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SANTE : SOCAPED – La 17e promotion des résidents en pédiatrie du Cameroun est connue.

Pédiatres présents dans en salle
Vue de la salle

C’était lors de la cérémonie d’accueil des nouveaux résidents en pédiatrie qui s’est tenu a hôtel Hilton à Yaoundé le 18 février 2020.
16 jeunes résidents en pédiatrie membres de l’Association des Résidents en Pédiatrie du Cameroun ARPEC ont été accueilli par la Société Camerounaise de Pédiatrie ( SOCAPED), en présence des imminents maîtres et de son partenaire exclusif Nestlé Cameroun.

Les 16 nouveaux résidents et leur marraine Prof MAH Evelyn

Cette promotion placée sous le règne des « vainqueurs » par la marraine le Prof MAH Evelyn néonatologue qui a consacré une grande partie de sa vie à l’amélioration de la santé infantile et néonatale et surtout la lutte contre la mortalité infantile. Pour ces jeunes sous son aile désormais, ils auront pour leitmotiv l’humilité- l’intégrité- et un service de qualité. Elle a insisté sur l’assiduité, et la recherche permanente des informations sur les maladies infantiles. Un de leurs défis selon elle, serait de combattre l’administration trop fréquente des antibiotiques et éduquer les parents également dans ce sens. 

Un combat qu’ils devront mener sans arrêt et toujours se référer aux aînés pour des cas particuliers.

Pr CHELO s’adressant à la presse

Le Pr CHELO David cardiopédiatre en service à la Fondation Chantal Biya et  SG de la SOCAPED revient sur l’administration des antibiotiques en pédiatrie.

Lors de cette cérémonie, il était également question d’échanger sur une activité scientifique sur le thème  « Résistances aux antibiotiques, un problème en contexte camerounais ».
Une session modérée par le Pr NGUEFACK Séraphin neuro pédiatre qui a relevé que désormais le 20 novembre sera réservée aux antibiotiques.

Dans l’extrait qui suit, il fait une petite synthèse des interventions du Dr NGANDO Laure qui a parlé du Profil de résistance aux antibiotiques chez les enfants. Suivi par le Dr KAMGAING Nelly qui elle, est revenue sur les stratégies du plan mondial OMS dans notre contexte et enfin le Dr MEKONE Isabelle qui nous a entretenu sur la microbiote et antibiothérapie.

Des interventions hautement acclamées par les résidents et docteurs présents. 
A noter que c’est depuis 2003 que cette cérémonie est organisée par la Société Camerounaise de Pédiatrie ( SOCAPED) en partenariat avec l’entreprise Nestlé Cameroun. Une cérémonie qui met à l’honneur de futurs pédiatres camerounais au service de la santé et du bien-être des enfants. Un sponsoring bienvenu par la SOCAPED Comme le souligne le Pr CHELO une fois de plus:

Pour les nouveaux résidents à travers la voix de leur représentante le Dr NGAMGONO , sortie du CUSS EN 2016 et ayant travaillé à la fondation Chantal Biya ,c’est beaucoup d’émotions et d’enthousiasme qui les anime et surtout une belle rencontre avec les maîtres:

Cette promotion bénéficiera des tensiomètres derniers cris afin de mieux exercer leur boulot sur l’entendu du territoire. Un don de Nestlé partenaire de l’événement et qui s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique qui existe depuis 17 ans avec la SOCAPED et vise à contribuer au renforcement des capacités des professionnels de la santé afin de leur permettre d’offrir des soins de qualité.

En plus de ce don, les nouveaux résidents pourront bénéficier de l’offre de formation de l’Institut Nestlé Nutrition.

C’est dans une ambiance bon enfant que tous ce sont retrouvés à la fin de la cérémonie pour un repas avant de se séparer.

Quant à nous, nous avons retenu un certains nombres d’informations utiles que nous partageons avec vous.

L’une des informations marquantes de cette cérémonie

Information clé à retenir de cette cérémonie concernant les antibiotiques!
– L’administration trop fréquente des antibiotiques chez l’enfant n’est pas bonne pour sa santé.
– Les nouveaux résidents et les pédiatres en général doivent manipuler avec beaucoup de prudence les antibiotiques chez l’enfant afin de réduire, voir éviter les résistances. 
– La résistance aux antibiotiques est un réel problème de santé publique.
– Chers parents, s’il vous plaît, sachez que la prise des antibiotiques n’est pas systématique !
– Arrêtons l’automédication dès que notre enfant a de la fièvre !
– Prévenir vaut mieux que guérir cher parent, faites confiance à vos pédiatres !
– L’allaitement maternel regorge tellement de bienfaits pour l’enfant, ne leur en privez pas mesdames

– Les 5 principes du plan multisectoriel camerounais sont aligné sur le plan mondial : 
1 -Un monde une santé
2 -Priorité à la prévention
3 -Accès
4- Mesures durables
5-Cibles progressives pour la mise en œuvre 

CINEMA : Maimounatou Bourzaka « Notre vœu le plus cher est que les pouvoirs publics prennent conscience des niches que constitue ce secteur ».

Depuis 3 ans, Maimounatou Bourzaka fondatrice du  Cinecamer qui valorise le secteur du cinéma camerounais sur le web et promotrice  des Journées du jeune cinéaste, propose aux jeunes de la ville de Yaoundé, des journées qui ont pour objectif les apprendre les rouages et les bases du cinéma.  Nous l’avons rencontré afin qu’elle nous parle de cette 3e édition qui se tiendra du 14 au février 2020 à Yaoundé sous le thème  » Violences faites aux femmes et aux enfants: si le cinéma se tait, il laisse faire »

Vision Artistik : Peux-tu nous présenter les Journées du Jeune Cinéaste JJC ?

Maimounatou jamais sans son sourire!

Maimounatou Bourzaka : C’est un événement annuel qui rentre dans le cadre de la célébration de la fête de la jeunesse. Les JJC ont été  initiées en 2018 par l’Association Cinecamer afin de valoriser et de célébrer les jeunes cinéastes camerounais. Il a également pour objectif de fournir des rudiments à cette frange de la population à travers des ateliers  de formation, des master-classes et des conférences-débats. Plus loin, nous voulons susciter des vocations et servir de plateforme d’échanges entre professionnels et amateurs et amateurs du secteur. Bien plus, montrer la portée du cinéma afin d’amener les pouvoirs publics à s’y intéresser davantage.

Vision Artistik : Qu’est qui a motivé cette initiative ?

Maimounatou Bourzaka : L’envie d’accompagner ces jeunes cinéastes en herbe qui manquent d’occasion pour rencontrer les professionnels. Nous recevons de nombreux messages de nos abonnés qui souhaitent se faire épauler par des aînés du métier, mais qui ne parviennent pas à les avoir. Aussi, nous voulons apporter du nôtre pour faire du cinéma un levier de développement. Notre vœu le plus cher est que les pouvoirs publics prennent conscience des niches que constitue ce secteur. Le Nigeria et les  Etats-Unis sont devenus de grandes puissances économiques grâce au cinéma et on peut le faire aussi. Nous avons des professionnels pétris de talent et d’expérience.

Par ailleurs, nous voulons aussi montrer les vrais films aux Camerounais en leur disant que les œuvres diffusées sur la chaîne rouge ne reflètent pas le vrai niveau du cinéma camerounais. Les objectifs sont si nombreux.

Vision Artistik : Journaliste et passionné de cinéma, ça aide dans l’organisation d’un événement comme celui-ci ?

Maimounatou Bourzaka : Énormément ! J’ai la chance d’avoir un carnet d’adresses assez fourni et ça m’ouvre de nombreuses portes. Aussi, chacun de mes amis se sent concerné par mes événements et ils m’appellent pour me proposer de passer sur leurs antennes. Je rends vraiment grâce à Dieu. Grâce à la notoriété que je pu avoir dans le domaine du cinéma à travers mon site www.cinecamer.info et mes années au festival Écrans Noirs, j’ai certaines facilités.

Vision Artistik : Quelles sont les activités qui vont meubler ces journées ?

Programme de l’édtion 2020

Maimounatou Bourzaka : Plusieurs activités vont meubler cette édition. Il y aura des ateliers sur le jeu d’acteur, l’écriture de scénario, les web-séries, la promotion du film et la mobilisation du public, le streaming…. On aura également la projection des films en exclusivité comme  » I’m okay  » de Stella Tchuisse et  » Orphelins » de Jessica Mpele. Sans oublier la conférence autour du thème  » violences faites aux femmes et aux enfants : si le cinéma se tait, il laisse faire »

Vision Artistik : Ces journées veulent toucher qui ? Au finish c’est quoi l’objectif ?

Maimounatou Bourzaka : A travers les JJC, nous voulons d’abord toucher le public en leur montrant du bon. Nous voulons leur faire savoir que nous produisons des films de qualité, contrairement à ce qu’ils croient au regard des films diffusés sur la chaîne rouge.

Nous souhaitons aussi amener les opérateurs économiques à investir dans le cinéma.

Vision Artistik- Comment s’est opéré le choix des formateurs des différents ateliers ?

Maimounatou Bourzaka : Étant, rigoureuse et gueularde 😅��😅, oui je l’avoue, j’ai choisi les meilleurs dans leurs domaines pour ces ateliers.

Ulrich TAKAM
Nkanya Nkwai
Samuel Iyabi

Claye Edou  pour moi, remporte le prix de la meilleure révélation de cette décennie. Il s’est imposé avec son premier long métrage intitulé Minga et la cuillère cassée. L’équipe du journal Le monde s’est déplacé pour la première de son film. C’était phénoménal. Jusqu’aujourd’hui, la magie de son film opéré car il est toujours diffusé dans des salles noires de monde. C’est ce secret là que je souhaiterais qu’il partage avec les autres.

Claye Edou

Alain Bomo Bomo a aussi écrit de belles pages de l’histoire du cinéma camerounais à travers son écurie. Il a formé bien de jeunes camerounais qui font la fierté du pays à l’instar  de Passy Ngah. Même chose pour les autres formateurs.

Alain Bomo Bomo

Que dire que Chedjou Kamdem qui est le meilleur en Afrique ❤❤❤❤ C’est vraiment la crème de la crème.

Chedjou Kamdem

Vision Artistik- rendu à la 3e édition quel bilan fais-tu des 2 premières éditions ? Qu’est ce qui te motive à continuer ?

Maimounatou Bourzaka : En réalité, j’ai voulu abandonner par manque de moyens. C’est très difficile d’organiser un événement sans sponsors. Mais, c’est la passion qui m’anime encore. On continue aussi parce qu’on se rend compte que de nombreuses personnes ont besoin de ce genre de plateforme. C’est un peu comme un devoir envers la société. Nous devons participer à l’éclosion du cinéma camerounais.

En ce qui concerne le bilan, il est très satisfaisant. Nous sommes enchantées des retombées et de ceux qui participent à l’événement car ils en tirent toujours des leçons.

Vision Artistik- C’est quoi ton plus grand rêve pour les JJC ?

Maimounatou Bourzaka : Que les JJC deviennent comme le Fespaco, c’est-à-dire une référence dans le monde. Ainsi, nous pourrons inviter les scénaristes de  » 24h chrono » et de  » Casa de papel »

Vision Artisitik- une information utile à faire partager aux in : ernautes ?

Maimounatou Bourzaka : Le cinéma éduque, informe et divertit. Il constitue une niche.

Le tour de l’espoir, c’est mon coup de cœur pour ce début d’année 2018

Je me décide de me mettre aux sports cette année 2018. Oui oui il faut bien un début à toute chose surtout que c’est la saison des souhaits et des projets pour l’année à venir.
 D’ailleurs, je déteste courir donc du coup, je dois choisir entre la natation, la danse et le cyclisme. 
Pour le premier hum, me mettre en maillot de bain…Non je n’ai pas les formes qui vont avec….!
La danse, bon! je la pratique déjà un peu au quotidien, il me faut juste intégrer un groupe comme le #kunde. De la vraie transpiration quoi.

Le cyclisme….j’avoue que je penche beaucoup plus pour cette activité sportive surtout depuis une semaine, où, j’ai rencontré Tchale Watchou Robins Ex Joueur de rugby professionnel  et chef projet du Tour de l’espoir 2018  (ces rencontres exceptionnelles que nous faisons dans notre humble vie). 

M Tchale Robins et M Frederick Brindelle

J’etais  justement à Yaounde afin de participer à la conférence de presse donnée par Vivendi sports le 12 décembre dernier à l’hôtel Hilton.
J’ai été bluffé par le professionnalisme des organisateurs de cette conférence, comprenez donc mon émotion quand je vous dis que j’ai trouvé MON sport désormais.
@tchale66 and @doualanow

Le président de Vivendi village et membre du directoire Vivendi, Simon GILLHAM a savamment présenté le Tour de l’espoir qui se déroulera du 31 janvier au 4 février 2018 entre Douala et Yaoundé. Il s’agira de la Coupe des Nations de cyclisme des moins de 23 ans qui aura lieu pour la première fois en Afrique. Il a été particulièrement ému de lancer cet évènement au Cameroun. C’est normal surtout quand moi ( oui moi), je dois  y participer…. …Aie non ! Suis hors-jeu à cause de mon âge!  Ne riez pas beaucoup car rien de va m’empecher de faire du cyclisme en 2018!
M Honore Yossi président FECACYCLISME, M Robins Tchale et Simon GILLHAM

Comme maitre de cérémonie pour la circonstance Frederick Brindelle, journaliste de Canal+.
Comme sur un plateau télé il a reçu tour à tour le président de la fecacyclisme M Yossi qui est revenu sur l’importance d’un tel évènement au Cameroun « c’est la première fois qu’un tel événement se tient en Afrique et ça mérite d’être salué ». Il a egalement remercié remercie Vivendi  « Car c’est la première fois qu’un événement cyclisme va réunir plus de 150 pays. La Cameroun étant le pays qui va abriter ce grand événement« .
Pendant 1 semaine , il sera question d’arpenter trois villes Douala, Idenao et Yaoundé.
Avant d’y arriver tout de même, Vivendi va offrir des formations à des professionnels du milieu et il est prévu un don de vélo à la fecacyclisme. C’est ici que moi je me frotte les mains!!!! Il me faut bien un vélo pour m’y mettre n’est ce pas?
Frederick Brindelle, journaliste de canal+ et Simon GILLHAM(Pdt Vivendi Village)

Quand Robins Tchale Watchou international camerounais a pris la parole, je me voyais déjà en train de m’entraîner avec lui sur une piste !  (Carole arrête de rever!) Surtout que pour cette compétition, même si je suis pas éligible, car ce tour est réservé au moins de 23 ans, il y aura un déploiement média qui permettra de retransmettre cette première édition digne d’une vraie course avec vues aériennes notamment sur CANAL + et A+ sport….j’imagine déjà comment je vais voyager avec les cyclistes qui viendront de plus de plusieurs pays : Algérie, Burkina, Cameroun, Maurice, Maroc, Rwanda, Afrique du sud, Tunisie, côte d’Ivoire, rdc, mali, Érythrée, et Éthiopie (13 équipes au total pour cette CAN de cyclisme).
Autre chose qui me marque positivement dans cet evenement c’est la formation à l’intention des preneurs d’image des chaines de télévision. Pour un meilleur rendu visuel de la competition faudrait bien que nous ayons les notions de bases.
Le déroulement
Le tour de l’espoir 2018 comptera 4 étapes en ligne avec une journée de repos. C’est la ville de Douala qui donnera le départ depuis Canal Olympia Bessengué. 
Notons que la coupe des Nations U23 de l’union cycliste internationale UCI est un calendrier d’épreuves cyclistes sur route destinées aux coureurs de 19 à 22 ans.
Découvrez les étapes du Tour de l’Espoir, la première épreuve de la Coupe des Nations de cyclisme U23 (moins de 23 ans) entre Douala et Yaoundé, du 31 janvier au 4 février 2018

Présentation du Tour de l’espoir 2018

Notons que la coupe des Nations U23 de l’Union Cycliste Internationales (UCI) est un calendrier d’épreuves cyclistes sur route destinées aux coureurs de 19 à 22 ans.
Si il est vrai que « rien n’est aussi fédérateur que la musique et le sport » selon Simon Gilhman, sachez desormais que Vivendi  a construit des salles de cinéma et de spectacle en Afrique sub saharienne (8 existent à ce jour, une vingtaine d’ici 2018) dont deux sont en exploitation au Cameroun, à Douala et Yaoundé d’où partira et vers laquelle convergera le Tour de l’espoir 2018.
Bon à savoir: Vivendi est à la tête d’entreprises internationales réputées comme Canal +, Universal Music, Havas, Gameloft ou Dailymotion.
Pour avoir plus d’informaions sur la compétition je vous invite à aller sur le site. 
 

KOLATIER 2017 :  Luc Yatchokeu «Cette année, nous faisons une large place à l’économie de la musique à travers les rencontres et ateliers. »

Le 11 au 14 octobre prochain,  sous le haut patronage du président de la république du Cameroun, l’Afrique musicale se retrouvera à Yaoundé pour la 9e édition du marché des musiques d’Afrique #Kolatier . Un moment d’échanges entre professionnels du métier autour d’un programme riche et varié – table ronde, rencontres professionnelles, ateliers, showcases, concert, espace exposition. Nous avons rencontré pour vous, le promoteur de ce marché M. Luc YATCHOKEU . Tenez-vous tranquille, car le carrefour de belles mélodies vous attends !

• Comment est né le Kolatier?

Luc YATCHOKEU : Le Kolatier est parti d’un simple constat : les arts de la scène (musique, théâtre, contes et danse) d’Afrique Centrale étaient très peu présents sur les plateformes internationales de diffusion, malgré  efforts des artistes à présenter les œuvres de bonne qualité. Un peu partout le terme « Afrique » renvoyait automatiquement à l’Afrique de l’Ouest. Voila en gros ce qui m’a motivé à créer en 2003 une plateforme pour présenter aux professionnels du monde les créations de la sous région Afrique Centrale. Initialement, Le Kolatier se dénommait « Bourse aux spectacles d’Afrique Centrale ». Mais il y eu une évolution dans le concept : quelques années après la création du Kolatier, le MASA a été interrompu à cause de la guerre en Côte d’Ivoire, et nous avons commencé à recevoir les demandes des artistes originaires d’autres régions d’Afrique. Au vu de cet intérêt, nous avons décidé d’ouvrir Le Kolatier sur toute l’Afrique, en nous consacrant uniquement à la musique. Depuis 2010, Le Kolatier est devenu « Marché des Musiques d’Afrique ».

• Quel bilan faites-vous depuis la première édition à Douala?

Luc YATCHOKEU : Dès la première édition, nous avons noté un intérêt des professionnels d’Afrique Centrale à échanger et collaborer régulièrement dans l’optique des meilleures synergies au bénéfice des arts de la scène de la sous région. Ensuite au fil des éditions, plusieurs groupes ont bénéficié des contrats de tournées, et nous avons enregistré des collaborations fructueuses Nord-Sud et Sud-sud. Depuis 2010 et sur toutes les éditions du Kolatier, les institutions sérieuses collaborent avec nous soit à travers des mutualisations de programmes, soit en organisant leurs propres activités. On peut citer le CERDOTOLA (qui est l’un de nos soutiens traditionnels) en 2010 et 2012, le CIM (Conseil internationale de la Musique) qui a organisé pour la première fois en Afrique la réunion de son Bureau Exécutif en 2010 pendant Le Kolatier, le Bureau Export de la Musique Africaine à travers l’organisation de la première édition du SIMA (Salon international de la musique africaine) avec Le Kolatier en 2013, le programme AMDP géré par le CIM à travers l’organisation d’un séminaire sur le marketing de la musique pendant Le Kolatier 2015, Artérial Network qui a convenu avec nous d’organiser la 5ème conférence sur l’économie de la culture pendant Le Kolatier 2015. Toujours en 2015, le Conseil Africain de la Musique a choisi Le Kolatier comme plateforme pour organiser une réunion d’Assemblé Générale. Pour 2017, Artérial Network revient avec l’organisation d’une réunion de son démembrement de l’Afrique Centrale

Luc YATCHOKEU promoteur du KOLATIER

« Notre ambition pour les 5 ans à venir est de fédérer autour du Kolatier tous les acteurs de la filière musicale en Afrique afin que nous construisions ensemble le développement de l’industrie musicale du continent pour donner à la musique le poids économique qu’il mérite »

• Quels sont les innovations pour cette année?

Luc YATCHOKEU : Cette année, nous faisons une large place à l’économie de la musique à travers les rencontres et ateliers. Rappelons-nous que Le Kolatier est un marché : donc notre démarche est de plus en plus économique. Il y aura un atelier sur la monétisation des contenus musicaux dans l’environnement numérique et un atelier sur le booking. Pendant les rencontres professionnelles, nous aurons droit à des présentations de projets et initiatives innovantes. Par exemple, Sony Music Africa (Côte d’Ivoire) présentera sa structure en vue de permettre aux artistes de proposer leurs œuvres pour les productions dans un format professionnel. Une banque de la place nous rejoint cette année pour présenter aux professionnels les différentes opportunités et possibilités de financement qu’elle offre en faveur du secteur musical.

Qui sont les personnalités qui échangeront avec le public durant les conférences et les ateliers?

Luc YATCHOKEU : José Da Silva, Directeur Général de Sony Music Côte d’Ivoire sera lui-même présent pour échanger après présentation de sa structure et de leur nouvelle politique.
Un expert européen des plateformes numériques sera aux côtés de Armand Thierry Nguélé (Label Digital) pour animer l’atelier sur la monétisation des contenus musicaux. Nous sommes en pourparler avec une entreprise de téléphonie pour rejoindre cet atelier.
Michel De Bock (Contre Jour), producteur et tourneur de Kareyce Fotso, Dobe Gnoaré, Abib Koite … nous a donné son accord de principe pour animer l’atelier sur le booking.
Un cadre de banque sera présent pour entretenir les professionnels sur le financement.
La table ronde sur le thème « Coopération et échange culturelle Sud-sud, le cas du Maghreb et l’Afrique Subsaharienne à travers la musique » sera assez riche, avec la présence des acteurs de bon niveau tels que : Ghita Khaldi, responsable de Afrikayna (bourse de mobilité marocaine), un responsable de MOMEX (Morroco Music Export), Rachid Briki, responsable de l’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel, Luc Yatchokeu (Le Kolatier). Nous inviterons également le groupe musical Love’N Live qui a bénéficié d’une longue tournée dans le Maghreb grâce à un rencontre au Kolatier 2015, à venir partager avec nous son expérience de cette coopération.

• Quels sont les groupes invités/artistes?

Luc YATCHOKEU :
• Eva Hakapoka (Cameroun)
• Nour Project (Egypte)
• Lornoar (Cameroun)
• SOS Salsa (Congo)
• Armand Biyag (Cameroun)
• Shak Shakito (RDC)
• Adango Salicia Zulu (Cameroun)
• Orchestre Koré (Mali)
• Teety Tezano (Cameroun)
• Djim Rade (Tchad France)
• Alima (Cameroun)
• Ifrikya Spririt (Algérie)
• Papy Anza (Cameroun)
• Gwen et Tina (Gabon-Suisse)
• Leberger (Cameroun)
• Queen Koumb (Gabon)
• Christelle Tambou (Cameroun)
• Ibaaku (Sénégal)
• Chrispo Epole (Cameroun)
• Ariband (Maroc)
• Stephane Akam (Cameroun)
• Nicole Obele (Cameroun)

• Aujourd’hui en Afrique centrale, on retrouve une pluralité de festivals et marchés, quels sont pour vous, les raisons qui font que le Kolatier soit atypique et poursuit son chemin sereinement.

Luc YATCHOKEU : Le Kolatier est une initiative privée qui comme bien d’autres initiatives en Afrique Centrale a souffert d’insuffisance de soutien financier, même si après deux éditions nous avons commencé à bénéficier de l’appui de certaines institution telles que le Ministère des Arts et de la Culture, l’OIF etc… A côté de cette insuffisance de soutien le concept en tant que marché a eu du mal à être compris par les acteurs de la culture dans la sous région. Nous avons résisté grâce à notre détermination, allant jusqu’aux sacrifices personnels. J’ai eu la force d’avancer grâce au concours de quelques personnes au nombre desquelles mon épouse, mon ami Michel NDOH qui s’est accroché depuis le début de l’aventure, et le Professeur Lupwishi Mbuyamba, grand militant de la culture en Afrique, et Directeur exécutif de l’Observatoire des Politiques Culturelles en Afrique qui nous a toujours encouragé et orienté. La sérénité malgré les difficultés qui ne sont pas encore totalement effacées, n’est apparue qu’en 2013 après l’important appui que nous avons reçu du Président de la République. Aujourd’hui son Haut Patronage pour l’édition 2017 nous encourage et nous galvanise. Nous lui en sommes infiniment reconnaissants.

• Combien de personnes sont attendues au Kolatier?

Luc YATCHOKEU : Nous attendons plus de 100 artistes, une centaine de professionnels (plus de trente sont déjà inscrits à ce jour) et une dizaine d’institutions.

• Quelles sont les personnes qui travaillent autour du Kolatier?

A cause des difficultés financières dont j’ai parlé plus haut, nous avons une équipe assez réduite qui se constitue par étapes. La première c’est l’équipe permanente de deux personnes, qui est constitué de moi-même et une assistante. Ensuite intervient Michel NDOH qui apparaît à un an de l’évènement (Le Kolatier est une biennale) pour bâtir avec moi la stratégie de la prochaine édition. Pour la production, nous faisons appel à des chefs d’équipe dont les plus fidèles sont : Martial Nguéa, Aimé Sadou, Issa Yinkou, Franck Serge Pambé Aba, qui proposent chacun les membres de leurs équipes respectives. Nous nous attachons également les services des bénévoles.


• Quels sont les perspectives du festival pour les 5 ans à venir?

Luc YATCHOKEU : Pour l’appellation, je préfère parler de « Marché » à la place de « festival » à cause des missions qui sont les nôtres. Notre ambition pour les 5 ans à venir est de fédérer autour du Kolatier tous les acteurs de la filière musicale en Afrique afin que nous construisions ensemble le développement de l’industrie musicale du continent pour donner à la musique le poids économique qu’il mérite. Yaoundé devra être un grand carrefour de la music business en Afrique, et l’impact sur la « destination Cameroun doit être mesurable »

• Merci de nous compter comme partenaire cette année. Qu’attendez-vous de nous?

Luc YATCHOKEU : Accompagnez-nous comme les médias, nos premiers partenaires savent le faire. Soyez à nos côtés pour informer le public, nous dire ce qui a marché et si nécessaire quels ont été les manquements afin que nous puissions nous améliorer.
VisionArtistik sera au marché des musiques d’Afrique en octobre. Nous vous réservons des interviews exclusives et des directs  des coulisses jusqu’à la scène….à vous couper le souffle
NB: pour les professionnels qui veulent encore participer ….inscrivez-vous Ici

Célébration 10 ans de carrière de l'artiste Sanzy Viany, 10 amis s'expriment!!!


Elle est l’une des chanteuses à voix que compte le Cameroun. Une voix forte et puissante qui se balade aisément entre les notes les plus graves et les plus aigües. Belle et généreuse de par son talent, elle nous abreuve de belles mélodies depuis plus de 10ans. C’est  en 2007 qu’elle débute sa carrière avec le festival de voix de femmes MASAO. En 2009 elle nous présente son premier album  AKOUMA et en 2014  elle remet ça avec OSSU! Deux albums qu’on écoute avec beaucoup de délectation car les mélodies ont été pensées pour durer pour toujours. Partout et en tout temps…..indéfiniment…..tout simplement!
A l’occasion de cette célébration, 10 amis de Sanzy Viany ont décidé de lui témoigner une reconnaissance certaine et surtout partager un bout d’histoire avec elle.
Émotions étaient toujours au rendez-vous à chaque lecture.
#10AmisPourSanzy c’est dix personnes qui connaissent bien l’artiste et qui suivent son évolution musicale. Des personnes ont désisté à un moment  de notre cheminement malheureusement. Certains, malgré le programme chargé ont pu trouver une minute pour cet hommage que nous rendons public.
Retour sur les 10  messages  de 10 amis qui célèbrent les 10 ans de carrière Sanzy Viany.

André Manga illustre bassiste:

« Je rencontre Sanzy au travers d’une de ses performances à L’IFC en 2012, et ensuite à l’institut Goethe quelques moments après cela! Je me rappelle simplement avoir été impressionné au plus haut par les performances auxquelles j’avais assisté, étant nouvellement arrivé au pays! La maîtrise de sa voix dans des hauteurs angéliques, la maîtrise de sa scene, le chapeau de paille sous lequel se cachait la face pourtant souriante de son compagnon de route Fazer, ( Paix à son âme )! J’avais découvert un talent pur, et toutes ces années passées à l’observer aller plus loin tjrs plus loin m’ont émerveillés car, au delà de la talentueuse chanteuse, j’ai découvert aussi un frangine qui se soucis du devenir des autres artistes plus jeunes, sa générosité et son élan pour encadrer, et à tous les coups invoquer la protection du Très Haut sur ses jeunes sœurs de métiers. La route est longue, mais Sanzy y est bien engagée! Rendez vous à la fête de Mpang mininga! »
Kareyce Fotso Chanteuse de renom:
« Je ne sais pas où je t’ai vu pour la première fois
Je ne peux pas situer le temps de notre rencontre. Juste cette impression que tu as toujours fait partie de ma vie.
Il y a tant de choses en toi qui inspirent.
Femme forte, debout tu résistes
Le point levé, tu avances.
Parce que pour toi le futur c’est maintenant.
Hier est mort entraînant avec lui ses joies et ses peines
Alors OSSU, parce que c’est devant que ça se passe.
C’est toi qui me l’as enseigné. Merci ma petite sœur
Sorry sister si je ne te dis pas souvent je t’aime
C est parce que je suis une Bantou
Et chez nous, on ne dit pas l’amour
On partage l’amour
On vit l’amour
On ressent l’amour. Après les mots ne servent à rien
Alors vis l’amour que j’ai pour toi. j’en ai encore des tonnes à t’offrir .
Entre temps, si tu as une bière pour moi, tu peux désormais la confier à Ebode
T’inquiète il ne boit plus, sûre qu’il me l’enverra
Bianca Sydouce a posté une photo de lui avec une grande bouteille d’eau sur sa table
Nonnnn Sanzy , ne me dis pas que c’était un montage !
Je te confirme qu’heinnnn…Ebode ne boit plus ! »
HAPPY 10 YEARS
 

Gaelle Wondje magnifique Chanteuse :

« La première fois que je te vois tu es une des jeunes chanteuses qui passent en découvertes sur le plateau de MASSAO 2008.Tu étais pétillante et pleine de vie…avec ce sourire a nul autre égale !Tu chantais avec une passion qui n’a jamais tarit… Ça se voyait que tu étais irriguée de musique,normal alors que quelques années plus tard tu ais utilisé ce fleuve en toi pour penser tes plaies et le Seigneur aidant, grâce à ta foi si profonde, tu fus restauré.
Puis quelques temps après ce fut la maturation.
on ne dirait pas que 10ans sont passés hein! et nous sommes restés des sœurs malgré la distance, s’encourageant et se soutenant mutuellement.
Ta carrière est une fierté pour nous toutes. Je suis heureuse de voir la femme que tu es aujourd’hui.
Alors Joyeux 10 ans de carrière ma chérie !!!Que nôtre Père te couvre de Grâce et de Bénédiction.
OSSU!!! »

 
Bibiane Sadey  talentueuse artiste musicienne:
« Je croise Sanzy pour la première fois sur facebook (je crois) il y a 7 ou 8ans et d’un échange à l’autre je la croise en chair et en os chez le docteur Ntone Félicien car je l’y avais invitée et spontanément elle est venue…
Lorsqu’elle a croisé la tempête en 2013 j’ai (certes pas autant que d’autres personnes plus proches d’elle) apporté mon soutien moral à sa douleur. J’ai été honorée d’être parmi les témoins privilégiés de sa « résurrection » à l’institut français de Douala dans le cadre du « ossu tour »…
Dans 2 éditions de l’évènement « playlist » par Yshaper j’ai avec d’autres jeunes chanteuses eu l’occasion d’interpréter 2 de ses titres notamment « abui ngang » en 2015 et « ei nye » l’année dernière et à l’édition 2015 j’avais presque craqué parce qu’en temps réel j’avais pensé à ces douleurs en plus des miennes et comment elle a surmonté les siennes…
Sanzy est certes un être sensible mais très forte en même temps et adore beaucoup les harmonies ah non hein! Elle joue pas avec (lol).De plus on s’ennuie pas avec elle au milieu de ses nombreuses blagues…bref c’est le soleil quoi!
Je ne pourrai malheureusement pas célébrer avec elle le 12/08 mais ce fameux soir, depuis Douala je serai fortement convaincue de la beauté du spectacle puisqu’elle fera comme d’habitude…elle mettra le feu!
Joyeux anniversaire de carrière Sanzy et mon okok au coq robocop que tu avais dit que tu allais me préparer depuis là tient toujours!!!
Ossu! »
Abraham Nana, activiste culturel:

« Nous sommes en 2015, l’artiste international Oumou Sangaré est au Cameroun pour deux concerts (Douala et Yaoundé).
Sanzy me dit son souhait de rencontrer Oumou.
Une fois à Yaoundé, j’appelle Sanzy et elle nous rejoint à l’hôtel où logeait Oumou.
Oumou est séduite par la simplicité, la joie et le caractère respectueux de la jeune fille qu’elle a devant elle. Elle était encore plus en joie dès que Sanzy lui dit qu’elle est une chanteuse en lui remettant son CD.
Après quelques minutes d’échanges, Oumou dit « Je serai très ravie de faire une chanson avec toi sur scène ce soir. Est-ce possible ?» Et Sanzy répond « Quel honneur ! Ça sera avec un grand plaisir »
https://www.facebook.com/sanzy.viany/videos/1502484213115392/
Moi j’étais tout admiratif de voir deux artistes pétries de talents mais très humbles l’une comme l’autre. »
 

Falix  animateur/journaliste

« Merci Sanzy !
Elle fait partie de ces artistes qui enrichissent la carrière d’un animateur/journaliste ; De par leur consistance, leur grandeur d’esprit, leur capacité à vous produire de la matière, du contenu comme on dit dans le métier. Parce qu’elle est intelligente, charitable, drôle, vraie et toujours pleine de vie. Sanzy, j’ai eu le privilège de la recevoir par deux fois dans l’émission « Afro Beat » et à chaque fois le même plaisir et une inexplicable excitation. Sans doute parce qu’elle a le don de m’entrainer, tant par ses chansons que par tout ce qu’elle me raconte. Elle raconte sa passion, sa vie, ses mélodies, ses malheurs, ses coups bas… avec un naturel hypnotisant.
Elle et moi, c’est deux amis en commun. Le 1er est à l’origine de notre rencontre. Moi, grand fan de musiques d’Afrique, en quête de nouvelles émotions, tombe en 2009 sur le bouleversant « Minga Atan ». Effet immédiat ! Coup de foudre « musical » (on vous connait…lol) + un coup de fil et je décroche ma première interview avec l’énergique chanteuse, si fière de ses racines.
Notre 2ème ami alors ! Il nous a « funté » tous les deux, mais demeure en nous, nous lie et je l’espère à jamais. Sans plus.
10 ans à danser les douleurs, chanter les joies, diffuser des émotions…et tout porte à croire que le joli soleil de la Lékié n’a pas fini de briller. Merci Sanzy pour ta musique qui pour moi est simplement une belle leçon de vie et de passion. J’en profite pour dire au monde entier que j’ai réalisé avec toi deux des plus belles émissions de ma modeste carrière. J’espère avoir la chance d’en mettre une 3ème (et plus même hein) dans ma collection. OSSU ! »
 

Dania Ebongue journaliste :

« Alors que je te rencontrais pour la première fois en 2009 dans les loges de « Yafé », je découvrais cette délicieuse beauté qui le temps d’un éclair m’a séduit par le regard et la parole. Ce jour-là tu te laissais emporter par mes questions tendancieuses, mais tu répondais avec tact et impact. C’est alors que je me remémorais les paroles de Lionel Nname qui disaient : « Tu devrais aider Sanzy Viany. Le jour où tu la verras, tu seras forcement comblé ». Lionel n’avait pas menti.
Je ne te quittais plus des yeux dès cet instant. Et puis vint, le 10ème anniversaire de l’émission « LES COPS D’ABORD » en mai 2009. Le thème de cet anniversaire était « 10 ANS ENSEMBLE ».
Et il y’a quelques mois, tu m’appelles et me dis : « Je fête mes 10 ans et le thème sera 10 ANS ENSEMBLE ». J’ai compris que tu me faisais un clin d’œil. Car depuis cette première rencontre, tu es devenue une vraie petite sœur. Jours et nuits, ensemble. A l’étranger comme au Cameroun ensemble (même comme je t’ai plaqué à Paris, mais bon…). Tu n’avais d’ailleurs pas manqué de m’engueuler : « Papa », comme tu aimes m’appeler, « je t’ai attendu hein. Vraiment ».
C’est comme ça que tu es. Entière, honnête, sincère. Et on ne se lâche jamais. Tu as confiance en moi comme j’ai confiance en toi. Tu connais la profondeur de mon amour pour toi. 10 ans d’amour, 10 ans de confiance, 10 ans ensemble !
Joyeux anniversaire Sanzy Viany »
 

Monique Ngo Mayag  journaliste:

Ma musique de taxi
« Je revenais d’un reportage cet après-midi là ( mars 2011). Le temps était chaud comme il sait l’être à Douala. Et le bruit que faisait une jeune dame, dans le taxi qui me ramenait à la rédaction, n’arrangeait pas les choses. Elle parlait d’une certaine « Mater » avec sa voisine. J’écoutais d’une oreille distraite. Elle parlait quand même un peu fort la jeune dame ! « Non mais oh, besoin de calme », me disais-je intérieurement. J’essayais de m’évader en pensée. « Non ! Non ! La Mater exagère souvent ! », martelait la fille d’à côté, visiblement remontée. Je me retourne finalement pour coller un visage à ma nouvelle emmerdeuse.
A cet instant-là, je n’ai retenu que la couleur de ses dreadlocks. Ils étaient jaunes ocre je crois bien. Puis ouf ! Elle et son amie descendent finalement face à l’Institut français de Douala (à l’époque centre culturel français). L’histoire aurait pu en rester là. Le soir, mon boss me rappelle que je dois couvrir le spectacle de Queen Eteme. Ça tombe bien, je ne l’ai jamais vue sur scène. J’arrive dans la salle, mes tracas de la journée loin derrière moi. Et le spectacle peut commencer. Mais…mais…Qui vois-je sur scène, aux chœurs ?

Ben, mon emmerdeuse du taxi pardi! Y a vraiment que les collines qui ne se rencontrent pas ! Queen Eteme la présentera au public : « applaudissez bien fort Sanzy Viany !! » Ah, j’ai enfin son nom. Au fait, de quelle Mater parlait-elle le matin dans la voiture ? Je ne l’ai jamais su (Mdr). Le spectacle fut super ! ! Et depuis le temps, je ne manque pas les concerts de mon emmerdeuse du taxi. Encore moins celui du 12 août prochain à Yaoundé. Je continue à la regarder de loin ; exactement comme cet après-midi-là. Elle garde le même tempérament qu’au début ; énergique, pleine de vie avec l’humour en bonus. Ossu Mpang Minga ! »
 

Charlotte Pélagie Mouasso Eyoum fan de Sanzy Viany:

« Me Teug » ?! J’en ai fait ma thérapie…Une thérapie du bonheur.

« C’est en 2010 que nos chemins se croisent pour la première fois. Invitée à Ce soir ou jamais sur STV2 dont je suis l’une des chroniqueuses, tu goûtes au contenu de ma petite boite « jaune », la boite à questions. Eric Christian Nya , Marion Obam et les autres membres de la team en gardent certainement quelques souvenirs.

Peu éclairée en ce qui concerne les rythmes traditionnels de chez nous, je tombe inexplicablement sous le charme de ton album AKOUMA et ce, après une seule écoute. L’intensité que tu as mise dans le titre « Me Teug » suffit à m’envoûter et me pousse inexorablement à partager ton album avec les miens. Je ne comprends pas un traître mot de la langue Eton, pourtant je deviens l’ambassadrice de tes chansons auprès des miens au point où des amis décident de m’en traduire les textes.
Chaque fois que l’occasion se présente, je chante « Me Teug ». Mes collègues prennent eux aussi un plaisir certain à me demander d’interpréter la chanson. Les sollicitations ne viennent pas de ce que j’ai un talent affirmé pour le chant mais bien de la joie que me procure la seule évocation du titre. Et je ne m’en plains pas. Au contraire, je chante et ça me fait du bien. Je revois les sourires de Carole Leuwé et Max Amadou Bebel.
Il a suffi d’une chanson pour que je me sente connectée à toi. A la sortie de l’album OSSU, je ne manque pas à l’appel. Je m’incruste dans une émission qui n’est pas la mienne juste pour te faire un coucou. Je suis présente à l’IFC de Douala pour la présentation de l’album. Et je dois avouer qu’avec ce deuxième album, je suis comme une femme amoureuse qui redécouvre son époux après de longues années de mariage. Ah oui! J’ai le coup de foudre, pour la seconde fois. Puisque nous célébrons ta musique, j’ai envie de te dire à quel point je la kiffe, ta musique. Alors considère-moi comme une amie, une amie cachée qui te suit de pas très loin.
En ce dixième anniversaire, je te souhaite de garder précieusement cette belle flamme qui brûle en toi. Qu’elle te conduise jusqu’aux cimes et brille toujours de mille feux comme le soleil que tu es.
Ossu!
Joyeux anniversaire Sanzy Viany. »
 

Carole Leuwe fan de  bonne musique:

« Chaque rencontre avec toi est exceptionnelle.
Chaque discussion avec toi est enrichissante.
Chaque mélodie que tu diffuses est une panacée. 
Chaque son que tu émets est un délice auditif.
Sanzy Viany , ma douce Sanzy, le soleil qui illumina une belle rencontre radiophonique il y a plus de 7 ans ! Oui, un moment magique de radio, comme on n’entend pas toujours. 
Sanzy Viany , ma douce Sanzy , ce soleil qui brille dans nos cœurs tellement son sourire est radieux et vrai.
La maman protectrice, l’artiste à voix, la sœur en or, ta vie est un livre d’histoire où chaque chapitre inspire ton imaginaire de belles mélodies.
Tu es tellement altruiste, que tu ne peux rester indifférente à la souffrance d’autrui. Il ne m’a pas fallu passer 5 ans à tes côtés pour m’en rendre compte.
Ton partage d’amour et ta générosité pour les plus faibles, les femmes, nos mamans, et surtout nos enfants sont des qualités qui nous lient.
Ton parcours musical est digne de plus de 30 ans d’existence, eh oui, tu n’as pas attendu que ton nom résonne comme un tambour pour te frayer un chemin, tu t’es frayé un chemin afin que ton nom résonne comme un tambour.
Oui mon soleil, des scènes, tu en as fait, des tournées également, des projets, tu as participé.
10 ans plutôt quand tu débutais, ta vision était bien tracée et tu l’as protégé jusqu’aujourd’hui.
Tes albums : justes deux ! 2009 « Akouma » qui pour moi te révèle aux yeux du monde comme une entité vocale à suivre de très près ! 2014 « Ossu » la révélation justement de cette prouesse vocale. Tu as su joué du froids et du chaud, tu as su mettre de la force, de la douceur, et surtout beaucoup de tendresse, et même nous faire savourer tes mélancolies!!!! Deux albums et forcément un pur moment de jouissance auditif à leurs écoutes. 
OUI ma douce Sanzy, tu célèbres 10 ans de combat, d’acharnement, d’abnégation, car tout n’a pas toujours été rose, mais la femme forte et dynamique que tu es, a toujours su se relever comme une reine.
Tu es un exemple belle dame, tu es une belle âme.
Oui Sanzy, le monde voit l’artiste, la belle-dame, la chanteuse qui depuis 10ans nous fait danser au rythme de Me teug, minga atan (mon coup de cœur), djou ma, Se wa, Enye, Ossu, mpang minga, me yen, tu nous fais surfer sur des airs de blues, de jazz, de soul aie t’es trop forte !!!!! Tu sais nous faire balader avec ta voix, sur des graves et des aigues. Chaque scène que tu conçois est un délice visuel et sonore…..
Moi, je célèbre cette femme de cœur qui ne se laisse pas abattre par les vicissitudes de la vie ! Cette femme épanouie, cette mère heureuse, cette généreuse dame qui a su me relever quand je sombrais. Une dame forte ……mais frêle aussi.
Merci Sandrine. Tu n’es pas Soleil pour rien ! 
Nous serons là pour cette belle célébration de tes 10 ans de carrière !
Merci d’illuminer nos vies…… Musicalement ! « 


Ossu!
Nous avons décidé de célébrer avec l’artiste à notre façon. Nous souhaitons que son exemple d’humilité et de maturité puisse inspirer les jeunes à avoir une carrière musicale bien ficelée.
#10AmisPourSanzy n’a pas été facile  d’organiser malgré le résultat plus que parfait! (clin d’œil mon amie)  une idée de Monique Ngo Mayag brillante journaliste culturelle et qui a été peaufinée par ma modeste personne.
Rendez-vous demain au  Mi-Sahel dès 19h. Elle ne sera pas seule sur scène, Krotal, Macase, Danielle Eog, Denise Naafa, Judah, Moustik, YUM, Compagnons de 3pierres seront avec elle!!!! Belle que dis je très belle célébration en perspective! …… Vous êtes à Yaoundé? Ne manquez pas ça!

Crédit photo : William Nsai

Entretien : Landry Mbassi "Etre commissaire d'exposition est un véritable travail d’orfèvre qui nécessite par conséquent de pouvoir disposer d’une assez large fourchette de compétences."

Landry Mbassi commissaire de l’exposition.

Pour les amoureux de l’art contemporain qui sont à Yaoundé ou de passage, une exposition  dénommée #Cheminements  se tient jusqu’au 31 juillet prochain à la galerie d’art de Yaoundé . Un travail qui met au jour, le travail  acharné de plusieurs artistes de différents types – peinture, vidéo, bande dessinée, installation, performance, body art et sculpture  . Nous sommes allé à la rencontre du commissaire de cette exposition Landry Mbassi, il nous invite à découvrir son univers.

Bonjour Landry Mbassi pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?
Bonjour Carole, et merci de m’accorder cette interview.
J’ai un profil assez complexe; je suis tout d’abord un plasticien (photographie, installation, dessin et sculpture) formé, en partie à l’Université de Yaoundé I et au travers de résidences et de rencontres diverses. Mais, je m’intéresse aussi au design, à l’architecture (d’avantage à l’architecture d’intérieur), à la scénographie (cela va de soi) et au commissariat, particulièrement, depuis 2007.

Vous êtes cité à chaque fois qu’on parle art contemporain et photographie au Cameroun, que dis votre parcours sur le sujet?

Petit, je rêvais en réalité d’être architecte. Après un faux pas à 15 ans, en classe de 3ème, je me suis retrouvé à suivre un cursus littéraire. Donc, seconde littéraire au lieu de technique (F4). Sans jamais cessé de dessiner dans ma tête, des plans de maison, j’y suis allé…
J’ai toujours aimé la lecture et l’écriture. Il m’est aussi arrivé, adolescent, de faire de la bande dessinée. Arrivé en Terminale, j’ai découvert la philosophie et tous les discours sur l’esthétique..la pensée de plusieurs auteurs sur l’Art et le beau. Après l’obtention de mon bac A (langues), j’ai, grâce à mon père, découvert la filière APHA (Arts plastiques et Histoire de l’art à l’Université de Yaoundé I). La formation ici n’était hélas pas assez ouverte (poussée). Je me suis rabattu sur les résidences et les voyages. Plus tard, l’écriture m’a rattrapé. Le développement d’idées, de projets artistiques…ce sont là des domaines qui me parlent. De fil à aiguille, je me suis formé au gré des expériences. Au fil des rencontres et des mélanges. Et voilà!
Depuis le mois de Mai, vous êtes le commissaire de l’expo « Cheminements – art contemporain du Cameroun » qui se tient à la galerie d’art récemment inaugurée à Yaoundé. Parlez-nous de cette aventure.
Un matin, alors que je m’apprête à sortir de chez moi, je reçois un coup de fil de Marylin Douala Bell (présidente de Doual’art) – eh oui, la princesse! – qui me demande si je suis disponible pour monter une exposition sur Yaoundé. La réponse est vite donnée et je suis rappelé plus tard dans l’après-midi par Lore Criado-Engel de l’Institut français – Yaoundé qui me précisera plus tard les contours du projet. La suite est moins glam’ mais, je prends rapidement acte de cette lourde responsabilité qui m’est donnée : commissarier la toute première exposition de la galerie d’art contemporain de Yaoundé. Il faut préciser que le projet est une idée conjointe de la Coopération française et du Ministère des arts et de la culture du Cameroun, dans le cadre du contrat de désendettement et de développement (C2D). L’aventure a donc été vécue avec acharnement et malgré les soubresauts dus aux réalités du contexte et les obstacles, on y est parvenu. Elle se poursuit tranquillement jusqu’au 31 juillet.

Landry Mbassi en pleine installation

Installation de l’expo

Quels sont les artistes qui y exposent?
En peinture, nous avons Boris Nzébo (Douala), Kristine Tsala (Douala), Ajarb Bernard (Douala), Jean David Nkot (Douala), Marc Padeu (Nkongsamba), Wilfried Mbida (Nkongsamba), Rostand Pokam (Douala); en sculpture, Hervé Yamguen (Douala), Jean Michel Dissake (Yaoundé), Joseph Francis Sumegne (Yaoundé), Dieudonné Fokou (Yaoundé; en installation, Bem (Yaoundé); en photographie, Max Mbakop (Douala), Darius Meke (Yaoundé), Steeve Mvondo (Douala), Blaise Djilo (Maroua); en Dessin Bd, nous avons Reine Dibussi (Yaoundé)et Landry Kamdem (Douala), en performance et body art, nous avons Ange Kayifa – Body Art (Yaoundé) et enfin, en vidéo, nous avons Yvon Ngassam (Douala). Ce qui nous amène à un total de 20 artistes.
Clichets de l’expo

Clichets de l’expo

Clichets de l’expo

 
Quel est votre rôle véritable entant que commissaire de cette exposition?
Mon rôle en tant que commissaire d’exposition est d’en organiser le contenu. De l’idée – ce que nous appelons couramment, le concept – au montage; ce qui intègre l’écriture d’un texte qui servirait de « fil conducteur », la sélection des œuvres (artistes) devant constituer le menu de l’exposition, la formulation des biographies et l’examen des éléments y relatifs et la coordination du catalogue (quand sa confection a été prise en compte dans le projet), la conception d’une scénographie accolée au concept (si besoin). C’est un véritable travail d’orfèvre qui nécessite par conséquent de pouvoir disposer d’une assez large fourchette de compétences.
Y a-t-il des projets après cette exposition? Quels sont ceux sur lesquels vous travaillez?
Oui, nous le souhaitons et l’espérons de tous nos vœux. Quand je dis nous, c’est de toute la communauté artistique du pays que je parle. Car, malgré le plus engageant des enthousiasmes, rien ne peut se faire sans la volonté politique; et à cet effet, nous comptons beaucoup sur l’institution de tutelle qui a bien voulu nous gratifié de cette jolie bâtisse. Il s’agit maintenant de maintenir le cap, de prolonger cette belle initiative. De lui conférer un caractère spatio-temporel à la hauteur du talent et de la force du génie créateur camerounais.
Les projets sur lesquels je travaille ne peuvent malheureusement être dévoilés (vous m’en excuserez) tant que la galerie n’est pas entrée dans un fonctionnement administratif légal. Il est important de signaler à cet effet que la galerie, à l’heure où je vous parle, n’a pas encore de personnel, ni de statut véritable. Nous attendons encore le texte qui en régira le fonctionnement. Donc, impossible de formuler ici les projets qui se profilent dans ce lieu. Mais, toutefois, nous n’attendrons pas que le texte en question soit rendu public, nous avons commencé à travailler sur une programmation qui sera dévoilée au moment opportun.
 
Quel est votre avis aujourd’hui sur l’art contemporaine tel que exercé par les jeunes artistes?
L’avenir de l’art contemporain tel que pratiqué par les jeunes artistes camerounais, si ‘est de cela que vous parlez, est, je me permettrais de l’affirmer, aguichant. Et il confirme cette thèse du paradoxe camerounais qui veut que notre pays, malgré l’état de friche général, sait produire des génies en tout domaine. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe en ce moment du côté de Douala, avec des jeunes artistes comme Ajarb, Boris Nzébo, Rostand Pokam, Samuel Dallé, Kristine Tsalla et j’en passe. Ce sont là des exemples que notre pays regorge de talents et qu’avec juste un peu d’accompagnement, la jeune création pourrait mieux se porter encore.
Cheminements(s) : intitulé de l’exposition.

Comment s’y prendre pour se rendre à la galerie?
La galerie d’art contemporain de Yaoundé (GACY) se trouve dans la zone administrative, face pharmacie du lac. Pour s’y rendre, il suffit d’emprunter un taxi et dire donner cette destination, ou dire, ministère des mines et précisez au taximan que l’on souhaiterait descendre avant, au niveau de la pharmacie du lac. Je crois que tout bon chauffeur de taxi qui mérite sa capacité est en mesure de vous y conduire. Sinon, dans un avenir plus ou moins proche, la galerie jouira (sous réserve que les recommandations émises par la coopération française soient appliquées) d’un site Internet et tous les renseignements sur sa localisation.
Comment rentrer en contact avec vous?
Je réponds 6 99 03 43 79 et mon courriel est mbassilandry@gmail.com