salon pour la prière. Mon hôte, que je vous ferai l’honneur de découvrir dans un autre billet, me prodigue encore des conseils sur mon retour et s’en va chercher le taxi.


6h22 je suis bien assise à l’arrière. J’active mon GPS pour savoir combien de temps mettra la course, c’est très pratique quand on est hors du pays. Je suis à 25 kilomètres de l’aéroport. Le temps marqué est de 48 minutes. Quelques endroits d’embouteillages mais rien de vraiment grave. On arrive finalement à 7 : 06 très exactement.

Arrivée à l’aeroport.

Nous étions attendus pour le début de l’embarquement à 8h. Une fois sur place, ce sont les américains qui avaient débuté avec le leur. Sur un coté des hommes en tenue probablement de la Navy je crois, et de l’autre côté c’était des résidents américains à Abidjan.

Embarquement

Vers 8h passé, c’était notre tour, après le passage obligatoire de prise de température et nettoyage de main au gel. Passeport et carnet de vaccination checked! L’ambassade ayant la liste des ressortissants voulant rentrer, l’enregistrement était facile et aisé.

Nous avions le precieux sésame!!!!! Aucun frais déboursé.

le precieux sésame!

Nous sommes ensuite montés dans la salle d’embarquement. Il y avait trois groupes de personnes, les américains, les français et nous les camerounais….tous voulant rentrer bien sûr.

…..n y est presque!


La porte des étoiles était là bien visible !…fallait la franchir ( rire) tant que je ne l’avais fait pas faite, pour moi rien n’était gagné ! A 10h, enfin on a appelé les passagers pour le Cameroun….ouf trois fois oufff !

Le voilà! Yaoundé loading…..


Nous montions ainsi ….. à bord Air Côte D’Ivoire N° 9002 du 31 mars 2020 en direction de l’aéroport international de Nsimalen, Yaoundé….. à suivre…




SANTE : SOCAPED – La 17e promotion des résidents en pédiatrie du Cameroun est connue.

Pédiatres présents dans en salle
Vue de la salle

C’était lors de la cérémonie d’accueil des nouveaux résidents en pédiatrie qui s’est tenu a hôtel Hilton à Yaoundé le 18 février 2020.
16 jeunes résidents en pédiatrie membres de l’Association des Résidents en Pédiatrie du Cameroun ARPEC ont été accueilli par la Société Camerounaise de Pédiatrie ( SOCAPED), en présence des imminents maîtres et de son partenaire exclusif Nestlé Cameroun.

Les 16 nouveaux résidents et leur marraine Prof MAH Evelyn

Cette promotion placée sous le règne des « vainqueurs » par la marraine le Prof MAH Evelyn néonatologue qui a consacré une grande partie de sa vie à l’amélioration de la santé infantile et néonatale et surtout la lutte contre la mortalité infantile. Pour ces jeunes sous son aile désormais, ils auront pour leitmotiv l’humilité- l’intégrité- et un service de qualité. Elle a insisté sur l’assiduité, et la recherche permanente des informations sur les maladies infantiles. Un de leurs défis selon elle, serait de combattre l’administration trop fréquente des antibiotiques et éduquer les parents également dans ce sens. 

Un combat qu’ils devront mener sans arrêt et toujours se référer aux aînés pour des cas particuliers.

Pr CHELO s’adressant à la presse

Le Pr CHELO David cardiopédiatre en service à la Fondation Chantal Biya et  SG de la SOCAPED revient sur l’administration des antibiotiques en pédiatrie.

Lors de cette cérémonie, il était également question d’échanger sur une activité scientifique sur le thème  « Résistances aux antibiotiques, un problème en contexte camerounais ».
Une session modérée par le Pr NGUEFACK Séraphin neuro pédiatre qui a relevé que désormais le 20 novembre sera réservée aux antibiotiques.

Dans l’extrait qui suit, il fait une petite synthèse des interventions du Dr NGANDO Laure qui a parlé du Profil de résistance aux antibiotiques chez les enfants. Suivi par le Dr KAMGAING Nelly qui elle, est revenue sur les stratégies du plan mondial OMS dans notre contexte et enfin le Dr MEKONE Isabelle qui nous a entretenu sur la microbiote et antibiothérapie.

Des interventions hautement acclamées par les résidents et docteurs présents. 
A noter que c’est depuis 2003 que cette cérémonie est organisée par la Société Camerounaise de Pédiatrie ( SOCAPED) en partenariat avec l’entreprise Nestlé Cameroun. Une cérémonie qui met à l’honneur de futurs pédiatres camerounais au service de la santé et du bien-être des enfants. Un sponsoring bienvenu par la SOCAPED Comme le souligne le Pr CHELO une fois de plus:

Pour les nouveaux résidents à travers la voix de leur représentante le Dr NGAMGONO , sortie du CUSS EN 2016 et ayant travaillé à la fondation Chantal Biya ,c’est beaucoup d’émotions et d’enthousiasme qui les anime et surtout une belle rencontre avec les maîtres:

Cette promotion bénéficiera des tensiomètres derniers cris afin de mieux exercer leur boulot sur l’entendu du territoire. Un don de Nestlé partenaire de l’événement et qui s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique qui existe depuis 17 ans avec la SOCAPED et vise à contribuer au renforcement des capacités des professionnels de la santé afin de leur permettre d’offrir des soins de qualité.

En plus de ce don, les nouveaux résidents pourront bénéficier de l’offre de formation de l’Institut Nestlé Nutrition.

C’est dans une ambiance bon enfant que tous ce sont retrouvés à la fin de la cérémonie pour un repas avant de se séparer.

Quant à nous, nous avons retenu un certains nombres d’informations utiles que nous partageons avec vous.

L’une des informations marquantes de cette cérémonie

Information clé à retenir de cette cérémonie concernant les antibiotiques!
– L’administration trop fréquente des antibiotiques chez l’enfant n’est pas bonne pour sa santé.
– Les nouveaux résidents et les pédiatres en général doivent manipuler avec beaucoup de prudence les antibiotiques chez l’enfant afin de réduire, voir éviter les résistances. 
– La résistance aux antibiotiques est un réel problème de santé publique.
– Chers parents, s’il vous plaît, sachez que la prise des antibiotiques n’est pas systématique !
– Arrêtons l’automédication dès que notre enfant a de la fièvre !
– Prévenir vaut mieux que guérir cher parent, faites confiance à vos pédiatres !
– L’allaitement maternel regorge tellement de bienfaits pour l’enfant, ne leur en privez pas mesdames

– Les 5 principes du plan multisectoriel camerounais sont aligné sur le plan mondial : 
1 -Un monde une santé
2 -Priorité à la prévention
3 -Accès
4- Mesures durables
5-Cibles progressives pour la mise en œuvre 

CINEMA : Maimounatou Bourzaka « Notre vœu le plus cher est que les pouvoirs publics prennent conscience des niches que constitue ce secteur ».

Depuis 3 ans, Maimounatou Bourzaka fondatrice du  Cinecamer qui valorise le secteur du cinéma camerounais sur le web et promotrice  des Journées du jeune cinéaste, propose aux jeunes de la ville de Yaoundé, des journées qui ont pour objectif les apprendre les rouages et les bases du cinéma.  Nous l’avons rencontré afin qu’elle nous parle de cette 3e édition qui se tiendra du 14 au février 2020 à Yaoundé sous le thème  » Violences faites aux femmes et aux enfants: si le cinéma se tait, il laisse faire »

Vision Artistik : Peux-tu nous présenter les Journées du Jeune Cinéaste JJC ?

Maimounatou jamais sans son sourire!

Maimounatou Bourzaka : C’est un événement annuel qui rentre dans le cadre de la célébration de la fête de la jeunesse. Les JJC ont été  initiées en 2018 par l’Association Cinecamer afin de valoriser et de célébrer les jeunes cinéastes camerounais. Il a également pour objectif de fournir des rudiments à cette frange de la population à travers des ateliers  de formation, des master-classes et des conférences-débats. Plus loin, nous voulons susciter des vocations et servir de plateforme d’échanges entre professionnels et amateurs et amateurs du secteur. Bien plus, montrer la portée du cinéma afin d’amener les pouvoirs publics à s’y intéresser davantage.

Vision Artistik : Qu’est qui a motivé cette initiative ?

Maimounatou Bourzaka : L’envie d’accompagner ces jeunes cinéastes en herbe qui manquent d’occasion pour rencontrer les professionnels. Nous recevons de nombreux messages de nos abonnés qui souhaitent se faire épauler par des aînés du métier, mais qui ne parviennent pas à les avoir. Aussi, nous voulons apporter du nôtre pour faire du cinéma un levier de développement. Notre vœu le plus cher est que les pouvoirs publics prennent conscience des niches que constitue ce secteur. Le Nigeria et les  Etats-Unis sont devenus de grandes puissances économiques grâce au cinéma et on peut le faire aussi. Nous avons des professionnels pétris de talent et d’expérience.

Par ailleurs, nous voulons aussi montrer les vrais films aux Camerounais en leur disant que les œuvres diffusées sur la chaîne rouge ne reflètent pas le vrai niveau du cinéma camerounais. Les objectifs sont si nombreux.

Vision Artistik : Journaliste et passionné de cinéma, ça aide dans l’organisation d’un événement comme celui-ci ?

Maimounatou Bourzaka : Énormément ! J’ai la chance d’avoir un carnet d’adresses assez fourni et ça m’ouvre de nombreuses portes. Aussi, chacun de mes amis se sent concerné par mes événements et ils m’appellent pour me proposer de passer sur leurs antennes. Je rends vraiment grâce à Dieu. Grâce à la notoriété que je pu avoir dans le domaine du cinéma à travers mon site www.cinecamer.info et mes années au festival Écrans Noirs, j’ai certaines facilités.

Vision Artistik : Quelles sont les activités qui vont meubler ces journées ?

Programme de l’édtion 2020

Maimounatou Bourzaka : Plusieurs activités vont meubler cette édition. Il y aura des ateliers sur le jeu d’acteur, l’écriture de scénario, les web-séries, la promotion du film et la mobilisation du public, le streaming…. On aura également la projection des films en exclusivité comme  » I’m okay  » de Stella Tchuisse et  » Orphelins » de Jessica Mpele. Sans oublier la conférence autour du thème  » violences faites aux femmes et aux enfants : si le cinéma se tait, il laisse faire »

Vision Artistik : Ces journées veulent toucher qui ? Au finish c’est quoi l’objectif ?

Maimounatou Bourzaka : A travers les JJC, nous voulons d’abord toucher le public en leur montrant du bon. Nous voulons leur faire savoir que nous produisons des films de qualité, contrairement à ce qu’ils croient au regard des films diffusés sur la chaîne rouge.

Nous souhaitons aussi amener les opérateurs économiques à investir dans le cinéma.

Vision Artistik- Comment s’est opéré le choix des formateurs des différents ateliers ?

Maimounatou Bourzaka : Étant, rigoureuse et gueularde 😅��😅, oui je l’avoue, j’ai choisi les meilleurs dans leurs domaines pour ces ateliers.

Ulrich TAKAM
Nkanya Nkwai
Samuel Iyabi

Claye Edou  pour moi, remporte le prix de la meilleure révélation de cette décennie. Il s’est imposé avec son premier long métrage intitulé Minga et la cuillère cassée. L’équipe du journal Le monde s’est déplacé pour la première de son film. C’était phénoménal. Jusqu’aujourd’hui, la magie de son film opéré car il est toujours diffusé dans des salles noires de monde. C’est ce secret là que je souhaiterais qu’il partage avec les autres.

Claye Edou

Alain Bomo Bomo a aussi écrit de belles pages de l’histoire du cinéma camerounais à travers son écurie. Il a formé bien de jeunes camerounais qui font la fierté du pays à l’instar  de Passy Ngah. Même chose pour les autres formateurs.

Alain Bomo Bomo

Que dire que Chedjou Kamdem qui est le meilleur en Afrique ❤❤❤❤ C’est vraiment la crème de la crème.

Chedjou Kamdem

Vision Artistik- rendu à la 3e édition quel bilan fais-tu des 2 premières éditions ? Qu’est ce qui te motive à continuer ?

Maimounatou Bourzaka : En réalité, j’ai voulu abandonner par manque de moyens. C’est très difficile d’organiser un événement sans sponsors. Mais, c’est la passion qui m’anime encore. On continue aussi parce qu’on se rend compte que de nombreuses personnes ont besoin de ce genre de plateforme. C’est un peu comme un devoir envers la société. Nous devons participer à l’éclosion du cinéma camerounais.

En ce qui concerne le bilan, il est très satisfaisant. Nous sommes enchantées des retombées et de ceux qui participent à l’événement car ils en tirent toujours des leçons.

Vision Artistik- C’est quoi ton plus grand rêve pour les JJC ?

Maimounatou Bourzaka : Que les JJC deviennent comme le Fespaco, c’est-à-dire une référence dans le monde. Ainsi, nous pourrons inviter les scénaristes de  » 24h chrono » et de  » Casa de papel »

Vision Artisitik- une information utile à faire partager aux in : ernautes ?

Maimounatou Bourzaka : Le cinéma éduque, informe et divertit. Il constitue une niche.

Le tour de l’espoir, c’est mon coup de cœur pour ce début d’année 2018

Je me décide de me mettre aux sports cette année 2018. Oui oui il faut bien un début à toute chose surtout que c’est la saison des souhaits et des projets pour l’année à venir.
 D’ailleurs, je déteste courir donc du coup, je dois choisir entre la natation, la danse et le cyclisme. 
Pour le premier hum, me mettre en maillot de bain…Non je n’ai pas les formes qui vont avec….!
La danse, bon! je la pratique déjà un peu au quotidien, il me faut juste intégrer un groupe comme le #kunde. De la vraie transpiration quoi.

Le cyclisme….j’avoue que je penche beaucoup plus pour cette activité sportive surtout depuis une semaine, où, j’ai rencontré Tchale Watchou Robins Ex Joueur de rugby professionnel  et chef projet du Tour de l’espoir 2018  (ces rencontres exceptionnelles que nous faisons dans notre humble vie). 

M Tchale Robins et M Frederick Brindelle

J’etais  justement à Yaounde afin de participer à la conférence de presse donnée par Vivendi sports le 12 décembre dernier à l’hôtel Hilton.
J’ai été bluffé par le professionnalisme des organisateurs de cette conférence, comprenez donc mon émotion quand je vous dis que j’ai trouvé MON sport désormais.
@tchale66 and @doualanow

Le président de Vivendi village et membre du directoire Vivendi, Simon GILLHAM a savamment présenté le Tour de l’espoir qui se déroulera du 31 janvier au 4 février 2018 entre Douala et Yaoundé. Il s’agira de la Coupe des Nations de cyclisme des moins de 23 ans qui aura lieu pour la première fois en Afrique. Il a été particulièrement ému de lancer cet évènement au Cameroun. C’est normal surtout quand moi ( oui moi), je dois  y participer…. …Aie non ! Suis hors-jeu à cause de mon âge!  Ne riez pas beaucoup car rien de va m’empecher de faire du cyclisme en 2018!
M Honore Yossi président FECACYCLISME, M Robins Tchale et Simon GILLHAM

Comme maitre de cérémonie pour la circonstance Frederick Brindelle, journaliste de Canal+.
Comme sur un plateau télé il a reçu tour à tour le président de la fecacyclisme M Yossi qui est revenu sur l’importance d’un tel évènement au Cameroun « c’est la première fois qu’un tel événement se tient en Afrique et ça mérite d’être salué ». Il a egalement remercié remercie Vivendi  « Car c’est la première fois qu’un événement cyclisme va réunir plus de 150 pays. La Cameroun étant le pays qui va abriter ce grand événement« .
Pendant 1 semaine , il sera question d’arpenter trois villes Douala, Idenao et Yaoundé.
Avant d’y arriver tout de même, Vivendi va offrir des formations à des professionnels du milieu et il est prévu un don de vélo à la fecacyclisme. C’est ici que moi je me frotte les mains!!!! Il me faut bien un vélo pour m’y mettre n’est ce pas?
Frederick Brindelle, journaliste de canal+ et Simon GILLHAM(Pdt Vivendi Village)

Quand Robins Tchale Watchou international camerounais a pris la parole, je me voyais déjà en train de m’entraîner avec lui sur une piste !  (Carole arrête de rever!) Surtout que pour cette compétition, même si je suis pas éligible, car ce tour est réservé au moins de 23 ans, il y aura un déploiement média qui permettra de retransmettre cette première édition digne d’une vraie course avec vues aériennes notamment sur CANAL + et A+ sport….j’imagine déjà comment je vais voyager avec les cyclistes qui viendront de plus de plusieurs pays : Algérie, Burkina, Cameroun, Maurice, Maroc, Rwanda, Afrique du sud, Tunisie, côte d’Ivoire, rdc, mali, Érythrée, et Éthiopie (13 équipes au total pour cette CAN de cyclisme).
Autre chose qui me marque positivement dans cet evenement c’est la formation à l’intention des preneurs d’image des chaines de télévision. Pour un meilleur rendu visuel de la competition faudrait bien que nous ayons les notions de bases.
Le déroulement
Le tour de l’espoir 2018 comptera 4 étapes en ligne avec une journée de repos. C’est la ville de Douala qui donnera le départ depuis Canal Olympia Bessengué. 
Notons que la coupe des Nations U23 de l’union cycliste internationale UCI est un calendrier d’épreuves cyclistes sur route destinées aux coureurs de 19 à 22 ans.
Découvrez les étapes du Tour de l’Espoir, la première épreuve de la Coupe des Nations de cyclisme U23 (moins de 23 ans) entre Douala et Yaoundé, du 31 janvier au 4 février 2018

Présentation du Tour de l’espoir 2018

Notons que la coupe des Nations U23 de l’Union Cycliste Internationales (UCI) est un calendrier d’épreuves cyclistes sur route destinées aux coureurs de 19 à 22 ans.
Si il est vrai que « rien n’est aussi fédérateur que la musique et le sport » selon Simon Gilhman, sachez desormais que Vivendi  a construit des salles de cinéma et de spectacle en Afrique sub saharienne (8 existent à ce jour, une vingtaine d’ici 2018) dont deux sont en exploitation au Cameroun, à Douala et Yaoundé d’où partira et vers laquelle convergera le Tour de l’espoir 2018.
Bon à savoir: Vivendi est à la tête d’entreprises internationales réputées comme Canal +, Universal Music, Havas, Gameloft ou Dailymotion.
Pour avoir plus d’informaions sur la compétition je vous invite à aller sur le site. 
 

KOLATIER 2017 :  Luc Yatchokeu «Cette année, nous faisons une large place à l’économie de la musique à travers les rencontres et ateliers. »

Le 11 au 14 octobre prochain,  sous le haut patronage du président de la république du Cameroun, l’Afrique musicale se retrouvera à Yaoundé pour la 9e édition du marché des musiques d’Afrique #Kolatier . Un moment d’échanges entre professionnels du métier autour d’un programme riche et varié – table ronde, rencontres professionnelles, ateliers, showcases, concert, espace exposition. Nous avons rencontré pour vous, le promoteur de ce marché M. Luc YATCHOKEU . Tenez-vous tranquille, car le carrefour de belles mélodies vous attends !

• Comment est né le Kolatier?

Luc YATCHOKEU : Le Kolatier est parti d’un simple constat : les arts de la scène (musique, théâtre, contes et danse) d’Afrique Centrale étaient très peu présents sur les plateformes internationales de diffusion, malgré  efforts des artistes à présenter les œuvres de bonne qualité. Un peu partout le terme « Afrique » renvoyait automatiquement à l’Afrique de l’Ouest. Voila en gros ce qui m’a motivé à créer en 2003 une plateforme pour présenter aux professionnels du monde les créations de la sous région Afrique Centrale. Initialement, Le Kolatier se dénommait « Bourse aux spectacles d’Afrique Centrale ». Mais il y eu une évolution dans le concept : quelques années après la création du Kolatier, le MASA a été interrompu à cause de la guerre en Côte d’Ivoire, et nous avons commencé à recevoir les demandes des artistes originaires d’autres régions d’Afrique. Au vu de cet intérêt, nous avons décidé d’ouvrir Le Kolatier sur toute l’Afrique, en nous consacrant uniquement à la musique. Depuis 2010, Le Kolatier est devenu « Marché des Musiques d’Afrique ».

• Quel bilan faites-vous depuis la première édition à Douala?

Luc YATCHOKEU : Dès la première édition, nous avons noté un intérêt des professionnels d’Afrique Centrale à échanger et collaborer régulièrement dans l’optique des meilleures synergies au bénéfice des arts de la scène de la sous région. Ensuite au fil des éditions, plusieurs groupes ont bénéficié des contrats de tournées, et nous avons enregistré des collaborations fructueuses Nord-Sud et Sud-sud. Depuis 2010 et sur toutes les éditions du Kolatier, les institutions sérieuses collaborent avec nous soit à travers des mutualisations de programmes, soit en organisant leurs propres activités. On peut citer le CERDOTOLA (qui est l’un de nos soutiens traditionnels) en 2010 et 2012, le CIM (Conseil internationale de la Musique) qui a organisé pour la première fois en Afrique la réunion de son Bureau Exécutif en 2010 pendant Le Kolatier, le Bureau Export de la Musique Africaine à travers l’organisation de la première édition du SIMA (Salon international de la musique africaine) avec Le Kolatier en 2013, le programme AMDP géré par le CIM à travers l’organisation d’un séminaire sur le marketing de la musique pendant Le Kolatier 2015, Artérial Network qui a convenu avec nous d’organiser la 5ème conférence sur l’économie de la culture pendant Le Kolatier 2015. Toujours en 2015, le Conseil Africain de la Musique a choisi Le Kolatier comme plateforme pour organiser une réunion d’Assemblé Générale. Pour 2017, Artérial Network revient avec l’organisation d’une réunion de son démembrement de l’Afrique Centrale

Luc YATCHOKEU promoteur du KOLATIER

« Notre ambition pour les 5 ans à venir est de fédérer autour du Kolatier tous les acteurs de la filière musicale en Afrique afin que nous construisions ensemble le développement de l’industrie musicale du continent pour donner à la musique le poids économique qu’il mérite »

• Quels sont les innovations pour cette année?

Luc YATCHOKEU : Cette année, nous faisons une large place à l’économie de la musique à travers les rencontres et ateliers. Rappelons-nous que Le Kolatier est un marché : donc notre démarche est de plus en plus économique. Il y aura un atelier sur la monétisation des contenus musicaux dans l’environnement numérique et un atelier sur le booking. Pendant les rencontres professionnelles, nous aurons droit à des présentations de projets et initiatives innovantes. Par exemple, Sony Music Africa (Côte d’Ivoire) présentera sa structure en vue de permettre aux artistes de proposer leurs œuvres pour les productions dans un format professionnel. Une banque de la place nous rejoint cette année pour présenter aux professionnels les différentes opportunités et possibilités de financement qu’elle offre en faveur du secteur musical.

Qui sont les personnalités qui échangeront avec le public durant les conférences et les ateliers?

Luc YATCHOKEU : José Da Silva, Directeur Général de Sony Music Côte d’Ivoire sera lui-même présent pour échanger après présentation de sa structure et de leur nouvelle politique.
Un expert européen des plateformes numériques sera aux côtés de Armand Thierry Nguélé (Label Digital) pour animer l’atelier sur la monétisation des contenus musicaux. Nous sommes en pourparler avec une entreprise de téléphonie pour rejoindre cet atelier.
Michel De Bock (Contre Jour), producteur et tourneur de Kareyce Fotso, Dobe Gnoaré, Abib Koite … nous a donné son accord de principe pour animer l’atelier sur le booking.
Un cadre de banque sera présent pour entretenir les professionnels sur le financement.
La table ronde sur le thème « Coopération et échange culturelle Sud-sud, le cas du Maghreb et l’Afrique Subsaharienne à travers la musique » sera assez riche, avec la présence des acteurs de bon niveau tels que : Ghita Khaldi, responsable de Afrikayna (bourse de mobilité marocaine), un responsable de MOMEX (Morroco Music Export), Rachid Briki, responsable de l’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel, Luc Yatchokeu (Le Kolatier). Nous inviterons également le groupe musical Love’N Live qui a bénéficié d’une longue tournée dans le Maghreb grâce à un rencontre au Kolatier 2015, à venir partager avec nous son expérience de cette coopération.

• Quels sont les groupes invités/artistes?

Luc YATCHOKEU :
• Eva Hakapoka (Cameroun)
• Nour Project (Egypte)
• Lornoar (Cameroun)
• SOS Salsa (Congo)
• Armand Biyag (Cameroun)
• Shak Shakito (RDC)
• Adango Salicia Zulu (Cameroun)
• Orchestre Koré (Mali)
• Teety Tezano (Cameroun)
• Djim Rade (Tchad France)
• Alima (Cameroun)
• Ifrikya Spririt (Algérie)
• Papy Anza (Cameroun)
• Gwen et Tina (Gabon-Suisse)
• Leberger (Cameroun)
• Queen Koumb (Gabon)
• Christelle Tambou (Cameroun)
• Ibaaku (Sénégal)
• Chrispo Epole (Cameroun)
• Ariband (Maroc)
• Stephane Akam (Cameroun)
• Nicole Obele (Cameroun)

• Aujourd’hui en Afrique centrale, on retrouve une pluralité de festivals et marchés, quels sont pour vous, les raisons qui font que le Kolatier soit atypique et poursuit son chemin sereinement.

Luc YATCHOKEU : Le Kolatier est une initiative privée qui comme bien d’autres initiatives en Afrique Centrale a souffert d’insuffisance de soutien financier, même si après deux éditions nous avons commencé à bénéficier de l’appui de certaines institution telles que le Ministère des Arts et de la Culture, l’OIF etc… A côté de cette insuffisance de soutien le concept en tant que marché a eu du mal à être compris par les acteurs de la culture dans la sous région. Nous avons résisté grâce à notre détermination, allant jusqu’aux sacrifices personnels. J’ai eu la force d’avancer grâce au concours de quelques personnes au nombre desquelles mon épouse, mon ami Michel NDOH qui s’est accroché depuis le début de l’aventure, et le Professeur Lupwishi Mbuyamba, grand militant de la culture en Afrique, et Directeur exécutif de l’Observatoire des Politiques Culturelles en Afrique qui nous a toujours encouragé et orienté. La sérénité malgré les difficultés qui ne sont pas encore totalement effacées, n’est apparue qu’en 2013 après l’important appui que nous avons reçu du Président de la République. Aujourd’hui son Haut Patronage pour l’édition 2017 nous encourage et nous galvanise. Nous lui en sommes infiniment reconnaissants.

• Combien de personnes sont attendues au Kolatier?

Luc YATCHOKEU : Nous attendons plus de 100 artistes, une centaine de professionnels (plus de trente sont déjà inscrits à ce jour) et une dizaine d’institutions.

• Quelles sont les personnes qui travaillent autour du Kolatier?

A cause des difficultés financières dont j’ai parlé plus haut, nous avons une équipe assez réduite qui se constitue par étapes. La première c’est l’équipe permanente de deux personnes, qui est constitué de moi-même et une assistante. Ensuite intervient Michel NDOH qui apparaît à un an de l’évènement (Le Kolatier est une biennale) pour bâtir avec moi la stratégie de la prochaine édition. Pour la production, nous faisons appel à des chefs d’équipe dont les plus fidèles sont : Martial Nguéa, Aimé Sadou, Issa Yinkou, Franck Serge Pambé Aba, qui proposent chacun les membres de leurs équipes respectives. Nous nous attachons également les services des bénévoles.


• Quels sont les perspectives du festival pour les 5 ans à venir?

Luc YATCHOKEU : Pour l’appellation, je préfère parler de « Marché » à la place de « festival » à cause des missions qui sont les nôtres. Notre ambition pour les 5 ans à venir est de fédérer autour du Kolatier tous les acteurs de la filière musicale en Afrique afin que nous construisions ensemble le développement de l’industrie musicale du continent pour donner à la musique le poids économique qu’il mérite. Yaoundé devra être un grand carrefour de la music business en Afrique, et l’impact sur la « destination Cameroun doit être mesurable »

• Merci de nous compter comme partenaire cette année. Qu’attendez-vous de nous?

Luc YATCHOKEU : Accompagnez-nous comme les médias, nos premiers partenaires savent le faire. Soyez à nos côtés pour informer le public, nous dire ce qui a marché et si nécessaire quels ont été les manquements afin que nous puissions nous améliorer.
VisionArtistik sera au marché des musiques d’Afrique en octobre. Nous vous réservons des interviews exclusives et des directs  des coulisses jusqu’à la scène….à vous couper le souffle
NB: pour les professionnels qui veulent encore participer ….inscrivez-vous Ici