Archives de catégorie : Acceuil

Célébration 10 ans de carrière de l'artiste Sanzy Viany, 10 amis s'expriment!!!


Elle est l’une des chanteuses à voix que compte le Cameroun. Une voix forte et puissante qui se balade aisément entre les notes les plus graves et les plus aigües. Belle et généreuse de par son talent, elle nous abreuve de belles mélodies depuis plus de 10ans. C’est  en 2007 qu’elle débute sa carrière avec le festival de voix de femmes MASAO. En 2009 elle nous présente son premier album  AKOUMA et en 2014  elle remet ça avec OSSU! Deux albums qu’on écoute avec beaucoup de délectation car les mélodies ont été pensées pour durer pour toujours. Partout et en tout temps…..indéfiniment…..tout simplement!
A l’occasion de cette célébration, 10 amis de Sanzy Viany ont décidé de lui témoigner une reconnaissance certaine et surtout partager un bout d’histoire avec elle.
Émotions étaient toujours au rendez-vous à chaque lecture.
#10AmisPourSanzy c’est dix personnes qui connaissent bien l’artiste et qui suivent son évolution musicale. Des personnes ont désisté à un moment  de notre cheminement malheureusement. Certains, malgré le programme chargé ont pu trouver une minute pour cet hommage que nous rendons public.
Retour sur les 10  messages  de 10 amis qui célèbrent les 10 ans de carrière Sanzy Viany.

André Manga illustre bassiste:

« Je rencontre Sanzy au travers d’une de ses performances à L’IFC en 2012, et ensuite à l’institut Goethe quelques moments après cela! Je me rappelle simplement avoir été impressionné au plus haut par les performances auxquelles j’avais assisté, étant nouvellement arrivé au pays! La maîtrise de sa voix dans des hauteurs angéliques, la maîtrise de sa scene, le chapeau de paille sous lequel se cachait la face pourtant souriante de son compagnon de route Fazer, ( Paix à son âme )! J’avais découvert un talent pur, et toutes ces années passées à l’observer aller plus loin tjrs plus loin m’ont émerveillés car, au delà de la talentueuse chanteuse, j’ai découvert aussi un frangine qui se soucis du devenir des autres artistes plus jeunes, sa générosité et son élan pour encadrer, et à tous les coups invoquer la protection du Très Haut sur ses jeunes sœurs de métiers. La route est longue, mais Sanzy y est bien engagée! Rendez vous à la fête de Mpang mininga! »
Kareyce Fotso Chanteuse de renom:
« Je ne sais pas où je t’ai vu pour la première fois
Je ne peux pas situer le temps de notre rencontre. Juste cette impression que tu as toujours fait partie de ma vie.
Il y a tant de choses en toi qui inspirent.
Femme forte, debout tu résistes
Le point levé, tu avances.
Parce que pour toi le futur c’est maintenant.
Hier est mort entraînant avec lui ses joies et ses peines
Alors OSSU, parce que c’est devant que ça se passe.
C’est toi qui me l’as enseigné. Merci ma petite sœur
Sorry sister si je ne te dis pas souvent je t’aime
C est parce que je suis une Bantou
Et chez nous, on ne dit pas l’amour
On partage l’amour
On vit l’amour
On ressent l’amour. Après les mots ne servent à rien
Alors vis l’amour que j’ai pour toi. j’en ai encore des tonnes à t’offrir .
Entre temps, si tu as une bière pour moi, tu peux désormais la confier à Ebode
T’inquiète il ne boit plus, sûre qu’il me l’enverra
Bianca Sydouce a posté une photo de lui avec une grande bouteille d’eau sur sa table
Nonnnn Sanzy , ne me dis pas que c’était un montage !
Je te confirme qu’heinnnn…Ebode ne boit plus ! »
HAPPY 10 YEARS
 

Gaelle Wondje magnifique Chanteuse :

« La première fois que je te vois tu es une des jeunes chanteuses qui passent en découvertes sur le plateau de MASSAO 2008.Tu étais pétillante et pleine de vie…avec ce sourire a nul autre égale !Tu chantais avec une passion qui n’a jamais tarit… Ça se voyait que tu étais irriguée de musique,normal alors que quelques années plus tard tu ais utilisé ce fleuve en toi pour penser tes plaies et le Seigneur aidant, grâce à ta foi si profonde, tu fus restauré.
Puis quelques temps après ce fut la maturation.
on ne dirait pas que 10ans sont passés hein! et nous sommes restés des sœurs malgré la distance, s’encourageant et se soutenant mutuellement.
Ta carrière est une fierté pour nous toutes. Je suis heureuse de voir la femme que tu es aujourd’hui.
Alors Joyeux 10 ans de carrière ma chérie !!!Que nôtre Père te couvre de Grâce et de Bénédiction.
OSSU!!! »

 
Bibiane Sadey  talentueuse artiste musicienne:
« Je croise Sanzy pour la première fois sur facebook (je crois) il y a 7 ou 8ans et d’un échange à l’autre je la croise en chair et en os chez le docteur Ntone Félicien car je l’y avais invitée et spontanément elle est venue…
Lorsqu’elle a croisé la tempête en 2013 j’ai (certes pas autant que d’autres personnes plus proches d’elle) apporté mon soutien moral à sa douleur. J’ai été honorée d’être parmi les témoins privilégiés de sa « résurrection » à l’institut français de Douala dans le cadre du « ossu tour »…
Dans 2 éditions de l’évènement « playlist » par Yshaper j’ai avec d’autres jeunes chanteuses eu l’occasion d’interpréter 2 de ses titres notamment « abui ngang » en 2015 et « ei nye » l’année dernière et à l’édition 2015 j’avais presque craqué parce qu’en temps réel j’avais pensé à ces douleurs en plus des miennes et comment elle a surmonté les siennes…
Sanzy est certes un être sensible mais très forte en même temps et adore beaucoup les harmonies ah non hein! Elle joue pas avec (lol).De plus on s’ennuie pas avec elle au milieu de ses nombreuses blagues…bref c’est le soleil quoi!
Je ne pourrai malheureusement pas célébrer avec elle le 12/08 mais ce fameux soir, depuis Douala je serai fortement convaincue de la beauté du spectacle puisqu’elle fera comme d’habitude…elle mettra le feu!
Joyeux anniversaire de carrière Sanzy et mon okok au coq robocop que tu avais dit que tu allais me préparer depuis là tient toujours!!!
Ossu! »
Abraham Nana, activiste culturel:

« Nous sommes en 2015, l’artiste international Oumou Sangaré est au Cameroun pour deux concerts (Douala et Yaoundé).
Sanzy me dit son souhait de rencontrer Oumou.
Une fois à Yaoundé, j’appelle Sanzy et elle nous rejoint à l’hôtel où logeait Oumou.
Oumou est séduite par la simplicité, la joie et le caractère respectueux de la jeune fille qu’elle a devant elle. Elle était encore plus en joie dès que Sanzy lui dit qu’elle est une chanteuse en lui remettant son CD.
Après quelques minutes d’échanges, Oumou dit « Je serai très ravie de faire une chanson avec toi sur scène ce soir. Est-ce possible ?» Et Sanzy répond « Quel honneur ! Ça sera avec un grand plaisir »
https://www.facebook.com/sanzy.viany/videos/1502484213115392/
Moi j’étais tout admiratif de voir deux artistes pétries de talents mais très humbles l’une comme l’autre. »
 

Falix  animateur/journaliste

« Merci Sanzy !
Elle fait partie de ces artistes qui enrichissent la carrière d’un animateur/journaliste ; De par leur consistance, leur grandeur d’esprit, leur capacité à vous produire de la matière, du contenu comme on dit dans le métier. Parce qu’elle est intelligente, charitable, drôle, vraie et toujours pleine de vie. Sanzy, j’ai eu le privilège de la recevoir par deux fois dans l’émission « Afro Beat » et à chaque fois le même plaisir et une inexplicable excitation. Sans doute parce qu’elle a le don de m’entrainer, tant par ses chansons que par tout ce qu’elle me raconte. Elle raconte sa passion, sa vie, ses mélodies, ses malheurs, ses coups bas… avec un naturel hypnotisant.
Elle et moi, c’est deux amis en commun. Le 1er est à l’origine de notre rencontre. Moi, grand fan de musiques d’Afrique, en quête de nouvelles émotions, tombe en 2009 sur le bouleversant « Minga Atan ». Effet immédiat ! Coup de foudre « musical » (on vous connait…lol) + un coup de fil et je décroche ma première interview avec l’énergique chanteuse, si fière de ses racines.
Notre 2ème ami alors ! Il nous a « funté » tous les deux, mais demeure en nous, nous lie et je l’espère à jamais. Sans plus.
10 ans à danser les douleurs, chanter les joies, diffuser des émotions…et tout porte à croire que le joli soleil de la Lékié n’a pas fini de briller. Merci Sanzy pour ta musique qui pour moi est simplement une belle leçon de vie et de passion. J’en profite pour dire au monde entier que j’ai réalisé avec toi deux des plus belles émissions de ma modeste carrière. J’espère avoir la chance d’en mettre une 3ème (et plus même hein) dans ma collection. OSSU ! »
 

Dania Ebongue journaliste :

« Alors que je te rencontrais pour la première fois en 2009 dans les loges de « Yafé », je découvrais cette délicieuse beauté qui le temps d’un éclair m’a séduit par le regard et la parole. Ce jour-là tu te laissais emporter par mes questions tendancieuses, mais tu répondais avec tact et impact. C’est alors que je me remémorais les paroles de Lionel Nname qui disaient : « Tu devrais aider Sanzy Viany. Le jour où tu la verras, tu seras forcement comblé ». Lionel n’avait pas menti.
Je ne te quittais plus des yeux dès cet instant. Et puis vint, le 10ème anniversaire de l’émission « LES COPS D’ABORD » en mai 2009. Le thème de cet anniversaire était « 10 ANS ENSEMBLE ».
Et il y’a quelques mois, tu m’appelles et me dis : « Je fête mes 10 ans et le thème sera 10 ANS ENSEMBLE ». J’ai compris que tu me faisais un clin d’œil. Car depuis cette première rencontre, tu es devenue une vraie petite sœur. Jours et nuits, ensemble. A l’étranger comme au Cameroun ensemble (même comme je t’ai plaqué à Paris, mais bon…). Tu n’avais d’ailleurs pas manqué de m’engueuler : « Papa », comme tu aimes m’appeler, « je t’ai attendu hein. Vraiment ».
C’est comme ça que tu es. Entière, honnête, sincère. Et on ne se lâche jamais. Tu as confiance en moi comme j’ai confiance en toi. Tu connais la profondeur de mon amour pour toi. 10 ans d’amour, 10 ans de confiance, 10 ans ensemble !
Joyeux anniversaire Sanzy Viany »
 

Monique Ngo Mayag  journaliste:

Ma musique de taxi
« Je revenais d’un reportage cet après-midi là ( mars 2011). Le temps était chaud comme il sait l’être à Douala. Et le bruit que faisait une jeune dame, dans le taxi qui me ramenait à la rédaction, n’arrangeait pas les choses. Elle parlait d’une certaine « Mater » avec sa voisine. J’écoutais d’une oreille distraite. Elle parlait quand même un peu fort la jeune dame ! « Non mais oh, besoin de calme », me disais-je intérieurement. J’essayais de m’évader en pensée. « Non ! Non ! La Mater exagère souvent ! », martelait la fille d’à côté, visiblement remontée. Je me retourne finalement pour coller un visage à ma nouvelle emmerdeuse.
A cet instant-là, je n’ai retenu que la couleur de ses dreadlocks. Ils étaient jaunes ocre je crois bien. Puis ouf ! Elle et son amie descendent finalement face à l’Institut français de Douala (à l’époque centre culturel français). L’histoire aurait pu en rester là. Le soir, mon boss me rappelle que je dois couvrir le spectacle de Queen Eteme. Ça tombe bien, je ne l’ai jamais vue sur scène. J’arrive dans la salle, mes tracas de la journée loin derrière moi. Et le spectacle peut commencer. Mais…mais…Qui vois-je sur scène, aux chœurs ?

Ben, mon emmerdeuse du taxi pardi! Y a vraiment que les collines qui ne se rencontrent pas ! Queen Eteme la présentera au public : « applaudissez bien fort Sanzy Viany !! » Ah, j’ai enfin son nom. Au fait, de quelle Mater parlait-elle le matin dans la voiture ? Je ne l’ai jamais su (Mdr). Le spectacle fut super ! ! Et depuis le temps, je ne manque pas les concerts de mon emmerdeuse du taxi. Encore moins celui du 12 août prochain à Yaoundé. Je continue à la regarder de loin ; exactement comme cet après-midi-là. Elle garde le même tempérament qu’au début ; énergique, pleine de vie avec l’humour en bonus. Ossu Mpang Minga ! »
 

Charlotte Pélagie Mouasso Eyoum fan de Sanzy Viany:

« Me Teug » ?! J’en ai fait ma thérapie…Une thérapie du bonheur.

« C’est en 2010 que nos chemins se croisent pour la première fois. Invitée à Ce soir ou jamais sur STV2 dont je suis l’une des chroniqueuses, tu goûtes au contenu de ma petite boite « jaune », la boite à questions. Eric Christian Nya , Marion Obam et les autres membres de la team en gardent certainement quelques souvenirs.

Peu éclairée en ce qui concerne les rythmes traditionnels de chez nous, je tombe inexplicablement sous le charme de ton album AKOUMA et ce, après une seule écoute. L’intensité que tu as mise dans le titre « Me Teug » suffit à m’envoûter et me pousse inexorablement à partager ton album avec les miens. Je ne comprends pas un traître mot de la langue Eton, pourtant je deviens l’ambassadrice de tes chansons auprès des miens au point où des amis décident de m’en traduire les textes.
Chaque fois que l’occasion se présente, je chante « Me Teug ». Mes collègues prennent eux aussi un plaisir certain à me demander d’interpréter la chanson. Les sollicitations ne viennent pas de ce que j’ai un talent affirmé pour le chant mais bien de la joie que me procure la seule évocation du titre. Et je ne m’en plains pas. Au contraire, je chante et ça me fait du bien. Je revois les sourires de Carole Leuwé et Max Amadou Bebel.
Il a suffi d’une chanson pour que je me sente connectée à toi. A la sortie de l’album OSSU, je ne manque pas à l’appel. Je m’incruste dans une émission qui n’est pas la mienne juste pour te faire un coucou. Je suis présente à l’IFC de Douala pour la présentation de l’album. Et je dois avouer qu’avec ce deuxième album, je suis comme une femme amoureuse qui redécouvre son époux après de longues années de mariage. Ah oui! J’ai le coup de foudre, pour la seconde fois. Puisque nous célébrons ta musique, j’ai envie de te dire à quel point je la kiffe, ta musique. Alors considère-moi comme une amie, une amie cachée qui te suit de pas très loin.
En ce dixième anniversaire, je te souhaite de garder précieusement cette belle flamme qui brûle en toi. Qu’elle te conduise jusqu’aux cimes et brille toujours de mille feux comme le soleil que tu es.
Ossu!
Joyeux anniversaire Sanzy Viany. »
 

Carole Leuwe fan de  bonne musique:

« Chaque rencontre avec toi est exceptionnelle.
Chaque discussion avec toi est enrichissante.
Chaque mélodie que tu diffuses est une panacée. 
Chaque son que tu émets est un délice auditif.
Sanzy Viany , ma douce Sanzy, le soleil qui illumina une belle rencontre radiophonique il y a plus de 7 ans ! Oui, un moment magique de radio, comme on n’entend pas toujours. 
Sanzy Viany , ma douce Sanzy , ce soleil qui brille dans nos cœurs tellement son sourire est radieux et vrai.
La maman protectrice, l’artiste à voix, la sœur en or, ta vie est un livre d’histoire où chaque chapitre inspire ton imaginaire de belles mélodies.
Tu es tellement altruiste, que tu ne peux rester indifférente à la souffrance d’autrui. Il ne m’a pas fallu passer 5 ans à tes côtés pour m’en rendre compte.
Ton partage d’amour et ta générosité pour les plus faibles, les femmes, nos mamans, et surtout nos enfants sont des qualités qui nous lient.
Ton parcours musical est digne de plus de 30 ans d’existence, eh oui, tu n’as pas attendu que ton nom résonne comme un tambour pour te frayer un chemin, tu t’es frayé un chemin afin que ton nom résonne comme un tambour.
Oui mon soleil, des scènes, tu en as fait, des tournées également, des projets, tu as participé.
10 ans plutôt quand tu débutais, ta vision était bien tracée et tu l’as protégé jusqu’aujourd’hui.
Tes albums : justes deux ! 2009 « Akouma » qui pour moi te révèle aux yeux du monde comme une entité vocale à suivre de très près ! 2014 « Ossu » la révélation justement de cette prouesse vocale. Tu as su joué du froids et du chaud, tu as su mettre de la force, de la douceur, et surtout beaucoup de tendresse, et même nous faire savourer tes mélancolies!!!! Deux albums et forcément un pur moment de jouissance auditif à leurs écoutes. 
OUI ma douce Sanzy, tu célèbres 10 ans de combat, d’acharnement, d’abnégation, car tout n’a pas toujours été rose, mais la femme forte et dynamique que tu es, a toujours su se relever comme une reine.
Tu es un exemple belle dame, tu es une belle âme.
Oui Sanzy, le monde voit l’artiste, la belle-dame, la chanteuse qui depuis 10ans nous fait danser au rythme de Me teug, minga atan (mon coup de cœur), djou ma, Se wa, Enye, Ossu, mpang minga, me yen, tu nous fais surfer sur des airs de blues, de jazz, de soul aie t’es trop forte !!!!! Tu sais nous faire balader avec ta voix, sur des graves et des aigues. Chaque scène que tu conçois est un délice visuel et sonore…..
Moi, je célèbre cette femme de cœur qui ne se laisse pas abattre par les vicissitudes de la vie ! Cette femme épanouie, cette mère heureuse, cette généreuse dame qui a su me relever quand je sombrais. Une dame forte ……mais frêle aussi.
Merci Sandrine. Tu n’es pas Soleil pour rien ! 
Nous serons là pour cette belle célébration de tes 10 ans de carrière !
Merci d’illuminer nos vies…… Musicalement ! « 


Ossu!
Nous avons décidé de célébrer avec l’artiste à notre façon. Nous souhaitons que son exemple d’humilité et de maturité puisse inspirer les jeunes à avoir une carrière musicale bien ficelée.
#10AmisPourSanzy n’a pas été facile  d’organiser malgré le résultat plus que parfait! (clin d’œil mon amie)  une idée de Monique Ngo Mayag brillante journaliste culturelle et qui a été peaufinée par ma modeste personne.
Rendez-vous demain au  Mi-Sahel dès 19h. Elle ne sera pas seule sur scène, Krotal, Macase, Danielle Eog, Denise Naafa, Judah, Moustik, YUM, Compagnons de 3pierres seront avec elle!!!! Belle que dis je très belle célébration en perspective! …… Vous êtes à Yaoundé? Ne manquez pas ça!

Crédit photo : William Nsai

Entretien: Gino Sitson "Être doctorant en musicologie implique de se consacrer, des années durant, à la recherche scientifique dans le domaine de cette discipline."

Gino Sitson Cover album #Body&Voice

Gino Sitson, un vocaliste, un compositeur et musicologue camerounais est un exemple même de persévérance et d’abnégation. Il a obtenu il y a un mois, le 27 juin dernier, la mention très honorable à sa thèse de doctorat sur le thème : Transmission de deux valeurs esthétiques dans le Gwoka, genre musical guadeloupéen : le « santiman » et la « lokans » de l’université de Paris Sorbonne. Ambassadeur de bonne volonté pour l’Unicef, il vient en aide aux enfants rues. C’est un homme riche de culture que nous rencontrons pour qu’il nous édifie sur cette thèse qui honore le Cameroun tout entier.Rencontre avec notre docteur en musicologie.
Vision Artistik : Tu as  reçu ( 27Juin 2017) dernier, une mention très honorable pour ton doctorat en musicologie Université Paris-Sorbonne, comment tu te sens?
Gino Sitson : Je me sens comblé, comme toute personne qui vient d’obtenir un bon résultat. C’est l’aboutissement d’un dur labeur et le début d’une nouvelle aventure.
Vision Artistik : Qu’est-ce que ça signifie être doctorant en musicologie?
Gino Sitson : Être doctorant en musicologie implique de se consacrer, des années durant, à la recherche scientifique dans le domaine de cette discipline. Cela suppose de définir un terrain, des outils de recherche, une méthodologie, de mener à bien diverses tâches complémentaires. Enquête, entretiens, observations, lectures, réflexions, écriture… Toute personne qui a fait une thèse vous dira qu’il faut un certain courage pour arriver au terme de cette belle aventure, qui est aussi une épreuve.
Vision Artistik : En tant que musicologue quels sont les missions qui te sont assignés désormais? Qu’est qui change dans ta carrière d’artiste?
Gino Sitson : Il n’y a pas de missions à proprement parler. Il s’agit de poursuivre de nouvelles explorations en tant que chercheur et d’approfondir le travail que j’ai commencé il y a quelques années. En ligne de mire, se profilent la rédaction d’articles scientifiques et d’ouvrages, la participation à des colloques… Je ne sais pas encore avec précision ce qui va changer dans ma carrière d’artiste mais il est clair que j’ai franchi une nouvelle étape. Et que le fait d’avoir fait une thèse de musicologie aura des incidences. Je pense que tout est inter-relié.
Ma première rencontre avec Gino Sitson: Juillet 2012.

Vision Artistik : Tu es le premier Camerounais recevant ce titre à La Sorbonne, comment cette expertise peut-elle être mise au profit de la musique camerounaise?
Gino Sitson : Cette expertise peut être mise au profit de la musique camerounaise à travers les échanges, les séminaires, les colloques, des écrits… Transmettre est quelque chose de très important à mes yeux.
Vision Artistik : Quels sont tes projets après ce doctorat ?
Gino Sitson : La préparation de mon huitième album, dont la sortie est prévue en 2018. Des tournées. La rédaction de quelques articles scientifiques portant sur la voix. La publication de la toute première bibliographie commentée de la musique guadeloupéenne (1635-1848) dont je suis l’auteur, prévue dans les semaines qui viennent.
 
Ce qui est plus interessant encore avec lui, c’est la façon avec laquelle il transmet son savoir lors des multiples session de musicologie.
Apercu d’une  restituion de séance de travail ( vocal master)

Au-delà de cette facilité à partager son savoir, je vous invite à écouter ce chef-d’oeuvre pour ma part! Merci Gino pour tant de générosité.

 

Musique : Tout savoir sur le clip #Justbelieve de Kareyce Fotso

 

Kareyce Fotso artiste musicienne camerounaise  a depuis peu  divulgué son dernier vidéogramme à ses fans.  Le Titre #Justbelieve est une invitation à croire en soi qu’importent les impossibilités et les découragements.
Titre extrait de son album #Mokte sorti il y a 3 ans, elle lui donne une pêche vive et colorée avec un accent rythmique très gospel!
Pour comprendre la vision de cette chanson, nous avons rencontré l’artiste pour vous.
 

 Kareyce Fotso en  15 déclarations!

« Chacun devrait ecouter cette chanson ( Just believe) chaque matin. »
« Je produis un album généralement en 4 ans. »
« Les jeunes ne chantent plus en langues malheureusement. »
« J’aime le grain de voix de Mr Leo. »
« J’ai grandi à MvogAda où on subissait les langues des autres et finalement on apprenait en à parler. »
« Mvog Ada c’est ma force, ce quartier m’a forgé, il m’a permis de découvrir l’autre. »
« Chaque chanson vient avec ses qualités. »
« Le titre #Poala est le tout premier que j’ai eu à jouer avec la guitare. »
« J’aime beaucoup cette chanson (poala) car je l’ai écrite pendant des moments difficiles. »
« Je fais la musique qui me parle. »
« Je suis originale, authentique et différente, c’est ce qu’on demande aux artistes. »
« Quand on écoute mon album on doit savoir d’où je viens. »
« Dans chacun des titres de cet album (Mokte) , il y a des collaborations, mais elles ne sont pas vocales. »
« Il y aura beaucoup de surprises dans le prochain album. »
 » L’excellence ne fait pas le buzz chez nous »

Trève de bavardage le vidéogramme c’est ici…..#JustBelieve

 

Son actu:

Juste après le clip #JustBelieve, Kareyce va poursuivre avec deux autres vidéogrammes afin de clôturer véritablement avec l’album #Mokte.  Le titre #Kowadi écrit par Isnebo et un autre titre en langue #Bassa probablement #Manke.  Dès le 11 juillet, elle entame une tournée européenne avec pour première date la France, ensuite la  Belgique. Enfin elle terminera par l’Espagne, à Barcelone.

Entretien : Landry Mbassi "Etre commissaire d'exposition est un véritable travail d’orfèvre qui nécessite par conséquent de pouvoir disposer d’une assez large fourchette de compétences."

Landry Mbassi commissaire de l’exposition.

Pour les amoureux de l’art contemporain qui sont à Yaoundé ou de passage, une exposition  dénommée #Cheminements  se tient jusqu’au 31 juillet prochain à la galerie d’art de Yaoundé . Un travail qui met au jour, le travail  acharné de plusieurs artistes de différents types – peinture, vidéo, bande dessinée, installation, performance, body art et sculpture  . Nous sommes allé à la rencontre du commissaire de cette exposition Landry Mbassi, il nous invite à découvrir son univers.

Bonjour Landry Mbassi pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs?
Bonjour Carole, et merci de m’accorder cette interview.
J’ai un profil assez complexe; je suis tout d’abord un plasticien (photographie, installation, dessin et sculpture) formé, en partie à l’Université de Yaoundé I et au travers de résidences et de rencontres diverses. Mais, je m’intéresse aussi au design, à l’architecture (d’avantage à l’architecture d’intérieur), à la scénographie (cela va de soi) et au commissariat, particulièrement, depuis 2007.

Vous êtes cité à chaque fois qu’on parle art contemporain et photographie au Cameroun, que dis votre parcours sur le sujet?

Petit, je rêvais en réalité d’être architecte. Après un faux pas à 15 ans, en classe de 3ème, je me suis retrouvé à suivre un cursus littéraire. Donc, seconde littéraire au lieu de technique (F4). Sans jamais cessé de dessiner dans ma tête, des plans de maison, j’y suis allé…
J’ai toujours aimé la lecture et l’écriture. Il m’est aussi arrivé, adolescent, de faire de la bande dessinée. Arrivé en Terminale, j’ai découvert la philosophie et tous les discours sur l’esthétique..la pensée de plusieurs auteurs sur l’Art et le beau. Après l’obtention de mon bac A (langues), j’ai, grâce à mon père, découvert la filière APHA (Arts plastiques et Histoire de l’art à l’Université de Yaoundé I). La formation ici n’était hélas pas assez ouverte (poussée). Je me suis rabattu sur les résidences et les voyages. Plus tard, l’écriture m’a rattrapé. Le développement d’idées, de projets artistiques…ce sont là des domaines qui me parlent. De fil à aiguille, je me suis formé au gré des expériences. Au fil des rencontres et des mélanges. Et voilà!
Depuis le mois de Mai, vous êtes le commissaire de l’expo « Cheminements – art contemporain du Cameroun » qui se tient à la galerie d’art récemment inaugurée à Yaoundé. Parlez-nous de cette aventure.
Un matin, alors que je m’apprête à sortir de chez moi, je reçois un coup de fil de Marylin Douala Bell (présidente de Doual’art) – eh oui, la princesse! – qui me demande si je suis disponible pour monter une exposition sur Yaoundé. La réponse est vite donnée et je suis rappelé plus tard dans l’après-midi par Lore Criado-Engel de l’Institut français – Yaoundé qui me précisera plus tard les contours du projet. La suite est moins glam’ mais, je prends rapidement acte de cette lourde responsabilité qui m’est donnée : commissarier la toute première exposition de la galerie d’art contemporain de Yaoundé. Il faut préciser que le projet est une idée conjointe de la Coopération française et du Ministère des arts et de la culture du Cameroun, dans le cadre du contrat de désendettement et de développement (C2D). L’aventure a donc été vécue avec acharnement et malgré les soubresauts dus aux réalités du contexte et les obstacles, on y est parvenu. Elle se poursuit tranquillement jusqu’au 31 juillet.

Landry Mbassi en pleine installation

Installation de l’expo

Quels sont les artistes qui y exposent?
En peinture, nous avons Boris Nzébo (Douala), Kristine Tsala (Douala), Ajarb Bernard (Douala), Jean David Nkot (Douala), Marc Padeu (Nkongsamba), Wilfried Mbida (Nkongsamba), Rostand Pokam (Douala); en sculpture, Hervé Yamguen (Douala), Jean Michel Dissake (Yaoundé), Joseph Francis Sumegne (Yaoundé), Dieudonné Fokou (Yaoundé; en installation, Bem (Yaoundé); en photographie, Max Mbakop (Douala), Darius Meke (Yaoundé), Steeve Mvondo (Douala), Blaise Djilo (Maroua); en Dessin Bd, nous avons Reine Dibussi (Yaoundé)et Landry Kamdem (Douala), en performance et body art, nous avons Ange Kayifa – Body Art (Yaoundé) et enfin, en vidéo, nous avons Yvon Ngassam (Douala). Ce qui nous amène à un total de 20 artistes.
Clichets de l’expo

Clichets de l’expo

Clichets de l’expo

 
Quel est votre rôle véritable entant que commissaire de cette exposition?
Mon rôle en tant que commissaire d’exposition est d’en organiser le contenu. De l’idée – ce que nous appelons couramment, le concept – au montage; ce qui intègre l’écriture d’un texte qui servirait de « fil conducteur », la sélection des œuvres (artistes) devant constituer le menu de l’exposition, la formulation des biographies et l’examen des éléments y relatifs et la coordination du catalogue (quand sa confection a été prise en compte dans le projet), la conception d’une scénographie accolée au concept (si besoin). C’est un véritable travail d’orfèvre qui nécessite par conséquent de pouvoir disposer d’une assez large fourchette de compétences.
Y a-t-il des projets après cette exposition? Quels sont ceux sur lesquels vous travaillez?
Oui, nous le souhaitons et l’espérons de tous nos vœux. Quand je dis nous, c’est de toute la communauté artistique du pays que je parle. Car, malgré le plus engageant des enthousiasmes, rien ne peut se faire sans la volonté politique; et à cet effet, nous comptons beaucoup sur l’institution de tutelle qui a bien voulu nous gratifié de cette jolie bâtisse. Il s’agit maintenant de maintenir le cap, de prolonger cette belle initiative. De lui conférer un caractère spatio-temporel à la hauteur du talent et de la force du génie créateur camerounais.
Les projets sur lesquels je travaille ne peuvent malheureusement être dévoilés (vous m’en excuserez) tant que la galerie n’est pas entrée dans un fonctionnement administratif légal. Il est important de signaler à cet effet que la galerie, à l’heure où je vous parle, n’a pas encore de personnel, ni de statut véritable. Nous attendons encore le texte qui en régira le fonctionnement. Donc, impossible de formuler ici les projets qui se profilent dans ce lieu. Mais, toutefois, nous n’attendrons pas que le texte en question soit rendu public, nous avons commencé à travailler sur une programmation qui sera dévoilée au moment opportun.
 
Quel est votre avis aujourd’hui sur l’art contemporaine tel que exercé par les jeunes artistes?
L’avenir de l’art contemporain tel que pratiqué par les jeunes artistes camerounais, si ‘est de cela que vous parlez, est, je me permettrais de l’affirmer, aguichant. Et il confirme cette thèse du paradoxe camerounais qui veut que notre pays, malgré l’état de friche général, sait produire des génies en tout domaine. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe en ce moment du côté de Douala, avec des jeunes artistes comme Ajarb, Boris Nzébo, Rostand Pokam, Samuel Dallé, Kristine Tsalla et j’en passe. Ce sont là des exemples que notre pays regorge de talents et qu’avec juste un peu d’accompagnement, la jeune création pourrait mieux se porter encore.
Cheminements(s) : intitulé de l’exposition.

Comment s’y prendre pour se rendre à la galerie?
La galerie d’art contemporain de Yaoundé (GACY) se trouve dans la zone administrative, face pharmacie du lac. Pour s’y rendre, il suffit d’emprunter un taxi et dire donner cette destination, ou dire, ministère des mines et précisez au taximan que l’on souhaiterait descendre avant, au niveau de la pharmacie du lac. Je crois que tout bon chauffeur de taxi qui mérite sa capacité est en mesure de vous y conduire. Sinon, dans un avenir plus ou moins proche, la galerie jouira (sous réserve que les recommandations émises par la coopération française soient appliquées) d’un site Internet et tous les renseignements sur sa localisation.
Comment rentrer en contact avec vous?
Je réponds 6 99 03 43 79 et mon courriel est mbassilandry@gmail.com
 

Fête de la musique 2017 : La ville de Douala offre des scènes de choix!

Comme tous les ans , on se retrouve encore cette année pour célébrer la musique dans la ville de Douala.
Différents plateaux seront offerts afin que les artistes confirmés et en herbe, puissent communier avec le public dans un espace ouvert. Le but étant de développer une proximité avec les populations.
Même si cette fête est entachée par le décès de l’artiste camerounaise Liza T, nous garderons le sourire pour cette celebration qui justement rend honneur au travail des poètes de belles mélodies.

A l’institut Francais de Douala.

Nous aurons en têtes d’affiches  Ben Decca, Ekambi Brillant, Salatiel, Dynastie le Tigre, Askia, le featurists, Michael Kiessou, Lornoar, Tizeu, Franko, Blaise B, Lynda Raymonde entre autres , mais aussi de révélations et jeunes talents dont il faudra faire le détour pour découvrir.

Selon la directrice  déléguée de l’Institut Français  à Douala, Amandine Sagnes « cette année, nous mettons cette fête sous le signe de la popularité, la sécurité, la bonne humeur, la fête populaire. 
L’IFC à Douala ne fête pas qu’un seul jour de musique, elle dédie toute cette semaine à la musique avec un grand concert 100% live  qui sera offert le 24 juin prochain ».
Pour Loïc Legros, responsable de l’animation culturelle de l’IFC à Douala « La catégorie  jeunes talents a eu à répondre à un appel à candidature afin d’être programmé, 11 groupes ont été retenus. On y retrouvera différents styles. Le spectacle sera présenté en deux temps ;   16 h-19h pour les découvertes et dès 19h pour les artistes confirmés »
«Il sera question d’accompagner les artistes vers la professionnalisation avec justement deux orchestres qui vont jouer avec eux en live  (L’Équipe du sud avec Serge Epoh et le Jioloci band avec Deko Ebongue)» a rapellé Abraham Nana, en charge de la communication à l’IFC à Douala.
Entre deux scènes, les populations présentes pourront poser des questions et discuter directement avec leurs stars et également participer aux jeux-concours afin de gagner des lots.
L’IFC promet différents styles  de toutes les générations, un bel ensemble de cohésion et de fraternité… Il ne manque plus qu’aux fans de bonne musique live, de faire le déplacement le 24 juin prochain dès 16h à l’esplanade de l’IFC de Douala au boulevard de la Liberté. La régie sera assurée par Marcel et Hervé deux des techniciens chevronnés que compte l’Institut.
C’est libre et gratuit pour tous!
 

Rendons-nous à présent à l’entrée de la  gare Bessengue de Douala.

Ce sont les artistes gospels qui vont nous distiller des chants d’adoration. Ils sont plus d’une trentaine qui seront là : Barakah, Amand Chrystal, Christelle Libai, Blanche Blessing, Cyril Etame, Balo, Dave Bayiga entre autres.
Pour Ella Sarah présidente du FAMUG Cameroun (Forum des Artistes et Musiciens Gospel du Cameroun ), qui chapeaute cette scène, «cette année le fils conducteur est : gospel music, rythme et multilinguisme pour la gloire de Jésus».
Comme innovation, Ella Sarah se veut rassurante,  « 4 grandes sections meubleront cette édition. Un accent sur la culture camerounaise : le multilinguisme, les rythmes du terroir qui vont contribuer à la cohésion sociale, les langues car on est d’abord Camerounais avant d’être anglophone ou francophone et le rap avec une dizaine d’artistes avec lesquels on reviendra sur le salut de l’humanité ».
Un moment fort où j’invite tous les chrétiens à s’y rendre peu importe la dénomination réligieuse. Comme par tout ailleurs, cette scène est libre et gratuite également.
 

Un tour du côté de Bonapriso au castel hall à 18 h, pour la FNAC live.

Cette  scène  mettra en scène des artistes à l’instar de Zangaléwa, Tenor, X. Maleya, Daphne, Ben Decca, Stanley Enow, Nicole Mara, Dynastie le Tigre, Mathematique, Trésor Mvoula et Singuila qui en profitera pour partager des  titres de son 4e album intitulé #Entredeux. Des titres connus par le public à l’instar de #Rossignol ou encore #AyMama.
 

Le restaurant Bolongui vous accueille du côté de Bali.

Qui sont ceux qui aiment le reggae, dance hall,  ragga, house,  slam ?Si vous êtes fans de tonton Boudor, Duc Z, Nowel, Skill papy,Pol’ Ahnry ,Armel Welaj, MArsi Essomba le slameur ou encore Flora Houang…..je vous invite à célébrer la musique de ce côté avec plusieurs autres artistes. En guest star Mr Dog si vous avez écouté la pub de #Mutzig sa voix vous dira assurément quelque chose!À découvrir absolument!
Le rendez-vous est pris à ancien secrétariat dès 16H. Entrée libre et gratuite.

Vous n’êtes pas loin du stade Cicam? Super!

Vous ne pourriez passer à côté du  géantissime légendaire Manu Dibango qui est l’invité special  cette année et parrain  du concours MützigSTAR 2017 qui sera effectivement lancé ce 21 juin 2017.
Sur cette scène qui célèbre la zik du Mboa, vous aurez Tenor, Daphne, Dynastie le tigre, Salatiel, Richard Amougou et Mathématique…..un air de fraicheur en cette célébration.
Le stade Cicam vous y attend dès 16h.

Vous aimez l’art? la peinture, le bodypainting, l’art culinaire?

Si vous êtes à Akwa Douala #AfricaLounge vous reserve un moment exquis en compagnie des arts pluriels.
Exposition des œuvres de Felix Fokoua (tableaux et dessins lives).

Bodypainting avec Keulion et surément beaucoup de bouffe!

Voilà quelques scènes qui ont retenu  notre attention pour la ville de Douala..nous espérons que vous n’allez pas rester cloitré chez vous alors que la musique sera faite pour vous! Bonne fête à tous les artistes.
Nous ne saurons vous souhaiter une bonne lecture sans avoir une pensée pour tous ces artistes qui sont partis. Merci à vous pour la vie! Éternel vous demeurez dans les mélodies…!

 

Poésie : Ode à ma mère !

Lumière du monde, lumière de mon existence!
Femme par qui je vis le soleil et la lune.
Femme forte et téméraire,
La vie n’a pas toujours été tendre avec toi
Pourtant, c’est tout sourire que tu nous as conçu ma sœur et moi.

Ode à notre mère!

Femme de poigne, tu as fait passer tes enfants avant tout dans ta vie, jusqu’à subir les railleries de ta famille,
Oui brave femme, solide tu as toujours été pour nous, plus qu’un roc!
Solide tu es pour tes petits fils, tes soldats : 5 au total, qui te rendent bien ton amour.
O mère, parfois j’ai juste besoin du quart de ta force, pour être une mère comblée pour mes fils.
Tu t’es sacrifié contre vent et marée afin que nous, tes filles, puissions-nous épanouir.
Tu as gardé ta dignité quand tu te faisais trainer dans la boue
Tu es resté forte à l’usure du temps.
Belle et forte…..maa Sue!

Maman, toi qui nous bénie au quotidien après chaque appel,
Toi qui nous apprends la patience et l’intégrité dans nos vies,
Celle par qui j’ai appris cette cuisine que mes amies raffolent,
Celle par qui j’ai appris à ne pas dépendre d’un homme.
Comment te dire merci?
Merci pour tout maman.

 
Belle, dynamique, battante, rassembleuse, courageuse, humble voilà quelques qualificatifs qui vivent en toi.
Belle de par ton cœur,
Dynamique de par ta force,
Battante de par ton énergie,
Rassembleuse de par l’amour que tu as pour tes semblables,
Courageuse de par l’audace que tu as toujours eu,
Humble de par tes convictions.
Maman tu n’es pas que belle, tu es sublime à nos yeux.
Merci pour ces années de calme et de sérénité face à nos rages enfantines, à nos incompréhensions, à nos fugues, à nos colères, à nos bouderies, à nos bêtises.
Merci pour tes conseils, tes remarques, tes apprentissages et même tes colères.
Diane, maa Sue et Carole : AMOUR toujours!

Merci pour l’amour que tu as su nous inculquer tout ce temps.
Merci pour tes prières au quotidien.
Merci pour ton humilité, une belle leçon de vie venant de toi.
Merci pour ta générosité légendaire,
Merci pour ta vie…..tout simplement.

Je t’aime maman.

HONORE : UN SOURIRE POUR LA VIE !

 
Mars 2001
Honoré aujourd’hui, âgé de 11 ans fait ses premiers pas au collège.
Après un long combat de maladie, le serrer chaque soir dans mes bras avant qu’il ne se rendorme me procure  toujours autant de plaisir. Il est plus qu’un enfant, il est toute une vie !
Étudiante à l’université de Dschang, Anne était l’exemple même de la fille studieuse. Deuxième année sociologie, elle était la préférée de ses enseignants, sortant très peu, elle se consacrait entièrement à ses études. Comme on le dit ici chez nous, elle se ‘préservait’ pour son futur époux. Rare de nos jours !
Tout allait bien jusqu’au jour où son chemin croisa celui d’Adrien, beau, élégant, séduisant, intelligent et gentil, bref le mec parfait et en plus, il était étudiant en maîtrise en science naturelle.
Il était l’Homme, celui dont elle avait toujours rêvé, celui dont elle crût être le bon ! Seulement, le passé de ce dernier n’était pas aussi clair qu’il voulait nous le faire croire et encore moins nous faire penser. Leur relation dura cinq mois – intense, dense, pleine d’ambiance et de jouvence. Cinq mois inoubliables pour Anne. Même étant donné que c’était la première relation d’Anne, et qu’elle ne savait pas vraiment s’y prendre. Quelque temps après, elle tomba enceinte. Adrien mis au courant de la situation l’abandonna afin de pourvoir continuer ses études sans être dérangé. Quelle ingratitude ! Ne sachant pas trop comment faire, elle tenta un avortement qui échoua. Elle finit par décider de garder donc cet enfant qui refusa de la quitter.
Malheureusement pour Anne, sa grossesse fût pénible et pleine de complications, résultante de son avortement échoué. Elle souffrit beaucoup, mais garda courage. Elle avait arrêté les cours depuis fort longtemps, au désarroi de ses parents qui avaient mis le paquet pour qu’elle reçoive la meilleure éducation possible. Ceci avenant, elle devînt la risée de tous. Elle s’en moqua c’est vrai, mais avec un pincement au cœur, elle se sentit coupable au plus profond d’elle-même, car elle était abandonnée par tous enfin…..presque tous puisque j’étais là ! Anne était  devenue malingre, elle perdit l’appétit et était tout le temps couchée. Elle ne faisait même plus la vaisselle. Il y a des moments où j’aurais tout donné pour qu’elle me fasse part de ses pensées. Je priais dans mon for intérieur pour qu’elle n’essaie pas de penser au pire pendant cette période, qu’elle n’essaie même pas d’y penser !
Tout fût prêt, afin presque tout, pour cet individu innocent et fragile. Dieu ne laisse jamais personne ! Je puis vous dire que c’est vrai. Je ne peux pas vous dire comment nous avions fait pour survivre et préparer la venue du bébé en même temps que trouver l’argent pour les visites médicales qui ne nous demandaient pas moins de cinquante mille francs CFA en moyenne par mois . Au huitième mois, elle fût internée dans un hôpital de la ville. Le 20 mai 2000, elle mît au monde un prématuré qu’elle prénomma Honoré, car il avait honoré de sa présence le jour de l’unité nationale, quelle triste ironie du sort pourtant !
Seulement trois mois plus tard, elle mourut ! Les parents choqués, restèrent indifférents à cet enfant qui ne demanda pas à vivre, pire encore, Adrien ne dédaigna même pas se présenter le jour de l’enterrement, pourtant la nouvelle lui était bien et belle parvenue. Après les obsèques d’Anne, ses parents délaissèrent l’enfant dont ils n’étaient même pas venu voir et ce malgré le fait qu’il fût prématuré. Pour eux, cet enfant n’était nullement le bienvenu et de surcroît un bâtard ! leur premier petit-fils un bâtard ?non, trop dure la pilule à avaler !
La défunte ayant pressenti le triste sort que pourrait vivre Honoré si elle n’était plus là, me recommanda dans ces dernières volontés de m’occuper de lui comme mon propre fils.
Chose que je fis et que je fais jusqu’à nos jours onze ans (rendu à 17 ans aujourd’hui) plus tard. Aujourd’hui encore je pleure Anne, mais à travers les yeux d’Honoré, je la vois tout en blanc comme un ange, toute souriante et heureuse de le voir si éveillé.
Cependant, depuis le décès de sa mère, un secret me pèse tant !un, trop lourd à garder pour moi toute seule. Anne était séropositive et elle est morte du Sida. En fait, elle avait été contaminée par Adrien et c’est pendant les visites médicales durant sa grossesse qu’elle a été diagnostiquée porteuse du virus ! Quant à ce dernier nous ne savons pas s’il est déjà au courant de sa situation. Une attention toute particulière devait lui être accordée avec son statut sérologique. Et comme si cela ne suffisait pas, Honoré  fut néanmoins contaminé pendant la grossesse.
Dieu merci, il est suivi dans un centre de santé et se porte bien. Régulièrement nous faisons nos visites médicales. Heureusement que les anti-rétroviraux ne coûtent plus aussi chers que pendant sa naissance. Tous les mois, il se plait à aller au centre de santé.
Honoré en ce jour est un bout de choux qui a la rage de vivre, curieux, vif et éveillé, il est un séropositif émancipé et dans sa peau surtout pour son jeune âge. Ensemble nous  combattrons et vaincrons cette maladie. Honoré a eu beaucoup de chance d’autres n’ont pas eu autant et sont pour la plupart décédés, non seulement de cette maladie mais surtout d’abandon, de négligence et surtout de stigmatisation.
Qu’est devenu Adrien ? Ne m’en parlé pas ! Je n’ai plus de ses nouvelles depuis bien longtemps. Une fois en discutant avec des amis j’appris qu’il était au Gabon afin de finir sa thèse. Ma plus grande prière c’est de voir les parents d’Anne pardonner leur fille. Ne disons-nous pas souvent ‘que ce qui est fait est fait ?’ j’ai donné une chance à Honoré pourquoi pas eux ?
Anne peut être ta sœur, ta voisine, ton amie, ta cousine ou une simple passante.
Honoré peut être ton frère, ton voisin, ton ami, ton cousin.
Adrien repend le mal autour de lui et peut être même sans s’en rendre compte jusqu’à nos jours.
 
Moi j’ai fait mon test et je suis séronégative. Je donne la chance à tous les séropositifs- à pourvoir a une vie meilleure- à vivre une vie meilleure- à aspirer a une vie meilleure sans jugement aucun.
Ne laissons pas ces malades à eux-mêmes, ils ont besoin de nous, rendons leur la vie plus facile en partageant tout ce que nous avons et tout ce que nous pouvons, ainsi nous améliorons leur vie qui n’est pas du tout rose afin de leur apporter ……un sourire !!!
Un sourire pour la vie !

Honoré mon lion, ma force, ma victoire sur la maladie!!

#RePost nouvelle rédigée en 2001.