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FestiRock 2018 – Briser le silence pour faire dompter le rock!

Un festival qui célèbre le rock en alliant les musiques du terroir à ce rythme engagé et endiablé. Rendre un vibrant hommage à Johnny entres autres, des invités locaux qui vous feront danser au rythme des guitares électriques, voilà un peu ce qui vous attend à L’IFC de Douala le 17 février prochain. 

Affiche FESTIROCK2018

Un festival né du désir d’Arthur Himins et ses potes de vulgariser ce rythme qui leur est cher. Pendant que les jeunes se trémoussent sur des airs beaucoup plus jeunes, eux ils sont choisis le rock comme moyen d’expression. Un choix qui n’a pas toujours été facile d’affirmer. Il a fallu du temps pour que le regard des autres change à l’écoute du jeune groupe les pioneers
C’est dans cet élan de vulgarisation qu’ils ont décidé de mettre sur pied un festival dédié complètement au rock, et qui heureusement se porte plutôt bien.
Après 3 ans à écumer les salles des cabarets dans la ville de Douala, l’institut français de Douala leur tend les bras pour cette 4e édition qui se déroulera sous le thème « break the silence ».

Les objectifs de cette édition ont été donnés durant la conférence de presse qui s’est tenue il y a peu à Bali chez Kiki Elame, producteur et féru de bonne musique.
Un concept qu’on devrait encourager surtout que, les artistes présents vont adapter leurs musiques au rock.
Moi, je vous dis déjà pourquoi je serais là-bas ce jour :

– Le Festirock fait la promo non seulement du rock, mais aussi de notre culture africaine et camerounaise en particulier au travers de notre musique
– Le Festirock est un évènement 100/100  Live (tout, comme j’aime) , avec la musique dans son état naturel, énergique et brut.
– La rubrique Domptez le Rock (créée par la co-promotrice Domy Hod) permettra aux artistes non-rockers de s’en imprégner en faisant leurs chansons en mode rock
– Vous écouterez les artistes invités à savoir Sadrak , Stéphane Akam et Skill Papy en version rock.
– Enfin, vous aller découvrir des groupes de rock qui exercent au Cameroun…… Si si il y en a ! 

                                                                           Bande annonce du festival.

 

Carte de rock fan.

Maintenant que vous savez tout ceci, encourageant ces jeunes en souscrivant à la carte de  rock fan afin de les motiver à poursuivre leur rêve de  dompter le rock au Cameroun!….. D’ici là rdv le 17 !
 

In loving memory of Eboa Lotin, music icon.

@credit photo : Henri Lotin

 20 ans déjà qu’il est parti Emmanuel Eboa  Lotin, pourtant, ses mélodies résonnent encore et toujours plus fort à travers le temps.
Un artiste plein qui aura marqué des générations d’artistes. 
@Credit photo : Henri Lotin

Autodidacte, il s’est forgé une vie dans l’art malgré son handicap. Poète, écrivain, musicien, sculpteur, il fait de l’art son ami du quotidien. Cette belle amitié permettra en 1962 qu’il nous livre sa toute première chanson #MulemaMam (Mon cœur) un franc succès !
Il n’avait que 20 ans a cette époque.
 
A-t’ il eu le temps de tout partager avec nous  sur le plan artistique? Je ne sais pas ! 
Seulement un 6 octobre 1997, agé de 55 ans, il nous quittait à l’hopital Laquintinie de Douala,  nous léguant un héritage artistique immense. 
Avant-gardiste sur le temps, il avait une facilité à magner la langue française. Un rire bien moqueur et surtout des messages forts poignants. 
Il rythmait ses chansons des délices du quotidien, observant ce que la nature offrait de bien et de mal. 
Auteurs de plusieurs cantiques également, il reste d’un des meilleurs paroliers que compte le Cameroun.
@credit photo : google image

En ce 06 octobre 2017 , ça aurait été de commettre un crime de lèse-majesté que de ne pas avoir une pensée pour cet illustre homme de culture.
Ca fait exactement 20 ans qu’il nous berce à sa manière!
Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis fan de cette chanson ci :

À l’occasion de la commémoration des 20 ans de sa disparition, son site Ici, tenu de main  de maître par Henri  Lotin l’un de ses fils, nous propose de belles choses….

Pour récompenser votre fidélité, nous vous invitons à découvrir la première surprise d’une longue série de 20 jours pour 20 ans de célébration !

Je viens de découvrir ma surprise ici c’est juste magnifique!!!!!!
Pour ses fans, ils peuvent se retrouver se soir à l’ecurie des beaux garcons à Deido, Douala , chez Kaissa Pakito afin de revisiter ses tubes!
Vous ne voulez plus rater une information sur Eboa Lotin….. inscrivez vous ici.
#RememberEboaLotin #20YearsEboaLotin

KOLATIER 2017 :  Luc Yatchokeu «Cette année, nous faisons une large place à l’économie de la musique à travers les rencontres et ateliers. »

Le 11 au 14 octobre prochain,  sous le haut patronage du président de la république du Cameroun, l’Afrique musicale se retrouvera à Yaoundé pour la 9e édition du marché des musiques d’Afrique #Kolatier . Un moment d’échanges entre professionnels du métier autour d’un programme riche et varié – table ronde, rencontres professionnelles, ateliers, showcases, concert, espace exposition. Nous avons rencontré pour vous, le promoteur de ce marché M. Luc YATCHOKEU . Tenez-vous tranquille, car le carrefour de belles mélodies vous attends !

• Comment est né le Kolatier?

Luc YATCHOKEU : Le Kolatier est parti d’un simple constat : les arts de la scène (musique, théâtre, contes et danse) d’Afrique Centrale étaient très peu présents sur les plateformes internationales de diffusion, malgré  efforts des artistes à présenter les œuvres de bonne qualité. Un peu partout le terme « Afrique » renvoyait automatiquement à l’Afrique de l’Ouest. Voila en gros ce qui m’a motivé à créer en 2003 une plateforme pour présenter aux professionnels du monde les créations de la sous région Afrique Centrale. Initialement, Le Kolatier se dénommait « Bourse aux spectacles d’Afrique Centrale ». Mais il y eu une évolution dans le concept : quelques années après la création du Kolatier, le MASA a été interrompu à cause de la guerre en Côte d’Ivoire, et nous avons commencé à recevoir les demandes des artistes originaires d’autres régions d’Afrique. Au vu de cet intérêt, nous avons décidé d’ouvrir Le Kolatier sur toute l’Afrique, en nous consacrant uniquement à la musique. Depuis 2010, Le Kolatier est devenu « Marché des Musiques d’Afrique ».

• Quel bilan faites-vous depuis la première édition à Douala?

Luc YATCHOKEU : Dès la première édition, nous avons noté un intérêt des professionnels d’Afrique Centrale à échanger et collaborer régulièrement dans l’optique des meilleures synergies au bénéfice des arts de la scène de la sous région. Ensuite au fil des éditions, plusieurs groupes ont bénéficié des contrats de tournées, et nous avons enregistré des collaborations fructueuses Nord-Sud et Sud-sud. Depuis 2010 et sur toutes les éditions du Kolatier, les institutions sérieuses collaborent avec nous soit à travers des mutualisations de programmes, soit en organisant leurs propres activités. On peut citer le CERDOTOLA (qui est l’un de nos soutiens traditionnels) en 2010 et 2012, le CIM (Conseil internationale de la Musique) qui a organisé pour la première fois en Afrique la réunion de son Bureau Exécutif en 2010 pendant Le Kolatier, le Bureau Export de la Musique Africaine à travers l’organisation de la première édition du SIMA (Salon international de la musique africaine) avec Le Kolatier en 2013, le programme AMDP géré par le CIM à travers l’organisation d’un séminaire sur le marketing de la musique pendant Le Kolatier 2015, Artérial Network qui a convenu avec nous d’organiser la 5ème conférence sur l’économie de la culture pendant Le Kolatier 2015. Toujours en 2015, le Conseil Africain de la Musique a choisi Le Kolatier comme plateforme pour organiser une réunion d’Assemblé Générale. Pour 2017, Artérial Network revient avec l’organisation d’une réunion de son démembrement de l’Afrique Centrale

Luc YATCHOKEU promoteur du KOLATIER

« Notre ambition pour les 5 ans à venir est de fédérer autour du Kolatier tous les acteurs de la filière musicale en Afrique afin que nous construisions ensemble le développement de l’industrie musicale du continent pour donner à la musique le poids économique qu’il mérite »

• Quels sont les innovations pour cette année?

Luc YATCHOKEU : Cette année, nous faisons une large place à l’économie de la musique à travers les rencontres et ateliers. Rappelons-nous que Le Kolatier est un marché : donc notre démarche est de plus en plus économique. Il y aura un atelier sur la monétisation des contenus musicaux dans l’environnement numérique et un atelier sur le booking. Pendant les rencontres professionnelles, nous aurons droit à des présentations de projets et initiatives innovantes. Par exemple, Sony Music Africa (Côte d’Ivoire) présentera sa structure en vue de permettre aux artistes de proposer leurs œuvres pour les productions dans un format professionnel. Une banque de la place nous rejoint cette année pour présenter aux professionnels les différentes opportunités et possibilités de financement qu’elle offre en faveur du secteur musical.

Qui sont les personnalités qui échangeront avec le public durant les conférences et les ateliers?

Luc YATCHOKEU : José Da Silva, Directeur Général de Sony Music Côte d’Ivoire sera lui-même présent pour échanger après présentation de sa structure et de leur nouvelle politique.
Un expert européen des plateformes numériques sera aux côtés de Armand Thierry Nguélé (Label Digital) pour animer l’atelier sur la monétisation des contenus musicaux. Nous sommes en pourparler avec une entreprise de téléphonie pour rejoindre cet atelier.
Michel De Bock (Contre Jour), producteur et tourneur de Kareyce Fotso, Dobe Gnoaré, Abib Koite … nous a donné son accord de principe pour animer l’atelier sur le booking.
Un cadre de banque sera présent pour entretenir les professionnels sur le financement.
La table ronde sur le thème « Coopération et échange culturelle Sud-sud, le cas du Maghreb et l’Afrique Subsaharienne à travers la musique » sera assez riche, avec la présence des acteurs de bon niveau tels que : Ghita Khaldi, responsable de Afrikayna (bourse de mobilité marocaine), un responsable de MOMEX (Morroco Music Export), Rachid Briki, responsable de l’Agence Algérienne pour le Rayonnement Culturel, Luc Yatchokeu (Le Kolatier). Nous inviterons également le groupe musical Love’N Live qui a bénéficié d’une longue tournée dans le Maghreb grâce à un rencontre au Kolatier 2015, à venir partager avec nous son expérience de cette coopération.

• Quels sont les groupes invités/artistes?

Luc YATCHOKEU :
• Eva Hakapoka (Cameroun)
• Nour Project (Egypte)
• Lornoar (Cameroun)
• SOS Salsa (Congo)
• Armand Biyag (Cameroun)
• Shak Shakito (RDC)
• Adango Salicia Zulu (Cameroun)
• Orchestre Koré (Mali)
• Teety Tezano (Cameroun)
• Djim Rade (Tchad France)
• Alima (Cameroun)
• Ifrikya Spririt (Algérie)
• Papy Anza (Cameroun)
• Gwen et Tina (Gabon-Suisse)
• Leberger (Cameroun)
• Queen Koumb (Gabon)
• Christelle Tambou (Cameroun)
• Ibaaku (Sénégal)
• Chrispo Epole (Cameroun)
• Ariband (Maroc)
• Stephane Akam (Cameroun)
• Nicole Obele (Cameroun)

• Aujourd’hui en Afrique centrale, on retrouve une pluralité de festivals et marchés, quels sont pour vous, les raisons qui font que le Kolatier soit atypique et poursuit son chemin sereinement.

Luc YATCHOKEU : Le Kolatier est une initiative privée qui comme bien d’autres initiatives en Afrique Centrale a souffert d’insuffisance de soutien financier, même si après deux éditions nous avons commencé à bénéficier de l’appui de certaines institution telles que le Ministère des Arts et de la Culture, l’OIF etc… A côté de cette insuffisance de soutien le concept en tant que marché a eu du mal à être compris par les acteurs de la culture dans la sous région. Nous avons résisté grâce à notre détermination, allant jusqu’aux sacrifices personnels. J’ai eu la force d’avancer grâce au concours de quelques personnes au nombre desquelles mon épouse, mon ami Michel NDOH qui s’est accroché depuis le début de l’aventure, et le Professeur Lupwishi Mbuyamba, grand militant de la culture en Afrique, et Directeur exécutif de l’Observatoire des Politiques Culturelles en Afrique qui nous a toujours encouragé et orienté. La sérénité malgré les difficultés qui ne sont pas encore totalement effacées, n’est apparue qu’en 2013 après l’important appui que nous avons reçu du Président de la République. Aujourd’hui son Haut Patronage pour l’édition 2017 nous encourage et nous galvanise. Nous lui en sommes infiniment reconnaissants.

• Combien de personnes sont attendues au Kolatier?

Luc YATCHOKEU : Nous attendons plus de 100 artistes, une centaine de professionnels (plus de trente sont déjà inscrits à ce jour) et une dizaine d’institutions.

• Quelles sont les personnes qui travaillent autour du Kolatier?

A cause des difficultés financières dont j’ai parlé plus haut, nous avons une équipe assez réduite qui se constitue par étapes. La première c’est l’équipe permanente de deux personnes, qui est constitué de moi-même et une assistante. Ensuite intervient Michel NDOH qui apparaît à un an de l’évènement (Le Kolatier est une biennale) pour bâtir avec moi la stratégie de la prochaine édition. Pour la production, nous faisons appel à des chefs d’équipe dont les plus fidèles sont : Martial Nguéa, Aimé Sadou, Issa Yinkou, Franck Serge Pambé Aba, qui proposent chacun les membres de leurs équipes respectives. Nous nous attachons également les services des bénévoles.


• Quels sont les perspectives du festival pour les 5 ans à venir?

Luc YATCHOKEU : Pour l’appellation, je préfère parler de « Marché » à la place de « festival » à cause des missions qui sont les nôtres. Notre ambition pour les 5 ans à venir est de fédérer autour du Kolatier tous les acteurs de la filière musicale en Afrique afin que nous construisions ensemble le développement de l’industrie musicale du continent pour donner à la musique le poids économique qu’il mérite. Yaoundé devra être un grand carrefour de la music business en Afrique, et l’impact sur la « destination Cameroun doit être mesurable »

• Merci de nous compter comme partenaire cette année. Qu’attendez-vous de nous?

Luc YATCHOKEU : Accompagnez-nous comme les médias, nos premiers partenaires savent le faire. Soyez à nos côtés pour informer le public, nous dire ce qui a marché et si nécessaire quels ont été les manquements afin que nous puissions nous améliorer.
VisionArtistik sera au marché des musiques d’Afrique en octobre. Nous vous réservons des interviews exclusives et des directs  des coulisses jusqu’à la scène….à vous couper le souffle
NB: pour les professionnels qui veulent encore participer ….inscrivez-vous Ici

Musique: "Victorious" la chanson d'espoir pour les femmes battues!


Je m’abreuve depuis quelques jours à la décoction de cette chanson qui devrait interpeller toutes les femmes. Celles qui souffrent de violences en particulier. Cette chanson ce n’est pas que de belles voix, mais c’est  également un message fort. Une mélodie langoureuse  comme j’aime et surtout un jeu de basse qui me tue ! (Je lui dois bien une au bassiste ! Rire) 
À chaque écoute, je me dis « une si belle œuvre ne doit pas passer inaperçue ! » 

5 jours non-stop d’écoute….. À pleurer et chanter avec elles. À me poser les bonnes questions sur comment je dois éduquer mes garçons.
 Rutshelle artiste musicienne d’Haïti change de rythme l’instant d’exprimer sa douleur en compagnie de sa sœur Veeby du Cameroun.  Un duo né du désir de se confier sur les violences dont Rutshelle a eu à subir il y a quelques années. 
Les femmes nos reines sont victorieuses ! Chanson extraite du deuxième album #Rebelle de la ravissante Rutshelle et sorti en juin dernier.
La puissance vocale de Veeby vient comme un cri de guerre qui demande à la femme d’être forte, ne jamais baisser les bras. Elle vient en renfort afin de soutenir les pleurs de  Rutshelle.
Elles ont joué avec différentes langues pour faire passer le message à grande échelle et mieux décrier cette peine.

Victorious ft @veeby1 live pour la première fois ….. merci pointe noire

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Rutshelle dans sa voix douce et légèrement roc pleure cette douleur qui est sienne, celle des femmes, des filles, de nos sœurs, de nos mamans. Surtout nos mamans qui pendant longtemps sont restées silencieuses face à toute les formes de violence au nom de l’amour. A travers cette chanson elle panse ses  blessures. Une invite à se confier à toutes celles qui sont passées par là et ne savent pas quoi faire.Un appel à la douceur qui se projette jusqu’à la mélodie….. Laissez-vous bercer sans pourtant oublier le message.
Cette chanson, je la ressens dans mes tripes, car au moins une fois dans la vie, on a été confronté un jour à la violence, peut-être pas directement. Mais ca été le cas pour une amie, une sœur, une connaissance.
La chanson est le premier titre de l’album  #Rebelle de Rutshelle.

Aujourd’hui, le monde donne l’impression de vouloir changer les choses et pourtant  les colloques, les séminaires, les conférences n’y font rien dans beaucoup de pays encore. 
« Plus personne n’a le droit de me frapper! » , un cri de cœur qui parle au monde ! Non, c’est terminé monsieur. On ne se laissera plus faire !
Femmes battues, femmes torturées, femmes humiliées, femmes bafouées ! Il ne faut pas se laisser faire!
Femmes du monde entier relevons nos voix.
Seulement, pour y arriver, éduquons nos enfants au respect. Éduquons nos garçons à valoriser la femme. Éduquons nos enfants dans le respect ….tout simplement!
Une chanson que je vous recommande vivement!

Victorious…. Mon coup de coeur!
 
 

Entretien: Gino Sitson "Être doctorant en musicologie implique de se consacrer, des années durant, à la recherche scientifique dans le domaine de cette discipline."

Gino Sitson Cover album #Body&Voice

Gino Sitson, un vocaliste, un compositeur et musicologue camerounais est un exemple même de persévérance et d’abnégation. Il a obtenu il y a un mois, le 27 juin dernier, la mention très honorable à sa thèse de doctorat sur le thème : Transmission de deux valeurs esthétiques dans le Gwoka, genre musical guadeloupéen : le « santiman » et la « lokans » de l’université de Paris Sorbonne. Ambassadeur de bonne volonté pour l’Unicef, il vient en aide aux enfants rues. C’est un homme riche de culture que nous rencontrons pour qu’il nous édifie sur cette thèse qui honore le Cameroun tout entier.Rencontre avec notre docteur en musicologie.
Vision Artistik : Tu as  reçu ( 27Juin 2017) dernier, une mention très honorable pour ton doctorat en musicologie Université Paris-Sorbonne, comment tu te sens?
Gino Sitson : Je me sens comblé, comme toute personne qui vient d’obtenir un bon résultat. C’est l’aboutissement d’un dur labeur et le début d’une nouvelle aventure.
Vision Artistik : Qu’est-ce que ça signifie être doctorant en musicologie?
Gino Sitson : Être doctorant en musicologie implique de se consacrer, des années durant, à la recherche scientifique dans le domaine de cette discipline. Cela suppose de définir un terrain, des outils de recherche, une méthodologie, de mener à bien diverses tâches complémentaires. Enquête, entretiens, observations, lectures, réflexions, écriture… Toute personne qui a fait une thèse vous dira qu’il faut un certain courage pour arriver au terme de cette belle aventure, qui est aussi une épreuve.
Vision Artistik : En tant que musicologue quels sont les missions qui te sont assignés désormais? Qu’est qui change dans ta carrière d’artiste?
Gino Sitson : Il n’y a pas de missions à proprement parler. Il s’agit de poursuivre de nouvelles explorations en tant que chercheur et d’approfondir le travail que j’ai commencé il y a quelques années. En ligne de mire, se profilent la rédaction d’articles scientifiques et d’ouvrages, la participation à des colloques… Je ne sais pas encore avec précision ce qui va changer dans ma carrière d’artiste mais il est clair que j’ai franchi une nouvelle étape. Et que le fait d’avoir fait une thèse de musicologie aura des incidences. Je pense que tout est inter-relié.
Ma première rencontre avec Gino Sitson: Juillet 2012.

Vision Artistik : Tu es le premier Camerounais recevant ce titre à La Sorbonne, comment cette expertise peut-elle être mise au profit de la musique camerounaise?
Gino Sitson : Cette expertise peut être mise au profit de la musique camerounaise à travers les échanges, les séminaires, les colloques, des écrits… Transmettre est quelque chose de très important à mes yeux.
Vision Artistik : Quels sont tes projets après ce doctorat ?
Gino Sitson : La préparation de mon huitième album, dont la sortie est prévue en 2018. Des tournées. La rédaction de quelques articles scientifiques portant sur la voix. La publication de la toute première bibliographie commentée de la musique guadeloupéenne (1635-1848) dont je suis l’auteur, prévue dans les semaines qui viennent.
 
Ce qui est plus interessant encore avec lui, c’est la façon avec laquelle il transmet son savoir lors des multiples session de musicologie.
Apercu d’une  restituion de séance de travail ( vocal master)

Au-delà de cette facilité à partager son savoir, je vous invite à écouter ce chef-d’oeuvre pour ma part! Merci Gino pour tant de générosité.

 

Musique : Tout savoir sur le clip #Justbelieve de Kareyce Fotso

 

Kareyce Fotso artiste musicienne camerounaise  a depuis peu  divulgué son dernier vidéogramme à ses fans.  Le Titre #Justbelieve est une invitation à croire en soi qu’importent les impossibilités et les découragements.
Titre extrait de son album #Mokte sorti il y a 3 ans, elle lui donne une pêche vive et colorée avec un accent rythmique très gospel!
Pour comprendre la vision de cette chanson, nous avons rencontré l’artiste pour vous.
 

 Kareyce Fotso en  15 déclarations!

« Chacun devrait ecouter cette chanson ( Just believe) chaque matin. »
« Je produis un album généralement en 4 ans. »
« Les jeunes ne chantent plus en langues malheureusement. »
« J’aime le grain de voix de Mr Leo. »
« J’ai grandi à MvogAda où on subissait les langues des autres et finalement on apprenait en à parler. »
« Mvog Ada c’est ma force, ce quartier m’a forgé, il m’a permis de découvrir l’autre. »
« Chaque chanson vient avec ses qualités. »
« Le titre #Poala est le tout premier que j’ai eu à jouer avec la guitare. »
« J’aime beaucoup cette chanson (poala) car je l’ai écrite pendant des moments difficiles. »
« Je fais la musique qui me parle. »
« Je suis originale, authentique et différente, c’est ce qu’on demande aux artistes. »
« Quand on écoute mon album on doit savoir d’où je viens. »
« Dans chacun des titres de cet album (Mokte) , il y a des collaborations, mais elles ne sont pas vocales. »
« Il y aura beaucoup de surprises dans le prochain album. »
 » L’excellence ne fait pas le buzz chez nous »

Trève de bavardage le vidéogramme c’est ici…..#JustBelieve

 

Son actu:

Juste après le clip #JustBelieve, Kareyce va poursuivre avec deux autres vidéogrammes afin de clôturer véritablement avec l’album #Mokte.  Le titre #Kowadi écrit par Isnebo et un autre titre en langue #Bassa probablement #Manke.  Dès le 11 juillet, elle entame une tournée européenne avec pour première date la France, ensuite la  Belgique. Enfin elle terminera par l’Espagne, à Barcelone.

Fête de la musique 2017 : La ville de Douala offre des scènes de choix!

Comme tous les ans , on se retrouve encore cette année pour célébrer la musique dans la ville de Douala.
Différents plateaux seront offerts afin que les artistes confirmés et en herbe, puissent communier avec le public dans un espace ouvert. Le but étant de développer une proximité avec les populations.
Même si cette fête est entachée par le décès de l’artiste camerounaise Liza T, nous garderons le sourire pour cette celebration qui justement rend honneur au travail des poètes de belles mélodies.

A l’institut Francais de Douala.

Nous aurons en têtes d’affiches  Ben Decca, Ekambi Brillant, Salatiel, Dynastie le Tigre, Askia, le featurists, Michael Kiessou, Lornoar, Tizeu, Franko, Blaise B, Lynda Raymonde entre autres , mais aussi de révélations et jeunes talents dont il faudra faire le détour pour découvrir.

Selon la directrice  déléguée de l’Institut Français  à Douala, Amandine Sagnes « cette année, nous mettons cette fête sous le signe de la popularité, la sécurité, la bonne humeur, la fête populaire. 
L’IFC à Douala ne fête pas qu’un seul jour de musique, elle dédie toute cette semaine à la musique avec un grand concert 100% live  qui sera offert le 24 juin prochain ».
Pour Loïc Legros, responsable de l’animation culturelle de l’IFC à Douala « La catégorie  jeunes talents a eu à répondre à un appel à candidature afin d’être programmé, 11 groupes ont été retenus. On y retrouvera différents styles. Le spectacle sera présenté en deux temps ;   16 h-19h pour les découvertes et dès 19h pour les artistes confirmés »
«Il sera question d’accompagner les artistes vers la professionnalisation avec justement deux orchestres qui vont jouer avec eux en live  (L’Équipe du sud avec Serge Epoh et le Jioloci band avec Deko Ebongue)» a rapellé Abraham Nana, en charge de la communication à l’IFC à Douala.
Entre deux scènes, les populations présentes pourront poser des questions et discuter directement avec leurs stars et également participer aux jeux-concours afin de gagner des lots.
L’IFC promet différents styles  de toutes les générations, un bel ensemble de cohésion et de fraternité… Il ne manque plus qu’aux fans de bonne musique live, de faire le déplacement le 24 juin prochain dès 16h à l’esplanade de l’IFC de Douala au boulevard de la Liberté. La régie sera assurée par Marcel et Hervé deux des techniciens chevronnés que compte l’Institut.
C’est libre et gratuit pour tous!
 

Rendons-nous à présent à l’entrée de la  gare Bessengue de Douala.

Ce sont les artistes gospels qui vont nous distiller des chants d’adoration. Ils sont plus d’une trentaine qui seront là : Barakah, Amand Chrystal, Christelle Libai, Blanche Blessing, Cyril Etame, Balo, Dave Bayiga entre autres.
Pour Ella Sarah présidente du FAMUG Cameroun (Forum des Artistes et Musiciens Gospel du Cameroun ), qui chapeaute cette scène, «cette année le fils conducteur est : gospel music, rythme et multilinguisme pour la gloire de Jésus».
Comme innovation, Ella Sarah se veut rassurante,  « 4 grandes sections meubleront cette édition. Un accent sur la culture camerounaise : le multilinguisme, les rythmes du terroir qui vont contribuer à la cohésion sociale, les langues car on est d’abord Camerounais avant d’être anglophone ou francophone et le rap avec une dizaine d’artistes avec lesquels on reviendra sur le salut de l’humanité ».
Un moment fort où j’invite tous les chrétiens à s’y rendre peu importe la dénomination réligieuse. Comme par tout ailleurs, cette scène est libre et gratuite également.
 

Un tour du côté de Bonapriso au castel hall à 18 h, pour la FNAC live.

Cette  scène  mettra en scène des artistes à l’instar de Zangaléwa, Tenor, X. Maleya, Daphne, Ben Decca, Stanley Enow, Nicole Mara, Dynastie le Tigre, Mathematique, Trésor Mvoula et Singuila qui en profitera pour partager des  titres de son 4e album intitulé #Entredeux. Des titres connus par le public à l’instar de #Rossignol ou encore #AyMama.
 

Le restaurant Bolongui vous accueille du côté de Bali.

Qui sont ceux qui aiment le reggae, dance hall,  ragga, house,  slam ?Si vous êtes fans de tonton Boudor, Duc Z, Nowel, Skill papy,Pol’ Ahnry ,Armel Welaj, MArsi Essomba le slameur ou encore Flora Houang…..je vous invite à célébrer la musique de ce côté avec plusieurs autres artistes. En guest star Mr Dog si vous avez écouté la pub de #Mutzig sa voix vous dira assurément quelque chose!À découvrir absolument!
Le rendez-vous est pris à ancien secrétariat dès 16H. Entrée libre et gratuite.

Vous n’êtes pas loin du stade Cicam? Super!

Vous ne pourriez passer à côté du  géantissime légendaire Manu Dibango qui est l’invité special  cette année et parrain  du concours MützigSTAR 2017 qui sera effectivement lancé ce 21 juin 2017.
Sur cette scène qui célèbre la zik du Mboa, vous aurez Tenor, Daphne, Dynastie le tigre, Salatiel, Richard Amougou et Mathématique…..un air de fraicheur en cette célébration.
Le stade Cicam vous y attend dès 16h.

Vous aimez l’art? la peinture, le bodypainting, l’art culinaire?

Si vous êtes à Akwa Douala #AfricaLounge vous reserve un moment exquis en compagnie des arts pluriels.
Exposition des œuvres de Felix Fokoua (tableaux et dessins lives).

Bodypainting avec Keulion et surément beaucoup de bouffe!

Voilà quelques scènes qui ont retenu  notre attention pour la ville de Douala..nous espérons que vous n’allez pas rester cloitré chez vous alors que la musique sera faite pour vous! Bonne fête à tous les artistes.
Nous ne saurons vous souhaiter une bonne lecture sans avoir une pensée pour tous ces artistes qui sont partis. Merci à vous pour la vie! Éternel vous demeurez dans les mélodies…!

 

Un afterwork musical en faveur des enfants!


L’association Zik For All présente officiellement son programme d’éducation musicale baptisé #SaveTheMusic, le samedi 13 Mai à 16H à l’Hôtel Lumière – Akwa, autour d’un cocktail de charité.
AU PROGRAMME
– Spectacle de musique
– Présentation de nos partenaires sociaux: Orphelinat Nouvelle Destinée et Centre de refuge Agapé
– Démonstration des bienfaits du programme #SaveTheMusic
– Collecte de fonds au profit de nos partenaires sociaux

Moi je ferai un tour à ce spectacle pour deux raisons!
Premièrement, tout le monde sait que pour me toucher, il faut que les enfants interviennent, plus encore quand ils sont orphelins ou handicapés ou en situation de marginalisation. Oui c’est un peu mon faible, côté sensible. Je me demande toujours comment faire afin qu’ils soient heureux à chaque fois.
Donc du coup quand je tombe sur ce style d’actions pas très loin de ceux de mon association  #Sunrise qui se bat apporter du sourire aux enfants mal entendants à travers don, formations et autres…beh je fonce, je soutiens!
Quoi de beau que de voir un sourire sur le visage d’un enfant qui par la force des choses, est obligé d’endurer les difficultés de la vie?
La deuxième raison, c’est le choix des artistes pour accompagner cet événement. Des artistes que je n’ai JAMAIS vu jouer en playback. Pour ceux qui savent mon goût raffiné pour la musique, pour me convaincre (oui oui j’ai le droit de faire ma star :p ), c’est en LIVE tout au plus en semi-live, mais jamais en playback.
Papy Anza que je côtoie depuis ses débuts est un artiste musicien. Il chante et joue de la guitare, sa voix fluette, ses mélodies, et ses textes forts et poignants sont toujours une belle douceur à l’oreille.
Bibiane Sadey, ma petite sœur, de l’époque où elle jouait du piano à la grande dame que je vois sur scène, je suis fière de son parcours. En plus de chanter et peaufiner son album, elle accompagne plusieurs autres artistes aux chœurs et parfois même à la guitare.
Flora Houang , chanteuse que j’ai connu grâce au groupe « le collectif kalbass » avec Edel Koulla. Je vais la découvrir en verso solo.
Voilà les amis, si vous aussi vous pensez que des enfants à travers la musique et un petit don , méritent de se sentir bien….donnons-nous rdv!