Carnet de route : En route pour Ndjamena

Je me suis rendu à Ndjamena au Tchad afin de participer à la 12e  édition du Festival NdjamVi  le 05 décembre dernier par le Mannasse Ndoua Nguinambaye directeur artistique de Festival NdjamVi pour donner un atelier sur le blogging culturel, j’ai opté prendre la route afin de vous raconter un peu mon périple de Douala jusqu’au Ndjamena au Tchad.

 

Le voyage

Partie de Douala le 02 décembre, je me suis rendu à l’agence Touristique Express vers Ndokoti, une agence qui est réputée pour la ligne du Grand Nord.Je m’y rendais pour prendre des informations pensant me rendre sur Yaoundé avant de payer mon billet pour Ngaoundéré. Grande  a été ma surprise de constater qu’ils proposent le voyage direct jusqu’à Maroua.

Une fois mon ticket pris de Douala pour Maroua, ils m’ont fait savoir que de Maroua je devais payer un autre ticket pour le trajet jusqu’à Kousseri. Pendant que j’attends mon ticket de voyage, le monsieur au guichet me demande d’aller m’asseoir euye ! Suis habituée à recevoir direct après achat nor !Premier constat  d’une autre façon de travailler. Tu paies ton billet mais c’est au départ qu’on te le remet…..ok ! Nous quittons donc Douala à 17h en passant par Yaoundé, Bertoua, Garoua-Boulai…. On arrive à Ngaoundéré ensuite le trajet jusqu’à Garoua semble interminable. Une fois à Garoua, il faut rallier Maroua. La route est longue très longue. Le contrôle de CNI ne badine pas tout au long du trajet. Déjà qu’à l’entrée de la ville de Yaoundé tout le monde sort pour se faire contrôller ! C’est d’ailleurs lors d’un d’eux que je rencontre de Fernando Deumaga qui revient d’une belle mission humanitaire de Maroua avec son association Asprobir .  Pour faire un si long trajet il faut être mentalement fort surtout quand c’est la première fois.

Avant mon départ mon boss (oui oui)  Izane m’a donné cet itinéraire avec heures probables d’arrivée :

Douala – Yaoundé :5h

Yde – Ngaoundere : 14h

Ngaoundere – Garoua : 7h

Garoua –Maroua – 3h

Maroua – Kousseri 7h

A 22h nous étions à Yaoundé et à 6h le 03 décembre la belle de Bertoua nous accueillais !

A Ngaoundéré nous sommes arrivés vers 14h, j’ai pu prendre une douche, car l’agence est spacieuse, propre et il y a même une mosquée à l’intérieur. C’est également ici qu’on nous transfert dans un autre bus, moins beau que le premier quand même, mais toujours un gros porteur (70 places). Ici, un monsieur vous charge votre batterie  de Téléphone/Powerbank/Torche à 100 Fcfa devant l’agence. Contrairement à ses autres agences où un espace est aménagé pour cela. Après 1heure de pause, nous reprenons la route. Je commence à ressentir l’épuisement, mais l’engouement de découvrir est toujours présent.

Le paysage est beau, mais la nuit tombe vite et on se retrouve à Garoua vers 1h du matin. La fraicheur commence à se faire ressentir. A Garoua, nous faisons 30 mins d’escale et nous continuons à Maroua. C’est vers 5h que nous entrons dans la ville. J’avoue que je commence à me sentir pas très bien car le trajet Ngaoundere- Garoua était pénible ! Notre véhicule n’esquivait pas beaucoup les nids de poules sur la chaussé ! Jetais au denier banc…imaginez les secousses ! Une fois à Maroua….eh ha ! J’ai effectivement payé pour un nouveau ticket…seulement ce sont les petites Hiace de l’agence qui faisaient le trajet ! Seigneur !!! J’étais serrée !!! J’aurai dû payer deux places si je savais !

 

Maroua nous avons voyagé jusqu’à l’un des villages où on a attendu d’autres voitures pour un convoi car nous devrons être escorté par le BIR. Au total 8 voitures et téléphones éteints pour le trajet.

Ce sont donc les souvenirs de mes yeux qui vous parlent dès cet instant. Le paysage était magnifique à certain endroit, on a percevait des marres d’eau, des arbustes et de vaste étendu de terre aussi par moment. Des maisons d’habitations (des huttes beaucoup plus) . Beaucoup de poussière par contre. Les populations avaient l’air sereine, vaquaient à leurs occupations, les enfants courraient dans les cours, les femmes rentraient des champs avec des fagots de bois sur la tête ! Les bergers se baladaient avec leurs pâturages. Les ânes, étaient équipés pour porter les enfants et le matériel de cuisines ainsi que les vêtements dans certaines localités. J’ai remarqué que les oignons étaient super bon prix là-bas. Autre chose , on parle beaucoup plus  arabe et fulfulde.

A Waza, le parc était plein d’animaux c’était beauuu ! j’ai voulu prendre des photos avant de me rappeler les ordres de l’agent du BIR ! En plus mon phone était presque déchargé malgré les 3 powerbank que je possédais ! Nous sommes passés à Dabanga, j’ai eu un pincement de cœur, car je me suis souvenu de l’attaque qui  a eu ici il y a quelques années ! Seulement les populations avaient l’air paisible et sereine (point de vue étant dans le car bien sûr !). Quand je regardais les enfants qui jouaient, je me demandais s’ils savent vraiment ce qui s’est passé là-bas. Pensent-ils un jour venir dans nos grandes métropoles s’installer ? Que dirions-nous à ces enfants dans 10 ans ? Comment ne pas rester silencieux face à ce qu’ils subissent ?

 Nous avons traversé environ 5 villages et quelques kilomètres de Kousseri, l’escorte du BIR, nous a laissé. J’avoue que c’était hyper rassurant ! Car les histoires liées à Boko Haram dans cette contrée sont légions ! Je pense que c’est une des raisons pour laquelle ma famille n’était pas très motivée par ce voyage. Mais qui connait ma ténacité sait que quand je dis je vais le faire, c’est dur d’y sursoir !

La présence du BIR a contribué à rassurer les populations d’après la conversation que j’ai eue avec mes deux voisins du bus.

Ai-je parlé du degré de poussière ? Nous sommes arrivés à Kousseri vers 16 ! Mais alors couverte de poussière de la tête au pied ! Mais heureuse d’être partie de Douala dimanche à 17h pour arriver mardi vers 16h…. Le temps que mes hôtes vienne me chercher à l’agence j’ai encore mis au moins 45 mins là-bas….fatiguée certes ! Mais heureuse d’avoir vu un autre paon de mon pays !

A très vite pour mon séjour à Ndjamena !

#Repost : Stop aux accidents routiers – Le jour où tout a basculé!

Enfin les congés! Après 4 ans de service dans la multinationale où je bosse comme directrice des ressources humaines, je pouvais enfin souffler un peu! J’avais prévu de passer mes congés au Haras de Balatchi, magnifique endroit dans l’Ouest du Cameroun vers Mbouda, un cadeau que m’offrait mon fiancé Paul Henri, 30 ans, concessionnaire automobile. Nous projetions notre mariage pour le mois d’Avril de l’année prochaine.J’étais tellement heureuse, que j’avais préparé ce voyage avec beaucoup de minutie.
Me suis-je déjà présenté? Moi c’est Marie-Paule, 25 ans, sans enfant, fiancée à mon amoureux Paul-Henri, oui je sais, je sais, nos amis nous appellent Paul au carré!
La veille de notre voyage, j’ai appelé maman à Buea pour lui dire que je prendrais la route avec Paul-Henri le lendemain très tôt. Lui il devrait se charger de faire réviser la voiture et donner des directives à notre chauffeur Didier, afin que nous partions dès 6h du matin. Maman, nous a adressé une petite prière, et n’a pas manqué de me demander de lui ramener de belles tomates rouges et des pommes de terre. C’est avec un fou rire que je raccrochais car maman aimait tellement préparer qu’elle avait toujours un peu de réserve pour des étrangers qui pourraient la surprendre lors d’une visite. Pendant que je raccrochais Paul faisait son entrée dans notre chambre. Il y avait posé au sol, juste à l’encablure de la chambre 4 valises au même design et de différentes dimensions, vu son étonnement, je pris la parole la première pour lui rappeler qu’une femme a besoin de tout près d’elle quand elle voyage.
Paul-Henri (yeux écarquillés à la vue des valises) : Ekie!
Marie (faisant la moue) : mais chéri, j’ai besoin d’avoir mes effets auprès de moi, et puis 1 mois, c’est long. Tu ne veux pas te réveiller au côté d’une femme avec le même vêtement tout ce temps.
Paul-Henri : Ce n’est pas un peu trop 4 valises ?
Marie : non chéri, dans chaque valise il y a des choses distinctes, regarde là-bas par exemple, j’ai mis 6 paires de chaussures
Paul (s’exclame) : 6 paires ? Mais ma puce, on va se reposer là-bas !
Marie : hein ! Donc on ne va pas sortir pour aller en boîte là-bas ? Pardon hein, si tu veux que je ne vienne pas dis-moi une fois ! J’ai prévu aussi deux paires de tennis pour les randonner, une sandale pour les promenades, des escarpins….. Elle ne termine pas sa phrase
Paul  (pour fuir la tournure que prenaient les choses) : Ah les femmes ! (lève la voix) Ok ok ok tu peux apporter tout ça, mais je te promets que ça ne va pas te servir…. 
Marie (parlant seule) : en tout cas moi, je pars avec tout ça! En tout cas moi, je pars avec tout ça !
30 juillet …..
4h30 Petite prière du couple pour remettre à Dieu leur voyage.
Le gardien Narcisse mit toutes les valises dans la range rover, pendant que je m’assurais qu’aucune de mes valises ne manque. Paul lui avait juste une grande valise. Je me demandais comment il devrait s’en sortir avec si peu, car il avait décidé de la faire de lui-même !
6h00
Notre chauffeur Didier après le contrôle de routine démarre. Paul et moi étions assis à l’arrière avec nos ceintures de sécurité. Une routine, pour tous ceux qui prenaient une voiture avec nous. On exigeait toujours la ceinture de sécurité. Généralement, nous ne mangeons pas avant de voyager de peur des indigestions. Nous écoutons #96fm pendant le trajet jusqu’à Melong. Paul aime bien cette station surtout que les animateurs parlent du bon français à l’antenne. Le voyage se déroule sans problème malgré les nombreux trous heuh non les nids de poules que l’on retrouve sur cet axe. Je fais la remarque à Paul, qui sourit tout simplement.
Marie : chéri, tu vois tous ces nids de poules ? Mais ça va tuer quelqu’un un jour ! 
Paul (souriant et pensif) : c’est notre pays, tu veux quoi ? Depuis que les médias en parlent, rien ne change ! On ne sait même plus de la mairie ou de la communauté qui doit s’en charger ! Je puis t’assurer qu’il y a au moins 2 accidents sur cet axe par semaine.
Marie (étonné ): pourquoi rien n’est fait alors. (Secoue sa tête)  Après, on va accuser le mauvais état des véhicules et l’imprudence des chauffeurs, heureusement que Didier maîtrise bien cette route.
Paul : oui heureusement ! Mais n’oublie pas aussi que les éléments que tu viens d’énoncer ne sont pas à négliger ! Bon bref ! Je commence à avoir un peu faim. On devrait s’arrêter pour manger à mon avis.
Marie : nous sommes presque à Santchou (petit village entre la région du littoral et la région de l’ouest), tu veux manger du rat (en riant).
Paul riant : hahahhahahah non sert moi ce que tu as préparé pour le voyage s’il te plait !
Arrêt :
Il faut dire, que malgré notre situation de « riche » Paul mettait un point d’honneur à ce que je lui fasse la cuisine quel que soit le cas. J’avais donc apprêté des boulettes de viande, du poulet braisé, des frites de pommes, des miondos (pâte de manioc minutieusement emballé dans des feuilles et cuit à la vapeur), il y’ avait aussi des ananas et des papayes. Sans oublier le gâteau chocolat que raffolait Paul avec son moelleux blanc!
Tout était disposé dans différents thermos et bols. 30 minutes plus tard, nous reprenions la route. Il était déjà presque 9h30. Nous avions pris l’embranchement par Dschang, c’était plus court pour rallier Mbouda et Balatchi par la suite ! Heureusement, nous avons pu effectuer ce tronçon sans soucis. Arriver à Balatchi à 13h, c’est un endroit magnifique que je découvrais pour la première fois. J’étais subjugué par la beauté qu’offrait le paysage. Nous avions pris une chambre également pour Didier. Nous avions pour principe , le respect de l’être humain, un chauffeur, c’est un peu notre ‘deuxième vie’. Il faut qu’il se sente en confiance et surtout aimé par ses patrons.
2 semaines plus tard…
Assises sur une des longues chaises qui entourent la piscine, je sirote mon verre de jus naturel quand Paul arrive un air inquiet et me fait signe de le suivre dans notre maison d’hôte.
Paul (il cherche des mots) : heuh chérie, heuh je sais que je t’avais promis d’être avec toi pendant tout notre séjour ici, mais…
Marie fronce les sourcils : Paul Henry Dipita Fotso! Ne me tente pas stp! Ne commence même pas ! Elle se met à crier : c’est toi qui avais proposé qu’on vienne ici! Je ne t’avais rien demandé. Tu m’as dit que tu mettrais tout je dis bien TOUT en stand-by pour que nous vivions ces vacances ensemble!
Paul : calme toi ma puce. C’est juste une urgence qui vient de surgir. Un client important qui doit visiter le parc automobile. Stp chérie écoute-moi. C’est juste un aller-retour !
Marie (en colère) : un quoi ? Un aller quoi ? un quoi ?
Paul : mais chérie, on l’a fait cette route ensemble il y a deux semaines, nous avons bien voyagé n’est ce pas ? Écoute, c’est un gros client, il insiste que je sois là pour les transactions. Souvent, il envoie ses hommes de main, mais cette fois-ci , il tient à prendre 4 hummers. Je t’en prie chérie, comprends moi. Il faut bien de l’argent pour nous permettre de vivre.
Marie (qui le coupe court) : là n’est pas le problème. Elle pleure : tu m’avais promis que tu te consacrerais à nous, à notre couple.
Paul (la prend dans ses bras) : ne pleure plus ma chérie. Je reviens très vite.
Marie (en haletant) : je voulais te le dire la veille de notre départ d’ici. Suis enceinte de quelques semaines.
Paul (s’exclamant) : Mais c’est magnifique ma chérie ! Lui faisant de petits bisous : je suis l’homme le plus heureux du monde! Mais pourquoi tu ne me l’as pas dit plutôt ?
Marie (un peu calmée) : je voulais te faire une surprise afin de te remercier pour ce moment passé ici.
Paul : ma chérie, tu fais de moi un homme comblé ! Je reviens dans 4 jours et on célèbre ca……avec du jus naturel hahahhahaha
Marie (en riant) : va là-bas ! Tu vas laisser le vin où ?
Paul : ekie en lui tapotant la fesse gauche : pour mon enfant plus de liqueur. Juste de l’eau et du jus naturel.
Marie : Tu pars quand alors ?
Paul : Demain matin. J’ai le temps de faire toutes les négociations pendant 2 à 3 jours et vendredi, je suis de retour tout au plus. J’ai déjà informé Didier, il s’apprête déjà.
Marie : d’accord….tu vas me manquer.
Paul : Toi aussi, mais attend je suis encore là ….et si nous mettions ce temps à profit….
3 jours plus tard
Paul (au téléphone) : ma puce, nous avons réussi! Mon client a pris les 2 hummers, ça nous fait un petit pactole pour quelque temps encore. Je me demande si je ne devrais pas ouvrir un compte direct pour le bébé
Marie (en riant) : félicitations mon chéri! Hahahhahaha tu ne sais même pas si c’est un garçon ou une fille !
Paul : c’est un Dipita Fotso! C’est le plus important !
Marie : Bon ouvre un compte à ce nom alors. L’enfant pourra en bénéficier à son 18e anniversaire
Paul (en riant) : au Cameroun, on est majeur à 21 ans hein!
Marie : Pardon laisse-moi, suis morte de rire. Revient vite, tu nous manques déjà.
Paul : Je manque à mon fils hein hahhahha
Marie : ce sera une fille !
Paul : un garçon
Marie (en riant) : ce sera notre enfant un Paul ou une Paule!
Paul : ma chérie, je vais me préparer pour vous retrouver demain. Je t’embrasse partout, partout
Marie : nous aussi mon chéri. À demain.
5h30
Marie appelle Paul, pour confier le voyage au Seigneur par téléphone.
9h
Le téléphone de Marie sonne.
Dring dring dring
Marie : Allooo
Inconnu : bonjour madame, je suis le commandant de compagnie Mr X, votre mari vient d’avoir un accident au carrefour Melong. Il a été transporté à l’hôpital  central de Nkongsamba
Marie : pardon? Le mari de qui? Il a quoi? Vous cest qui? Il est où? Je lui ai parlé il y a peine 3 heures! Vous êtes sure que c’est bien mon mari? Fonds en larmes
Le commandant : madame, svp calmez-vous. Il est dans l’ambulance. Essayez de joindre vos proches.
Marie (tout en pleure) : ok. J’arrive. J’appelle son frère de suite.
Elle compose le numéro de René, le frère ainé de Paul.
Marie :Allo René, je suis morte ohhh, Paul-Henri vient d’être victime d’un accident. Il est à l’hôpital central de Nkongsamba
Qu’est-ce qui s’est réellement passé?
Paul-Henri : stp Didier accélère un peu, j’ai un évènement à célébrer avec ma femme.
Didier : patron, je fais ce que je peux, sauf qu’il y a beaucoup de nids de poule qui me ralentissent.
Paul- Henri : débrouillez-vous pardi ! Il pianote son téléphone.
Montée de Melong, un gros-porteur à vive allure venant de l’Ouest tente d’esquiver un trou, et se retrouve face à face avec le véhicule de Paul-Henri! Le choc est frontal et violent, le véhicule fait trois tonneaux et se retrouve dans le ravin. Le gros-porteur dans sa course folle persécute en plus un autre camion qui était garé plus loin.
Cris stridents, affolement, sang sur la chaussée, morceaux de chair, un morceau de cervelle gît sur la chaussée, une jambe amputée, un pneu…….Quelle image!
Didier dans un ultime geste a voulu braquer à droite pour esquiver le véhicule qui s’est retrouvé dans le ravin ….. Trop tard!
Trou noir…
Paul-Henri a perdu connaissance, Didier est mort sur-le-champ. Dans le gros-porteur, on a compté 19 passagers décédés une trentaine de blessés graves. Le chauffeur a perdu la vie également.
Les populations se sont mobilisées afin d’extraire les corps des décédés et sauver les blessés avant l’arrivée des forces de maintien de l’ordre.
Paul-Henri a pu être extrait de l’amas de ferrailles qu’est devenue sa range rover. Il a été immédiatement conduit dans une ambulance pour l’hôpital central de Nkongsamba. Mais il est resté inconscient pendant plus de 6 heures.
Pendant ce temps…
Marie a pu joindre sa famille à Douala, afin qu’on dépêche quelqu’un là-bas. Tonton René quant à lui , a préféré que l’ambulance revienne sur Douala, afin que Paul-Henri puisse avoir un meilleur suivi.
Marie a dû interrompre ses vacances d’urgence !
Paul-Henri a survécu à cet accident certes, mais ça été très dur pour Marie, qui a dû prendre une pause au boulot pour s’occuper de Paul-Henri qui a été touché au cerveau. Comme si ça ne suffisait pas, 3 mois plus tard, malheureusement Marie a perdu le bébé……Après 6 mois d’indisponibilité au travail, elle a été remerciée.
Voilà comment cet accident a tout fait basculé dans la vie de Marie !
Ce récit, est extrait de fait réels. Les noms, les circonstances, les dates et les lieux ont été changés.
Paul-Henri vous dit bonjour et est devenu bénévole dans une association qui promeut la sécurité routière, car pour lui, il a survécu, mais son ami et chauffeur Didier est parti. Il pense à toutes ces familles qui ont perdu un membre durant cet accident ! Un accident, c’est juste une petite minute d’inattention! Il lui arrive de sursauter la nuit et de se remémorer cette triste date ! Marie l’accompagne dans sa rééducation……Aujourd’hui !
Et vous….. Comment allez-vous vous comporter dorénavant sur la route ?
La prudence sur nos routes devrait être la priorité de chaque conducteur d’automobile en attendant que les routes se fassent ou se refassent !
Cet article fût ma contribution dans le cadre de la campagne #StopAuxAccidentsRoutiers initiée par les blogueurs du Cameroun en septembre 2016, Il y a un an déjà!
Pourtant, l’actualité au Cameroun s’y prête encore aujourd’hui ! Toutes ces vies parties en si peu de temps!!!!! Triste !
Muyuka-Nkometou-Douala…….#EnHommage à vous ce jour!