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Retour au pays en ce temps de #Covid19 …Part 2

31 Mars 2020

Le ciel de Yaoundé

13 : 26 nous venons d’atterrir sur le tarmac de l’aéroport international de Nsimalen, Yaoundé, le ciel est bleu, le temps clément et je suis enfin heureuse de respirer l’air de ma terre patrie!

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai trouvé le temps de vol…un peu trop long ! C’est pourtant juste 2h45 minutes normalement. On a eu droit à une boisson. Par les temps qui courent je ne peux que dire merci !

Une fois l’appareil stabilisé, l’un des stewards nous demande de nous rasseoir et distribue des fiches du Ministère de la Santé Minsante , à remplir. Ensuite, nous recevons la carte d’embarcation…La fameuse blanche ((rire). On nous demande enfin nos passeports. On y range les deux fiches et on remet au steward. L’hôtesse fait l’appel afin de se rassurer que tout le monde a remis le sien.

Fiche du Ministère de la santé

A mon tour, je me lève, je prends mon sac au dos et mon sac à main….la précision est importante à ce niveau, je récupère ma fiche du Minsante. Je m’apprête à descendre quand je vois des hommes en combinaison au bas des steps. Ils désinfectent les passagers qui sortent. En bas à gauche, il y en a 3, 1 juste en face et le dernier à droite. On voit également deux messiers qui s’assurent du respect des consignes. Un peu plus loin, des personnes avec des masques, elles doivent être le personnel du Minsante ou du Minrex.

Descente de l’avion
Mes sacs en pleine desinfection! Je vous présente dodo le sac au dos noir dans tenu par le monsieur et mon jolie sac de perles offert par mon hôte d’Abidjan.

Une fois au bas de l’avion, celui qui est seul pulvérise un désinfectant au bas de mes pieds et sur les deux sacs. Une forte odeur d’eau de javel se dégage.

On avance vers le personnel médical (au vu de leur tenue), l’un d’eux récupère la fiche et l’autre nous donne du gel pour les mains. Un processus prévu dans le protocole de suivi du #Covid19.

Grosse valise rouge 🙂

Les bagages étant déjà au sol, il faut les récupérer et se diriger vers l’un des deux grands bus présent sur le site. Bon, j’avais une grosse valise de 27 kilos (rire)….j’ai traîné jusqu’au premier bus et je l’ai mis dans la soute.

Je suis montée m’installer dans le bus. Nous pouvions être une trentaine dans ce bus. Quand tous les passagers étaient bien installés dans les deux bus, c’est en escorte motorisée que nous nous sommes dirigés vers nos hôtels respectifs. Nous du premier groupe avons eu plus de chance que les autres, nous sommes allez direct dans le nôtre. Les autres ont dû traîner plus d’heures avant d’avoir accès à leur hôtel.

Mentalité camerounaise

Se faire escorter….ca du goût faut l’avouer!

Sur le chemin de l’hôtel, précisément à Odza, qu’elle ne fut pas ma surprise d’entendre des insultes de mes propres compatriotes !

« Voilà les coronas ! »

« Vous amenez les morts vivants là où ?»

« Rentrez chez vous avec votre maladie ! »

« Vous venez faire quoi ici avec votre corona ? »

Ça fait mal, ça fait très mal de voir autant d’inconscience ! D’entendre ce style de discours qui conforte une certaine frange de la population ! Surtout quand on sort d’un pays où on a vu les populations à l’œuvre. Ça fait mal d’être insulté dans son propre pays et par ses pairs ! Ils savent que le virus existe, mais ils vivent comme si, ils n’étaient pas concernés ! Sur le chemin, aucun seau d’eau ni savon, presque personnes avec les masques ou les gants. Ils vaquent à leurs occupations pensant misérablement que le virus vient d’ailleurs ! Ils sont dans les bars, aucune distanciation, les vendeurs discutant imperturbablement avec les acheteurs, les conducteurs de moto agglutinés comme d’habitude….. PRENONS TOUS CONSCIENCE DU DANGER BON SANG !

C’est quoi le problème ?

Une communication mal ciblée ? Non, je ne pense pas, car ils connaissent bien le virus ! Ils savent qu’il existe ! Ils ont en entendu parler au moins une fois !

La bêtise humaine ? Peut-être ! Sinon comment comprendre cette désinvolture malgré tout ce qui se dit ! Les mesures de prévention, les campagnes hors lignes, les informations qui fusent à la télé et sur les réseaux sociaux (vraies ou pas) …. Comment comprendre ?

C’est vraiment le moral en berne, réfléchissant sur comment essayer de faire changer les mentalités que nous sommes arrivés à l’hôtel, il était plus de 16 h.

C’est donc ici à Elig Essono que notre voyage a pris fin, dans ce lieu quadrillé qui devra nous héberger pendant nos 14 jours de confinement comme annoncé par les responsables de l’ambassade du Cameroun en Côte d’Ivoire.

Chacun a pris sa chambre et ses bagages….rire ! Eh oui ! Nous avons eu droit à un repas avant 19 h et puis …..

Premier repas d’une confinée en terre natale!

Fallait bien dormir après où bien ?

À demain !

Merci terre Ivoire…..retour au pays en ce temps de #Covid19 part 1

Merci mère terre! photo prise à l’aeroport

31 mars 2020

Il est 4h 06 à Abidjan, je viens de me réveiller pour la 3e fois de mon lit douillet. La peur au ventre de rater mon départ pour le Cameroun. Un départ tant attendu, car il  avait déjà été reporté. Cette fois-ci, je ne me rendors plus, musique gospel à fond dans  mes oreilles, je contemple les photos de mes garçons, je leur parle, je souris, je leur fais plein de bisous….4h20…le temps ne passe vraiment pas. Je range encore la chambre pour la énième fois. Je refuse au sommeil de pointer son nez. Je vais laver la douche de fond en comble….je regarde ma montre après… 5h25!

En chemin ….

Je décide de prendre mon bain. A 6h, nous étions au salon pour la prière. Mon hôte, que je vous ferai l’honneur de découvrir dans un autre billet, me prodigue encore des conseils sur mon retour et s’en va chercher le taxi.


6h22 je suis bien assise à l’arrière. J’active mon GPS pour savoir combien de temps mettra la course, c’est très pratique quand on est hors du pays. Je suis à 25 kilomètres de l’aéroport. Le temps marqué est de 48 minutes. Quelques endroits d’embouteillages mais rien de vraiment grave. On arrive finalement à 7 : 06 très exactement.

Arrivée à l’aeroport.

Nous étions attendus pour le début de l’embarquement à 8h. Une fois sur place, ce sont les américains qui avaient débuté avec le leur. Sur un coté des hommes en tenue probablement de la Navy je crois, et de l’autre côté c’était des résidents américains à Abidjan.

Embarquement

Vers 8h passé, c’était notre tour, après le passage obligatoire de prise de température et nettoyage de main au gel. Passeport et carnet de vaccination checked! L’ambassade ayant la liste des ressortissants voulant rentrer, l’enregistrement était facile et aisé.

Nous avions le precieux sésame!!!!! Aucun frais déboursé.

le precieux sésame!

Nous sommes ensuite montés dans la salle d’embarquement. Il y avait trois groupes de personnes, les américains, les français et nous les camerounais….tous voulant rentrer bien sûr.

…..n y est presque!


La porte des étoiles était là bien visible !…fallait la franchir ( rire) tant que je ne l’avais fait pas faite, pour moi rien n’était gagné ! A 10h, enfin on a appelé les passagers pour le Cameroun….ouf trois fois oufff !

Le voilà! Yaoundé loading…..


Nous montions ainsi ….. à bord Air Côte D’Ivoire N° 9002 du 31 mars 2020 en direction de l’aéroport international de Nsimalen, Yaoundé….. à suivre…




MASA 2020 : Didier Toko  » […MASA ZONE, c’est une première, ce côté du MASA, va refléter la créativité qu’on retrouve dans nos villes africaines dans les domaines des arts visuels graffiti, la mode, la danse et la musique…] »

Le MASA, le Marché des Arts et du Spectacle d’Abidjan en cette 11e édition, accueille pour la première fois en son sein, la Zone MASA, du 07 au 14 mars 2020 à Abidjan. Un espace dédié à l’urban street art africain. Afin d’être éclairé sur les objectifs et la raison d’être d’une telle initiative, nous avons rencontré pour vous le promoteur Didier Toko, acteur culturel camerounais très connu sur le continent qui a réuni ses pairs autour de cette vision.

VISION ARTISTIK – Comment nait l’idée de la Zone au MASA 2020. C’est quoi concrètement cette initiative.

DIDIER TOKO – La Zone au MASA ou MASA ZONE vient du fait que pendant mes participations antérieures au MASA, il n’ y avais pas vraiment un espace d’expression à tout ce qui est street and urban art africain, et sachant ce que ça représente comme grosse part de marché de nos jours non seulement, pour la musique mais pour toute cette industrie créative.

Pour les artistes c’est l’occasion de proposer leurs créations devant les diffuseurs du monde entier et surtout les diffuseurs venant du continent (constitués de directeurs de festivals, propriétaires de salles, tourneurs, bookeurs, médias spécialisés, labels etc….

Et pour les professionnels c’est de se regrouper pour la première fois ensemble pour trouver des entames de solutions à nos problématiques diverses, qui vont de la mobilité, la recherche des financements jusqu’aux diverses coopérations possible entre nous. 

VISION ARTISTIK – Quelles sont les personnes concernées par la zone ? À qui s’adresse la zone ? 

DIDIER TOKO Les personnes concernées par cette plateforme sont tout d’abord les artistes, ils ont besoin de diffusions et d’être distribués, le MASA est l’un des plus grands marchés sur le continent, normal que ce soit une grosse plateforme d’opportunités pour eux, puis s’ensuit les professionnels qui eux , ont des moments d’échanges et des workshops pour permettre aux uns et aux autres, de se mettre en réseau autour du MASA et les autres institutions africaines qui visent la promotion culturelle, c’est aussi une occasion de réseauter par rapport à nos divers projets structurants et pour en finir, il y’a aussi le public africain (celui d’Abidjan pour le moment) qui est concerné parce que c’est un public qui vit et consomme le made in Africa dans tous les genres actuellement, c’est aussi un marché en pleine croissance et c’est à nous au travers de ce genre de projet de les conquérir.

VISION ARTISTIK – Quelles sont les articulations de la zone ?

DIDIER TOKO –  Y’aura bien sûr un concert tous les soirs à l’esplanade du palais de la culture de Treichville, dans la journée, il y aura un peu plus tôt des activités professionnelles (Forums, workshop, échanges…) toujours au palais de la culture, y aura aussi une forte présence des arts visuels graffiti, de danse et des performances de mode.

VISION ARTISTIK – Quelles sont les personnes derrière l’initiative ?

DIDIER TOKO –  Un groupe d’entrepreneurs culturel africains donc je suis à la tête pour le moment, mais il y’a la cheville ouvrière au-delà de mon équipe de Douala qui est constitué des personnes comme Mr Kajeem, Mr Didier AWADI, Madame VANESSA KANGA, Mr Paul Edouard ETOUNDI, Mr Jacques EYANGO, Mr Abdoulaye SANGARÉ, Madame NASH, Mr Fredy MASSAMBA, Mr Mory TOURÉ, Mr Mike EPAKA, Mr Fabrice MVOUTI, Mr Selhami BAKARY ,Madame Armène DOUA, Madame Sophie KOUROUMA bien sûr sous la coordination du Professeur YACOUBA KONATÉ directeur du MASA et le comité artistique international du MASA pour ne citer que ceux-là.

VISION ARTISTIK – En quoi c’est un avantage pour un artiste d’être sur la zone alors qu’il y a des scènes off dans le MASA.

DIDIER TOKO –  Justement parce que c’est une sélection officielle, mais cela n’enlève en rien au fait que l’artiste en off a les mêmes chances de détection que ceux en ‘in’, vu que les professionnels vont partout et le public aussi, la seule spécification est que sur la Zone MASA la diffusion est ciblée, c’est uniquement pour les Arts Street d’Afrique et du monde pour respecter le thème de cette édition (Afrique Monde)

VISION ARTISTIK – Comment va se déployer la zone dans le MASA ?

DIDIER TOKO –  La zone c’est le MASA, d’ailleurs nous disons MASA ZONE, cest une première, donc, ce côté du MASA, va refléter la créativité qu’on retrouve dans nos villes africaines dans les domaines des arts visuels graffiti, la mode, la danse et la musique, on essaiera d’être présent avec nos codes urbains au niveau de la scénographie.

VISION ARTISTIK – C’est une première pour cette initiative, quel est l’objectif derrière ?

DIDIER TOKO –  Pouvoir assurer cette première édition en respectant au mieux le cahier des charges qu’on s’est fixé et se mettre au plus vite pour préparer la prochaine.

VISION ARTISTIK – N’avez-vous pas peur que le MASA absorbe la zone en termes de contenu, d’activités etc…?

DIDIER TOKO –  NON parce que LA ZONE comme je l’ai dit plus haut c’est le MASA, c’est une activité du MASA et d’ailleurs nous l’appelons plus  MASA ZONE.

VISION ARTISTIK – C’est quoi la suite de la Zone après le MASA ?

DIDIER TOKO –  On décidera tous ensemble pendant nos échanges et nos rencontres sur le MASA, pour le moment se réunir c’est déjà le plus grand défi et ce n’est pas facile croyez-moi, l’espoir étant d’être plus nombreux et greffer autour du MASA pour mieux se mettre en réseau.

VISION ARTISTIK – Autre  chose  que nous devons savoir  par rapport à la Zone?

DIDIER TOKO –  OUI Rendez-vous du 07 au 14 Mars 2020 à Abidjan.

JE SUIS DANS LA ZONE !!!!!!

ET VOUS AUSSI

LOLLLL

À très vite.

#LaZone2020
#MASA2020
#AfrikaToTheWorld
#SoFunSoCreativ

sports – Chan 2020: le palais polyvalent des sports de Yaoundé revêt sa plus belle tenue pour la cérémonie de tirage au sort



C’est demain 17 février 2020 que les yeux du monde en général et ceux de l’Afrique seront rivés sur le Cameroun, pays de toutes les hospitalités, en faveur de la cérémonie de tirage des poules pour le #CHAN2020 qui se déroulera du 04 au 25 avril prochain.

Le ticket qui vous donne accès au PAPOSY


Une cérémonie qui mêlera convivialité, partage et générosité artistique et culturel de tout un continent. Il faut dire que le site qui abritera la cérémonie ; le PAPOSY le Palais Polyvalent des Sports de Yaoundé, est un joyeux architectural situé dans la ville des 7 collines, qui accueille des manifestations culturelles et sportives. Il est doté d’une infrastructure qui offre des conditions techniques visuelles et acoustiques idéales pour une retransmission idoine d’un événement comme celui-ci.

Belle vue du PAPOSY


Les répétitions avec les artistes se sont déroulé ce dimanche avec la présence du ministre des Sports venu témoigner de l’effectivité des installations et des préparatifs. C’est une très forte équipe côté logistique qui y travaille depuis quelques jours déjà.

Installations dans la salle
Présence du Ministre des sports et de l’éducation physique ,Prof Narcisse Mouelle Kombi



Coté spectacle

Maestro Aladji Toure, Directeur Artistique du concert

C’est le maestro de renommé international Sir Aladji Toure , bassiste qui assurera la direction artistique du concert auquel ont été convié des artistes tels que Nicole Mara, Lornoar, Locko, Magasco, Taty Eyong entre autres. 

Taty Eyong annoncée pour ce concert
Ihims , auteure de l’hymne du CHAN

Ihims compositrice de l’hymne officielle de l’événement sera également aux premières loges pour donner de la voix. 

On retrouvera également des groupes folkloriques qui vont revisiter nos rythmes patrimoniaux à l’instar de l’assiko. Le mvet, mythique instrument traditionnel de musique sera en premier plan, avec un solo rien qu’en son honneur. Afin d’accompagner les différentes plages artistiques, l’orchestre constitué de 3 choristes, 1 batteur 1 bassiste,1 pianiste, 3 sessions cuivres avec trompette, saxo et trombone dirigé par Thierry Sandjo, nous proposera des génériques tout particuliers. Le rire sera au rendez-vous avec des sketchs orchestrés pour la circonstance ainsi qu’une prestation de danseurs et chorégraphes.

En bonne place des chorégraphes. Christelle et Martial accompagneront TATY EYONG
Repetitions au PAPOSY


Afin de rendre encore plus conviviale la cérémonie, les 15 pays invités, pourront savourer des rythmes bien de chez eux.
La technique côté son sera assuré par Gilbert Moudio qu’on ne présente plus !

Masters and mistresses of ceremony


Une cérémonie qui débutera à 18 h et sera présentée par Eric Christian Nya et Diane Ngassa, avec en première partie Gwladys Lebouda et Larry Effande. Les invités spéciaux arrivent petit à petit ainsi que les officiels de la CAF depuis hier déjà. Y prendront part également, les autorités du pays ainsi que la population qui est attendu massivement.
Pour y avoir accès, il fallait tout simplement s’enregistrer en ligne. 

Malheureusement, nous (Vision Artistik) n’y serons pas, mais des dispositions de retransmission en direct ont été prises par les organisateurs,  de façon à ne rien rater à la cérémonie sur vos écrans plats  !
C’est une belle cérémonie qui s’annonce pour le football africain au Cameroun.

#TotalCHAN2020

#CocanCmr2021



CINEMA : Maimounatou Bourzaka « Notre vœu le plus cher est que les pouvoirs publics prennent conscience des niches que constitue ce secteur ».

Depuis 3 ans, Maimounatou Bourzaka fondatrice du  Cinecamer qui valorise le secteur du cinéma camerounais sur le web et promotrice  des Journées du jeune cinéaste, propose aux jeunes de la ville de Yaoundé, des journées qui ont pour objectif les apprendre les rouages et les bases du cinéma.  Nous l’avons rencontré afin qu’elle nous parle de cette 3e édition qui se tiendra du 14 au février 2020 à Yaoundé sous le thème  » Violences faites aux femmes et aux enfants: si le cinéma se tait, il laisse faire »

Vision Artistik : Peux-tu nous présenter les Journées du Jeune Cinéaste JJC ?

Maimounatou jamais sans son sourire!

Maimounatou Bourzaka : C’est un événement annuel qui rentre dans le cadre de la célébration de la fête de la jeunesse. Les JJC ont été  initiées en 2018 par l’Association Cinecamer afin de valoriser et de célébrer les jeunes cinéastes camerounais. Il a également pour objectif de fournir des rudiments à cette frange de la population à travers des ateliers  de formation, des master-classes et des conférences-débats. Plus loin, nous voulons susciter des vocations et servir de plateforme d’échanges entre professionnels et amateurs et amateurs du secteur. Bien plus, montrer la portée du cinéma afin d’amener les pouvoirs publics à s’y intéresser davantage.

Vision Artistik : Qu’est qui a motivé cette initiative ?

Maimounatou Bourzaka : L’envie d’accompagner ces jeunes cinéastes en herbe qui manquent d’occasion pour rencontrer les professionnels. Nous recevons de nombreux messages de nos abonnés qui souhaitent se faire épauler par des aînés du métier, mais qui ne parviennent pas à les avoir. Aussi, nous voulons apporter du nôtre pour faire du cinéma un levier de développement. Notre vœu le plus cher est que les pouvoirs publics prennent conscience des niches que constitue ce secteur. Le Nigeria et les  Etats-Unis sont devenus de grandes puissances économiques grâce au cinéma et on peut le faire aussi. Nous avons des professionnels pétris de talent et d’expérience.

Par ailleurs, nous voulons aussi montrer les vrais films aux Camerounais en leur disant que les œuvres diffusées sur la chaîne rouge ne reflètent pas le vrai niveau du cinéma camerounais. Les objectifs sont si nombreux.

Vision Artistik : Journaliste et passionné de cinéma, ça aide dans l’organisation d’un événement comme celui-ci ?

Maimounatou Bourzaka : Énormément ! J’ai la chance d’avoir un carnet d’adresses assez fourni et ça m’ouvre de nombreuses portes. Aussi, chacun de mes amis se sent concerné par mes événements et ils m’appellent pour me proposer de passer sur leurs antennes. Je rends vraiment grâce à Dieu. Grâce à la notoriété que je pu avoir dans le domaine du cinéma à travers mon site www.cinecamer.info et mes années au festival Écrans Noirs, j’ai certaines facilités.

Vision Artistik : Quelles sont les activités qui vont meubler ces journées ?

Programme de l’édtion 2020

Maimounatou Bourzaka : Plusieurs activités vont meubler cette édition. Il y aura des ateliers sur le jeu d’acteur, l’écriture de scénario, les web-séries, la promotion du film et la mobilisation du public, le streaming…. On aura également la projection des films en exclusivité comme  » I’m okay  » de Stella Tchuisse et  » Orphelins » de Jessica Mpele. Sans oublier la conférence autour du thème  » violences faites aux femmes et aux enfants : si le cinéma se tait, il laisse faire »

Vision Artistik : Ces journées veulent toucher qui ? Au finish c’est quoi l’objectif ?

Maimounatou Bourzaka : A travers les JJC, nous voulons d’abord toucher le public en leur montrant du bon. Nous voulons leur faire savoir que nous produisons des films de qualité, contrairement à ce qu’ils croient au regard des films diffusés sur la chaîne rouge.

Nous souhaitons aussi amener les opérateurs économiques à investir dans le cinéma.

Vision Artistik- Comment s’est opéré le choix des formateurs des différents ateliers ?

Maimounatou Bourzaka : Étant, rigoureuse et gueularde 😅��😅, oui je l’avoue, j’ai choisi les meilleurs dans leurs domaines pour ces ateliers.

Ulrich TAKAM
Nkanya Nkwai
Samuel Iyabi

Claye Edou  pour moi, remporte le prix de la meilleure révélation de cette décennie. Il s’est imposé avec son premier long métrage intitulé Minga et la cuillère cassée. L’équipe du journal Le monde s’est déplacé pour la première de son film. C’était phénoménal. Jusqu’aujourd’hui, la magie de son film opéré car il est toujours diffusé dans des salles noires de monde. C’est ce secret là que je souhaiterais qu’il partage avec les autres.

Claye Edou

Alain Bomo Bomo a aussi écrit de belles pages de l’histoire du cinéma camerounais à travers son écurie. Il a formé bien de jeunes camerounais qui font la fierté du pays à l’instar  de Passy Ngah. Même chose pour les autres formateurs.

Alain Bomo Bomo

Que dire que Chedjou Kamdem qui est le meilleur en Afrique ❤❤❤❤ C’est vraiment la crème de la crème.

Chedjou Kamdem

Vision Artistik- rendu à la 3e édition quel bilan fais-tu des 2 premières éditions ? Qu’est ce qui te motive à continuer ?

Maimounatou Bourzaka : En réalité, j’ai voulu abandonner par manque de moyens. C’est très difficile d’organiser un événement sans sponsors. Mais, c’est la passion qui m’anime encore. On continue aussi parce qu’on se rend compte que de nombreuses personnes ont besoin de ce genre de plateforme. C’est un peu comme un devoir envers la société. Nous devons participer à l’éclosion du cinéma camerounais.

En ce qui concerne le bilan, il est très satisfaisant. Nous sommes enchantées des retombées et de ceux qui participent à l’événement car ils en tirent toujours des leçons.

Vision Artistik- C’est quoi ton plus grand rêve pour les JJC ?

Maimounatou Bourzaka : Que les JJC deviennent comme le Fespaco, c’est-à-dire une référence dans le monde. Ainsi, nous pourrons inviter les scénaristes de  » 24h chrono » et de  » Casa de papel »

Vision Artisitik- une information utile à faire partager aux in : ernautes ?

Maimounatou Bourzaka : Le cinéma éduque, informe et divertit. Il constitue une niche.

FÊTE DE LA JEUNESSE : les artistes s’invitent à la célébration

La fête de la jeunesse rendu à sa 54ème édition en ce 11 février 2020 au Cameroun ce célèbre sous le thème : Jeunesse,paix, décentralisation et participation à la gouvernance locale pour un Cameroun nouveau.

Petit historique https://www.camerounweb.com/CameroonHomePage/features/Voici-l-origine-de-la-f-te-de-la-jeunesse-du-11-f-vrier-432852

Pour les jeunes, ils ont droit à presqu’une semaine d’activités avant le grand défilé.. Généralement plusieurs activités sont organisées à travers le territoire nationale dans différents établissements scolaires . On va retrouver les jeux, la danse, des concours, certains feront même des foires et exhibitions. Le défilé intervient comme la dernière articulation du savoir faire de ces jeunes. C’est ainsi que les écoles excellent dans la créativité en matière de tenue afin de rendre leur passage spéciale.

 Hier, j’ai essayé de poser la question à 5 jeunes sur ce qu’ils savent de cette journée, beaucoup n’avaient pas de réponse. J’étais triste pourtant c’est un constat chez les élèves. Ils savent juste qu’ils ont une semaine d’activités et le 11 février ils vont défiler et ensuite pour certains, place aux réjouissances.

Les réjouissances parlons-en justement.

La ville de Douala propose 4 événements phares en ce jour.
Stanley Enow proposera un show live avec une pléthore d’artistes qui se produiront en première partie. Tout est calé depuis hier sur le site de Canal Olympia pour les jeunes qui viendront nombreux voir leur King. C’est également le début d’une tournée de lancement de son nouvel album Stanley vs Enow.  D’ailleurs, le concert est intitulé, Stanley vs Enow tour.



Du côté du parcours vitae à Bonamoussadi, Idriss Aladin comme à l’accoutumée offre un 100 % live show avec les artistes  Kameni,Mister Leo, Numerica, Nernoss, Cyrius Black et le groupeToofan . Un événement sponsorisé par la marque TOP de la SABC. C’est le traditionnel rendez-vous des jeunes que donne Idriss quelques années déjà.


Un tour au club camtel de Bepanda, sur le grand podium du festival FOMARIC avec un plateau jeune constitué de Duc Z , Martino Ngalle, Aveiro Djess et Thierry Olemba . Ils devront séduire le public a travers un spectacle de qualité et surtout live.


L’impact talent show sera au rendez-vous pour un moment de partage gospel avec Paul Gabriel ou encore Nomo Peret



A Yaoundé les adeptes de musiques gospel seront en fête du coté de Nsam avec ce concert de musique gospel avec des invités tel que jeunesse de l’EEC ou encore united brothers.

Dans les autres villes, des artistes donneront des spectacles également afin de célébrer la jeunesse en ce jour.



Entreprise : EcoBank lance Rafiki une intelligence artificielle en ligne.

La nouvelle année arrive généralement avec beaucoup de nouveaux projets et défis pour chacun d’entre nous. Cette année , nous vous proposerons également des bons plans pour votre business. Que ce soit dans le domaine de la culture ou autre, vous méritez de connaitre les meilleures offres qui se font surtout avec les établissements bancaires au Cameroun et sur le continent.
Pour cette première, je vous invite à rencontrer mon amie Rafiki à travers ce communiqué de presse et on se retrouvera très vite pour la suite!

Rafiki est une intelligence artificielle en ligne et conversationnelle lancée par Ecobank Cameroun qui vient révolutionner le service client de la banque panafricaine. Ce chatbot permettra aux clients d’Ecobank Cameroun de tirer profit des avantages qu’offrent les produits Ecobank sur Facebook. Elle permettra aux clients d’Ecobank Cameroun d’obtenir des informations liées à l’utilisation des produits de la banque.
Dans le monde entier, des robots à intelligence artificielle ont été explorés à des fins commerciales dans le secteur bancaire selon différents modèles. Ecobank a rejoint les nombreuses banques qui fournissent déjà ce service. Le fait qu’elles commencent avec la plate-forme numérique préférée de l’Afrique, Facebook, est un autre élément excitant. Vous vous demandez quelle est l’opportunité offerte par Ecobank avec le lancement de Rafiki?.
• Facebook affirme avoir «plus de 300 000 business bots et 8 milliards de messages entre leur plateforme et des utilisateurs», selon Mark Zuckerberg.
• Quartz Africa rapporte qu’environ 170 millions d’utilisateurs africains utilisent Facebook «principalement sur leurs téléphones».
• GMSA prévoit près de 500 millions de smartphones en Afrique subsaharienne d’ici 2020.

Les services en ligne d’Ecobank notamment Ecobank Mobile et EcobankPay, et tous les autres services digitaux se retrouvent directement sur les réseaux sociaux, grace à Rafiki. Ils sont devenus partie intégrante de la vie quotidienne des clients. Ecobank fournit à présent divers points de contact pour accéder virtuellement aux services bancaires et utilise l’IA pour analyser le comportement des clients et les mieux les servir en fonction de leur besoins / points de contact.

Rafiki offre aux consommateurs un autre moyen d’accéder à l’application mobile Ecobank. Contrairement à tous les autres canaux, Rafiki permet aux clients de se divertir directement sur Facebook via Messenger, d’effectuer un transfert d’argent, acheter du crédit téléphonique, payer les factures, obtenir un EcobankPay pour les payements de leurs clients, ouvrir un compte Xpress Ecobank, vérifier son solde et les taux de change actuels et le service client. Pas besoin de vous déconnecter et de lancer l’application. Les clients d’Ecobank bénéficieront d’un autre guichet unique pour des services bancaires simples et pratiques, n’importe où, à tout moment – pour plus de possibilités

Il s’agit là pour la banque panafricaine, de multiplier les transactions sur son application et de prouver une fois de plus sa détermination à améliorer leur service client en permettant aux clients d’avoir directement aux services et produits dont ils ont besoin. Rafiki est développé dans le cadre des efforts d’Ecobank visant à se rapprocher davantage de ses clients en ligne. Rafiki a été mis sur pied dans le cadre des efforts d’Ecobank, la banque panafricaine de davantage se rapprocher de ses clients en ligne. Accessible 24/7, elle a pour mission de rendre l’expérience bancaire de ses clients inoubliables et où qu’ils soient.

Utilisez «EcobankPay with Rafiki» sur Facebook Messenger maintenant…

Carnet de route : En route pour Ndjamena

Je me suis rendu à Ndjamena au Tchad afin de participer à la 12e  édition du Festival NdjamVi  le 05 décembre dernier par le Mannasse Ndoua Nguinambaye directeur artistique de Festival NdjamVi pour donner un atelier sur le blogging culturel, j’ai opté prendre la route afin de vous raconter un peu mon périple de Douala jusqu’au Ndjamena au Tchad.

 

Le voyage

Partie de Douala le 02 décembre, je me suis rendu à l’agence Touristique Express vers Ndokoti, une agence qui est réputée pour la ligne du Grand Nord.Je m’y rendais pour prendre des informations pensant me rendre sur Yaoundé avant de payer mon billet pour Ngaoundéré. Grande  a été ma surprise de constater qu’ils proposent le voyage direct jusqu’à Maroua.

Une fois mon ticket pris de Douala pour Maroua, ils m’ont fait savoir que de Maroua je devais payer un autre ticket pour le trajet jusqu’à Kousseri. Pendant que j’attends mon ticket de voyage, le monsieur au guichet me demande d’aller m’asseoir euye ! Suis habituée à recevoir direct après achat nor !Premier constat  d’une autre façon de travailler. Tu paies ton billet mais c’est au départ qu’on te le remet…..ok ! Nous quittons donc Douala à 17h en passant par Yaoundé, Bertoua, Garoua-Boulai…. On arrive à Ngaoundéré ensuite le trajet jusqu’à Garoua semble interminable. Une fois à Garoua, il faut rallier Maroua. La route est longue très longue. Le contrôle de CNI ne badine pas tout au long du trajet. Déjà qu’à l’entrée de la ville de Yaoundé tout le monde sort pour se faire contrôller ! C’est d’ailleurs lors d’un d’eux que je rencontre de Fernando Deumaga qui revient d’une belle mission humanitaire de Maroua avec son association Asprobir .  Pour faire un si long trajet il faut être mentalement fort surtout quand c’est la première fois.

Avant mon départ mon boss (oui oui)  Izane m’a donné cet itinéraire avec heures probables d’arrivée :

Douala – Yaoundé :5h

Yde – Ngaoundere : 14h

Ngaoundere – Garoua : 7h

Garoua –Maroua – 3h

Maroua – Kousseri 7h

A 22h nous étions à Yaoundé et à 6h le 03 décembre la belle de Bertoua nous accueillais !

A Ngaoundéré nous sommes arrivés vers 14h, j’ai pu prendre une douche, car l’agence est spacieuse, propre et il y a même une mosquée à l’intérieur. C’est également ici qu’on nous transfert dans un autre bus, moins beau que le premier quand même, mais toujours un gros porteur (70 places). Ici, un monsieur vous charge votre batterie  de Téléphone/Powerbank/Torche à 100 Fcfa devant l’agence. Contrairement à ses autres agences où un espace est aménagé pour cela. Après 1heure de pause, nous reprenons la route. Je commence à ressentir l’épuisement, mais l’engouement de découvrir est toujours présent.

Le paysage est beau, mais la nuit tombe vite et on se retrouve à Garoua vers 1h du matin. La fraicheur commence à se faire ressentir. A Garoua, nous faisons 30 mins d’escale et nous continuons à Maroua. C’est vers 5h que nous entrons dans la ville. J’avoue que je commence à me sentir pas très bien car le trajet Ngaoundere- Garoua était pénible ! Notre véhicule n’esquivait pas beaucoup les nids de poules sur la chaussé ! Jetais au denier banc…imaginez les secousses ! Une fois à Maroua….eh ha ! J’ai effectivement payé pour un nouveau ticket…seulement ce sont les petites Hiace de l’agence qui faisaient le trajet ! Seigneur !!! J’étais serrée !!! J’aurai dû payer deux places si je savais !

 

Maroua nous avons voyagé jusqu’à l’un des villages où on a attendu d’autres voitures pour un convoi car nous devrons être escorté par le BIR. Au total 8 voitures et téléphones éteints pour le trajet.

Ce sont donc les souvenirs de mes yeux qui vous parlent dès cet instant. Le paysage était magnifique à certain endroit, on a percevait des marres d’eau, des arbustes et de vaste étendu de terre aussi par moment. Des maisons d’habitations (des huttes beaucoup plus) . Beaucoup de poussière par contre. Les populations avaient l’air sereine, vaquaient à leurs occupations, les enfants courraient dans les cours, les femmes rentraient des champs avec des fagots de bois sur la tête ! Les bergers se baladaient avec leurs pâturages. Les ânes, étaient équipés pour porter les enfants et le matériel de cuisines ainsi que les vêtements dans certaines localités. J’ai remarqué que les oignons étaient super bon prix là-bas. Autre chose , on parle beaucoup plus  arabe et fulfulde.

A Waza, le parc était plein d’animaux c’était beauuu ! j’ai voulu prendre des photos avant de me rappeler les ordres de l’agent du BIR ! En plus mon phone était presque déchargé malgré les 3 powerbank que je possédais ! Nous sommes passés à Dabanga, j’ai eu un pincement de cœur, car je me suis souvenu de l’attaque qui  a eu ici il y a quelques années ! Seulement les populations avaient l’air paisible et sereine (point de vue étant dans le car bien sûr !). Quand je regardais les enfants qui jouaient, je me demandais s’ils savent vraiment ce qui s’est passé là-bas. Pensent-ils un jour venir dans nos grandes métropoles s’installer ? Que dirions-nous à ces enfants dans 10 ans ? Comment ne pas rester silencieux face à ce qu’ils subissent ?

 Nous avons traversé environ 5 villages et quelques kilomètres de Kousseri, l’escorte du BIR, nous a laissé. J’avoue que c’était hyper rassurant ! Car les histoires liées à Boko Haram dans cette contrée sont légions ! Je pense que c’est une des raisons pour laquelle ma famille n’était pas très motivée par ce voyage. Mais qui connait ma ténacité sait que quand je dis je vais le faire, c’est dur d’y sursoir !

La présence du BIR a contribué à rassurer les populations d’après la conversation que j’ai eue avec mes deux voisins du bus.

Ai-je parlé du degré de poussière ? Nous sommes arrivés à Kousseri vers 16 ! Mais alors couverte de poussière de la tête au pied ! Mais heureuse d’être partie de Douala dimanche à 17h pour arriver mardi vers 16h…. Le temps que mes hôtes vienne me chercher à l’agence j’ai encore mis au moins 45 mins là-bas….fatiguée certes ! Mais heureuse d’avoir vu un autre paon de mon pays !

A très vite pour mon séjour à Ndjamena !