Noël en couleur pour nos amis autistes

La noël rythme généralement avec partage, cadeaux, et générosité. C’est un moment de prédilection pour offrir des cadeaux aux enfants.

Le sapin de Noël

D’aucuns préfèrent offrir un peu de sourire aux enfants en situation de vulnérabilité, les enfants souffrants d’un handicap, des orphelins etc etc. Chacun y va de sa sensibilité.

Ça été le cas pour des amis et moi.
Nous avons décidé d’offrir un petit Noël en couleur à une trentaine d’enfants autistes de la MadyLife foundation à Bonaberi.

Une partie du repas apprêtée pour la circonstance

Un petit repas et des jouets afin qu’ils sachent que leur différence n’est pas un frein au bonheur.


Dans l’idée du projet, beaucoup d’amis ont été seduit et ensemble le 24 décembre dernier, nous avons célébré la noël avec les amis autistes.

Quelques jouets reçus


Tous n’étant pas présents, les cadeaux ont été laissés au centre afin qu’ils puissent les récupérer à la rentrée.
Ce fût très émouvant de voir ces enfants faire des démonstrations de danse et de sport.


L’artiste rappeur Angelo est arrivé de Ngaoundere juste pour célébrer avec les enfants en nous gratifiant de sa chanson #ndole, fort apprécié par les enfants.

L’artiste Angelo en pleine prestation


La directrice du centre Aurelie Mbadjoun nous a accueilli dans son centre avec son personnel dédié à la tâche. Nous étions vraiment conquis malgré la chaleur qui était à son paroxisme. Nous entrevoyons déjà comment mobiliser les fonds pour faire reparer le plafonnier et permettre aux enfants d’être dans de conditions meilleures pour leur épanouissement.

Aurelie nous souhaitant la bienvenue, à côté, le conteur Ondoa l’Afrikain et assise à droite la psychomotricienne

Le témoignage d’un parent à rendu encore plus réel la difficulté d’avoir un enfant autiste et les mesures à prendre afin de ne pas stigmatiser l’enfant.

Des échanges ont suivis entre parents, invités et les responsables du centre. Avant de rentrer, les invités ont laissé leurs impressions dans le livre d’or.

La remise des cadeaux était également un moment fort, car beaucoup d’enfants malheureusement n’en reçoivent pas😔.

C’est autour d’un modeste repas que nous avons clôturé notre noël en couleur pour nos amis autistes.

Remise des cadeaux

C’est l’occasion pour moi de dire infiniment merci à tous les amis et connaissances qui ont crû en ma modeste personne et qui ont contribué à donner un peu de sourire aux enfants.

Nous espérons vous compter plus nombreux la prochaine fois, surtout au mois de juin 2020 , date à laquelle l’école organise une grande fête. Mais avant, nous devons nous mobiliser pour offrir un plafonnier au centre car la rentrée c’est le 07 janvier 2020 et avec le temps qu’il fait, on devra se dépêcher. Heureusement, je sais compter sur vous ❤️.

Joyeux Noël à tous et surtout une pleine année de réussite et de générosité…. Welcome 2020.

Conte-performatif : Ondoa l’Afrikain présente « la promesse du vent »

Préambule

Évundü ( le vent ) avait travaillé d’arrache-pied pendant trois jours et trois nuits siècle à construire les bornes de l’humanité à l’intérieur desquels il plaça Sîî ( la terre ) et tous ses habitants.
Au quatrième jours, fatigué mais fier de son travail il s’assit sur son fauteuil tout à côté de son mystérieux confident Biem-bia-bum.
Mais quelques temps plus tard, une rébellion éclata, menée par une infime partie des habitants qui n’appréciaient guère l’esprit d’égalité qui existait entre tous les habitants. C’est ainsi qu’ils réussirent à casser et à sortir des bornes de l’humanité…
Cet acte attrista Évundü qui piqua une grande colère, explosa et se dissipa à travers le monde à la quête de la repentance des insurgés et aussi et surtout…
De tout acte positif capable de ramener les êtres vers les bornes de l’humanité.
Cependant, avant d’exploser, il fît une promesse dont il confia une partie à son confident Biem-bia-bum,l’autre est avec lui partout.


De qui, de quoi parle t’elle ?
Peut-être de toi, peut-être de l’autre…

Ce Conte-performatif s’est tenu le 14 décembre 2019 à Bonendale avec la participation du studio Art 123 de Justine Gaga plasticienne de renommée camerounaise.

Dans sa quête de comprendre les méandres de l’esclavage, son origine et les acteurs qui ont lutté pour son éradication, Ondoa nous a balladé dans le questionnement de l’humanité. De notre intelligence. De notre mentalité. De notre capacité à surmonter sans oublier mais aussi à célébrer ces héros méconnus qui, pourtant, ont marqué l’histoire…..La nôtre.
Connaissez vous Victor Schoelcher ? Non ! Tenez-vous tranquille, avant l’œuvre de notre artiste, moi même je ne le connaissais pas !….Et pourtant, et pourtant !Bonendale, ce beau village dans Bonaberi, nous a reçu avec sa chaleur habituelle. Ils sont sortis témoigner de la Promesse du vent. Même si nous n’avons pas pu ériger notre plaque comme prévu en l’honneur de cet homme vaillant et fière de sa lutte contre le racisme, nous sommes sûre d’une chose,la lutte pour la liberté ne se donnera jamais, on devra se battre, deux fois plus encore aujourd’hui.
Oui oui la Promesse vit sa vie sur terre en attendant toucher son héros, ses adeptes, son moment de gloire.

Merci l’artiste !

Challenges vacances 2019: La finale

La jeunesse africaine prendra le pouvoir le dimanche 29 décembre 2019 à Canal Olympia Bessengue à Douala, lors de la finale internationale *Challenge Vacances*.

Ils ont été sélectionnés parmi les meilleurs des différentes rubriques notamment :

La danse hip hop

Le chant

Le coupé décalé

Le rap

La sappe

Venant de 16 villes du Cameroun, les élèves et étudiants finalistes ont dû braver tous les challenges durant la compétition pour figurer parmi les meilleurs.

La grande rencontre pour cette édition se déroulera dans la grande salle de Canal Olympia pour un moment de détente avec des guests de haut volte.

Un jury composé de chorégraphes, stylistes et musiciens, trié sur le volet aura la lourde charge de choisir les meilleurs qui remporteront la somme de 5 000 000fcfa à partager entre les candidats.

Rendu à sa 14e édition, l’organisation a misé sur la présence effective des artistes tels que Ariel Sheney, Safarel Obiang qui arrivent au Cameroun avant le début de la finale.
À leurs côtés, les jeunes auront la plaisir de vivre un show explosif avec également Maalhox, Blanche Bailey et Aveiro Djess.

A noter , des anciennes légendes de challenge vacances viendront également donner de leur savoir à l’instar de King Kreol et Joel P guest dancers, Joel P en musique ,Moustik en humour et Eloabi en danse.

Vous ne le saviez peut être pas , mais plusieurs figures jeunes y sont passés, Snake, le chorégraphe devenu international ainsi que Agathe Djokam. Taty Eyong qui est une fierté musicale, on compte également Locko, Numerica,Lily Swagga, Franco, ou encore Dynastie le Tigre

Ils sont passés par Challenge Vacances!

Deux hosts vont entretenir les centaines de jeunes qui viendront supporter et soutenir leurs camarades mais également vivre une fin d’année en couleur.

Cameroun : Challenge vacances 2019, la finale promet d'être un show de feu avec à la clé 5 millions de FCFA à partager aux meilleurs candidats.

Comme tous les derniers dimanches de l’année depuis 13 éditions, challenge vacances sera une fois de plus l’événement qui va drainer des jeunes autour des valeurs de partage de leurs savoir faire. Ils pourront également communier avec leurs amis en cette fin d’année dans un environnement sécurisé avec des artistes qu’ils aiment!

Nous en profitons pour vous souhaiter une heureuse fin d’année!

Les vraies célébrations se font avec un millésime.

C’est le grand jour, papa reçoit sa médaille de travail ce jour. Une célébration que nous préparons depuis plusieurs mois déjà.

Depuis 4 jours, la maison est pleine, des membres de la famille s’activent, certains au ménage d’autres à la cuisine avec maman , pendant que les hommes font des achats de boissons et tous ceux qui sera consommé.
Il y a deux jours nous étions à Youpwe ( petite localité dans la région du Littoral, réputée pour la vente de poissons frais), ma tante et moi. Grâce à sa force de persuasion , elle a pu obtenir un bar d’environ 10 kilogrammes a moins de 15000FCFA. Un poisson destiné spécialement à la braise selon les explications qu’elle m’a donné.
Une fois de retour, elle s’est mise à le nettoyer minutieusement . Pendant ce temps, j’étais à la tâche pour d’autres travaux à fournir. Maman avait prévu un menu des plus costaud afin d’honorer son mari et par ricochet les nombreux convives attendus pour la célébration.

Des entrées froides et chaudes certaines dans des verrines, des olives et des canapés. Pour le plat de résistance ; du ndole, du poulet frit, des gambas, des boulettes de viande, du rôti de porc, des légumineuses, du pistache, du méchoui, la sauce jaune, le mbongo, les fricassés de poulets, du plantain vapeurs, du riz cantonnais, des frites de pommes, des battons de manioc, des brochettes, du poisson braisé, en dessert ; tout un assortiment de fruits en plus des sorbets. C’était la première véritable célébration dans la famille, ils ont mis le paquet afin qu’elle réussisse.
Maman avait demandé à quelques membres de sa réunion à venir lui donner un coup de main, sans oublier les tantes et cousines qui ont fait le plein de la maison.
L’ambiance était bon enfant, les fritures ont été faite en journée la veille de la fête. Tout est passé, plantains, poissons, poulets, les biscottes etc. Vers 19h, les grandes tantes ont mis le « kondre » au feu, un pot au feu de plantain et de gibier. Ainsi que le met de pistache. Deux grosses marmites auxquelles il fallait du feu en grande quantité toute la nuit. Au petit matin, le ndole, les différentes sauces, le méchoui ont été apprêtés et concoctés en dehors du gros poisson à la braise et les brochettes qui ont été mis à la braise vers midi.
Toutes les entrées ont été faites par les cousines. Papa a une cousine spécialiste de pâtisserie, elle nous a bluffé par un assortiments de gâteaux, de tartes, de pizza.
À 14h tout était prêt pour la service traiteur fait maison !
Elle était belle la table, drapée de blanc, les assiettes bleus claire avaient des bordures dorées rendant le tout juste une tuerie visuelle !

Dans le bar monté spécialement pour l’occasion, les liqueurs étaient placés à gauche , un peu plus bas les boissons gazeuses, en dessous les jus naturel servi tube en forme de fontaine. A gauche …..du champagne…. Pas n’importe quelle marque !

Je me rappelle que papa nous avait dit que la fête sans ce champagne ne devrait pas être belle ! Un champagne réservé le précisait il a ‘ ses invités VIP.’

Déjà que la position de la bouteille donnait une fière allure et une finesse à ce côté du bar.
Quand le buffet a été lancé , il fallu tout un cérémonial pour que papa fasse servir les bouteilles de champagne a ses invités. Je pense que c’est là que j’ai compris surtout quand il a appelé son épouse et tous ses enfants afin de nous offrir chacun une coupe ! Du Moët et Chandon Impérial ! J’en goutait pour la toute première fois….Je devais avoir 15ans à cette époque.

Dès lors je me suis dit que quand je serais grande j’en offrirai a mes amis de valeurs. J’ai dû attendre avoir 21 ans pour le faire.
Je venais d’avoir mon master en management des projets ! J’y ai invité des amis de qualité afin de célébrer cette réussite un peu comme font les stars américaines . Papa et maman m’ont honoré de leur présence, au moment de sabrer le champagne, j’ai regardé papa je lui ai souris. Il m’a prise dans ses bras afin que nous puissions savourer ce #MoetMoment en famille !

Je venais d’entrer dans la cours des ‘grands’
Si j’ai multiplié ces moments avec beaucoup de plaisir, et cette année je me rend compte que j’ai participé à le faire apprécier dans mon entourage. AU delà de ça , il célèbre son 150eme anniversaire en entant le champagne le plus apprécié dans le monde.
Je suis fière de participer a sa célébration au Cameroun 22 juin.

Sambas Professionnels : Patrick Mboma parraine la 6e édition.

Les sambas professionnels sont une plateforme qui est né du désir de faire rêver les jeunes à travers le parcours des icônes dont les valeurs épousent celles de l’organisation.

Faire comprendre aux jeunes qu’on peut partir de rien et devenir quelqu’un. C’est fort de cette vision que depuis 6 ans déjà Josiane Matene, jeune femme entrepreneur dynamique, perspicace, téméraire et son équipe se donnent corps et âmes afin de partager cette belle vision.Une vision qu’elle partage avec toutes les têtes bien faites qu’elle rencontre lors de ses nombreux déplacement. D’ailleurs , elle a ainsi puit rallier à sa cause des icônes tels que Didier Drogba, Harry Rosemalk,Christine Kelly, Manu Dibango, ou encore Magic Mboma les différents parrains depuis le lancement des sambas professionnels.

A côtés d’eux des coaches tels que Pape Diouf, Alex Siewe, et pleins d’autres personnalités à qui on donnerai cher pour passer ce ne reste que 10 mins en leur compagnie. Pendant près d’une semaine, plus de 300 jeunes vont les côtoyer, se former, s’instruire à travers différents ateliers portants sur des thèmes variés, avec à la clé pour les meilleurs, des stages dans les entreprises, des prises en charges pour certaines formations.

C’est le complexe scolaire Michel Dirat qui accueille tout ce beau monde encore cette année.
Il faut dire que la conférence de presse de l’évènement s’est tenue le 3 juin avec la présence de presque tous les invités. Ce fut un plaisir de discuter avec des personnes telles que Patrick Mboma ou encore des opérateurs culturels locaux, mais également des confrères journalistes.

Morgan Barrès

Sidjeur

Josiane Matene boss lady

Ysys artiste camerounaise vivant au Gabon

Love n Live and myself

Latif

Grâce à l’invitation des amis de Ibogazik : Latif, Sidjeur,Morgan et Josiane elle-même, nous ( Love N Live, Serge Laurent et moi-même) avons été conviés à ce moment d’échange entre les organisateurs et la presse locale. Le groupe musical Love N Live en a profité pour partager un bout d’éternité avec les convives au sorti de la conférence. Moment fort impressionnant, plein de chaleur, et surtout de pas de danses !

Conférence de presse

Love N Live, Patrick « Magic » Mboma, Serge Laurent, Alex Siewe 🇨🇲

Bon à savoir
Ce que je retiens des sambas professionnels , depuis le lancement de cette initiative c’est plus de 650 jeunes a qui on a pu donner des rudiments de l’entreprenariat, du self motivation, et des bases pour le montage de projet entre autres, et cette année encore, ils seront plus de 300 jeunes qui vont en bénéficier.

Au-delà de tout , je vois bien comment les entreprises mettent du paquet pour encourager une jeunesse dynamique et travailleuse. Je vois les ministères de la jeunesse et de l’emploie se mobiliser afin de soutenir l’initiative. Malgré les débuts difficiles et les difficultés rencontrées en chemin, qui ont vu la promotrice passé une nuit en cellule pour un défaut de paiement l’année dernière et surcroît elle était enceinte 😔😔…….un exemple de témérité ! C’est aussi ça croire en sa vision malgré tout !

Nous souhaitons bonne suite pour les éditions à venir, nous espérons que les musiciens seront plus nombreux à participer également….en tout cas avec Love N Live une chose est sûre, le partage du bout d’éternité était magique !

Le programme prévoit :

6 édition du 3 au 8 juin 2019 à Libreville – Gabon// UN PARRAIN//
Patrick MBOMA ; Légende du football africain et consultant à Canal+//NOS ATOUTS//
– 6 jours de partage et de connexion avec des personnalités de renom
– 6 jours de coaching BtoB par une personnalité
– 6 jours pour changer de mentaliser afin de saisir des opportunités

// NOS ATELIERS//
– Ingénierie événementielle et le rôle du numérique animé par @Alex SIEWE et Hervé Fmk Mandina.
– Les médias africains , sport, développement et Opportunités animé par Martin Camus MIMB Officiel et @Romain GRIMAUD.
– Journalisme : rédaction de contenus et présentation animé par Joelle Ndong( Avec une journée aux côtés de Laure Bigourd et @Marie Noelle ADA Meyo de Gabon24).
– Développement web/mobile et Marketing digital animé par Estime Sandza et Bertrand Jame.
– Entreprendre dans son environnement (Quand et Comment) animé par @Carole LIBIZANGOMO de Carlib English Program
– Le Pouvoir du caractère animé par Sylvère Boussamba BOUSSAMBA.
– Cinéma : Production et diffusion animé par Balufu Bakupa-Kanyinda et Fatimata Wane-Sagna
– Cadrage et montage (Technique de prise de vue, montage et photographie) animé par David Monfort
– Le sportif et son environnement( Rôle de la famille, de ses conseillers et son agent). Animé par Pape DIOUF et Patrick « Magic » MBOMA

Rdv pour la 7e édition !

Carnet de route : En route pour Ndjamena

Je me suis rendu à Ndjamena au Tchad afin de participer à la 12e  édition du Festival NdjamVi  le 05 décembre dernier par le Mannasse Ndoua Nguinambaye directeur artistique de Festival NdjamVi pour donner un atelier sur le blogging culturel, j’ai opté prendre la route afin de vous raconter un peu mon périple de Douala jusqu’au Ndjamena au Tchad.

 

Le voyage

Partie de Douala le 02 décembre, je me suis rendu à l’agence Touristique Express vers Ndokoti, une agence qui est réputée pour la ligne du Grand Nord.Je m’y rendais pour prendre des informations pensant me rendre sur Yaoundé avant de payer mon billet pour Ngaoundéré. Grande  a été ma surprise de constater qu’ils proposent le voyage direct jusqu’à Maroua.

Une fois mon ticket pris de Douala pour Maroua, ils m’ont fait savoir que de Maroua je devais payer un autre ticket pour le trajet jusqu’à Kousseri. Pendant que j’attends mon ticket de voyage, le monsieur au guichet me demande d’aller m’asseoir euye ! Suis habituée à recevoir direct après achat nor !Premier constat  d’une autre façon de travailler. Tu paies ton billet mais c’est au départ qu’on te le remet…..ok ! Nous quittons donc Douala à 17h en passant par Yaoundé, Bertoua, Garoua-Boulai…. On arrive à Ngaoundéré ensuite le trajet jusqu’à Garoua semble interminable. Une fois à Garoua, il faut rallier Maroua. La route est longue très longue. Le contrôle de CNI ne badine pas tout au long du trajet. Déjà qu’à l’entrée de la ville de Yaoundé tout le monde sort pour se faire contrôller ! C’est d’ailleurs lors d’un d’eux que je rencontre de Fernando Deumaga qui revient d’une belle mission humanitaire de Maroua avec son association Asprobir .  Pour faire un si long trajet il faut être mentalement fort surtout quand c’est la première fois.

Avant mon départ mon boss (oui oui)  Izane m’a donné cet itinéraire avec heures probables d’arrivée :

Douala – Yaoundé :5h

Yde – Ngaoundere : 14h

Ngaoundere – Garoua : 7h

Garoua –Maroua – 3h

Maroua – Kousseri 7h

A 22h nous étions à Yaoundé et à 6h le 03 décembre la belle de Bertoua nous accueillais !

A Ngaoundéré nous sommes arrivés vers 14h, j’ai pu prendre une douche, car l’agence est spacieuse, propre et il y a même une mosquée à l’intérieur. C’est également ici qu’on nous transfert dans un autre bus, moins beau que le premier quand même, mais toujours un gros porteur (70 places). Ici, un monsieur vous charge votre batterie  de Téléphone/Powerbank/Torche à 100 Fcfa devant l’agence. Contrairement à ses autres agences où un espace est aménagé pour cela. Après 1heure de pause, nous reprenons la route. Je commence à ressentir l’épuisement, mais l’engouement de découvrir est toujours présent.

Le paysage est beau, mais la nuit tombe vite et on se retrouve à Garoua vers 1h du matin. La fraicheur commence à se faire ressentir. A Garoua, nous faisons 30 mins d’escale et nous continuons à Maroua. C’est vers 5h que nous entrons dans la ville. J’avoue que je commence à me sentir pas très bien car le trajet Ngaoundere- Garoua était pénible ! Notre véhicule n’esquivait pas beaucoup les nids de poules sur la chaussé ! Jetais au denier banc…imaginez les secousses ! Une fois à Maroua….eh ha ! J’ai effectivement payé pour un nouveau ticket…seulement ce sont les petites Hiace de l’agence qui faisaient le trajet ! Seigneur !!! J’étais serrée !!! J’aurai dû payer deux places si je savais !

 

Maroua nous avons voyagé jusqu’à l’un des villages où on a attendu d’autres voitures pour un convoi car nous devrons être escorté par le BIR. Au total 8 voitures et téléphones éteints pour le trajet.

Ce sont donc les souvenirs de mes yeux qui vous parlent dès cet instant. Le paysage était magnifique à certain endroit, on a percevait des marres d’eau, des arbustes et de vaste étendu de terre aussi par moment. Des maisons d’habitations (des huttes beaucoup plus) . Beaucoup de poussière par contre. Les populations avaient l’air sereine, vaquaient à leurs occupations, les enfants courraient dans les cours, les femmes rentraient des champs avec des fagots de bois sur la tête ! Les bergers se baladaient avec leurs pâturages. Les ânes, étaient équipés pour porter les enfants et le matériel de cuisines ainsi que les vêtements dans certaines localités. J’ai remarqué que les oignons étaient super bon prix là-bas. Autre chose , on parle beaucoup plus  arabe et fulfulde.

A Waza, le parc était plein d’animaux c’était beauuu ! j’ai voulu prendre des photos avant de me rappeler les ordres de l’agent du BIR ! En plus mon phone était presque déchargé malgré les 3 powerbank que je possédais ! Nous sommes passés à Dabanga, j’ai eu un pincement de cœur, car je me suis souvenu de l’attaque qui  a eu ici il y a quelques années ! Seulement les populations avaient l’air paisible et sereine (point de vue étant dans le car bien sûr !). Quand je regardais les enfants qui jouaient, je me demandais s’ils savent vraiment ce qui s’est passé là-bas. Pensent-ils un jour venir dans nos grandes métropoles s’installer ? Que dirions-nous à ces enfants dans 10 ans ? Comment ne pas rester silencieux face à ce qu’ils subissent ?

 Nous avons traversé environ 5 villages et quelques kilomètres de Kousseri, l’escorte du BIR, nous a laissé. J’avoue que c’était hyper rassurant ! Car les histoires liées à Boko Haram dans cette contrée sont légions ! Je pense que c’est une des raisons pour laquelle ma famille n’était pas très motivée par ce voyage. Mais qui connait ma ténacité sait que quand je dis je vais le faire, c’est dur d’y sursoir !

La présence du BIR a contribué à rassurer les populations d’après la conversation que j’ai eue avec mes deux voisins du bus.

Ai-je parlé du degré de poussière ? Nous sommes arrivés à Kousseri vers 16 ! Mais alors couverte de poussière de la tête au pied ! Mais heureuse d’être partie de Douala dimanche à 17h pour arriver mardi vers 16h…. Le temps que mes hôtes vienne me chercher à l’agence j’ai encore mis au moins 45 mins là-bas….fatiguée certes ! Mais heureuse d’avoir vu un autre paon de mon pays !

A très vite pour mon séjour à Ndjamena !

Visa For Music 2018 : L’escale Bantoo de Tony Mefe figure en bonne place!

Tony Mefe promoteur culturel camerounais à travers son programme Escale Bantoo, permettra à des artistes musiciennes de l’Afrique subsaharienne de participer à Visa For Music qui se tient à Rabat au Maroc du 21 au 24 novembre 2018. Parmi ces artistes on retrouve les camerounaises Teety Tezanou, Estelle Mveng, Tao, Mirya Bikaa et Patricia Essong qui viendra de la France mais également la congolaise Licevl Mauwa. Dans sa quête de professionnaliser le milieu artistique, le nouveau ambassadeur de Visa For Music nous accorde un entretien qui explique sa démarche.
A noter que pour cette édition de Visa For Music (VFM), les artistes camerounaises Adango Salicia Zulu et Lornoar ont été retenu à la sélection officielle.
Bonne lecture!

Bonjour Tony Mefe, vous êtes ambassadeurs pour Visa For Music en quoi consiste votre rôle exactement ?
En tant qu’ambassadeur, notre rôle est simple. Faire connaître Visa For Music au Cameroun, répondre aux questions de ceux qui veulent y prendre part et si possible les aider à trouver les moyens de s’y rendre.

Escale Bantoo depuis quelques années accompagne des artistes du Cameroun et de sous-région pour des scènes spéciales off dans différents festivals comment naît ce projets ?
A l’origine, nous avions le Programme Fame à travers lequel nous avons participé à la structuration des projets des jeunes chanteuses qui y ont adhéré. Pour faciliter à nos adhérentes l’accès à la scène internationale, nous avons intégré au Programme Fame l’organisation d’un Salon international des voix de Fame. Par contre, l’idée d’une scène itinérante sur des grands festivals, Salons et marchés du spectacle, est un vieux projet que nous avons réactivé en 2015 avec l’opération « Sur la route du MASA 2016 ». Après le Masa 2016 où nous étions déjà avec des groupes du Congo et du Cameroun le Directeur de Visa for Music nous avait aussi donné l’opportunité de participer à Visa For Music 2016 avec les mêmes les artistes. Faute de moyen ce projet ne s’est pas réalisé, mais quelques artistes et opérateurs camerounais qui s’y sont rendus ont bénéficié des facilités que nous avaient promises Brahim El Mazned, le Directeur de Visa For Music.

Deux ans plus tard, nous avons proposé au Directeur du Masa un projet mieux structuré qu’il a décidé d’intégrer dans le projet Masa 2018. C’est ainsi qu’est né l’Escale Bantoo qui est aujourd’hui le programme qui regroupe toutes les actions que nous menons dans le secteur musical c’est à dire le Programme Fame, le Programme de Booking, Bantoo Groov, le Salon des voix de Fame, la scène itinérante et bientôt le Réseau Couveuse.

Quelles sont les difficultés rencontrées dans son implantation ?
On rencontre toujours des difficultés en Afrique lorsqu’on travaille sur des actions qui s’inscrivent dans le long terme. C’est la principale difficulté que nous rencontrons. Ici, tant qu’on n’est pas dans l’urgence, ça ne bouge pas. Que ce soit les artistes, les potentiels partenaires financiers, etc. c’est toujours à la dernière minute que les gens veulent se décider. Malheureusement, c’est six mois et parfois un an que nous devons donner des garanties à nos partenaires étrangers…

Cette année encore vous donnez la chance à quelques artistes qui n’ont pas été retenu par le festival d’avoir une tribune d’expression. Qui sont ces artistes et comment se passe les préparatifs.
Ce ne sont pas de nouveaux artistes… nous sommes dans la continuité. Une carrière internationale ne se construit pas en 3 ou 4 dates à l’étranger. Il faut être présent partout si c’est possible. Les artistes que nous avons dans notre Line-up de visa for music étaient déjà au Masa et sur le dernier salon des voix de Fame.

Vous avez annoncé un bureau Cameroun Visa For Music, comment va-t-il se déployer ? Il ne concerne que les artistes Camerounais ?
Le bureau de Visa for music au Cameroun c’est moi et ma page facebook (rire).

Dans cette quête de professionnaliser le secteur musical à votre niveau, recevez-vous de l’aide du MINAC ?
Pas encore, mais nous sommes confiant. 2035 n’est plus bien loin. Plus sérieusement, je ne pense pas que le Minac et nous avons la même vision de l’action culturelle, la même compréhension des enjeux aussi bien au niveau local qu’international. Aussi, plutôt que se passer le temps à pleurnicher qu’il ne nous soutien pas, nous faisons comme s’il n’existe pas. Ça permet tout le monde de mieux se porter.

Après Visa For Music, quels sont les prochains défis d’Escale Bantoo ?
Nous avons lancé le Réseau « Couveuse » de l’Escale Bantoo qui va nous permettre de fédérer les moyens, les compétences et les réseaux de relations de plusieurs managers et opérateurs culturels de la sous-région pour booster davantage l’émergence de la nouvelle scène musicale d’Afrique centrale sur la scène internationale. Nous lançons aussi au Gabon, en partenariat avec Afrika Scène, le Gabon Music Expo, le salon des musiques d’Afrique de Libreville. Nous travaillons aussi à la construction d’une passerelle entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est et Australe. Je peux vous rassurer que d’ici 2020, plusieurs artistes de notre sous-région seront plus présents de ce côté de l’Afrique qui est très mal connu.

Merci 🙂

En attendant retrouver le collectif FAME sur VFM à Rabat, elles seront des vôtres à Tanger ce 19 Novembre après une résidence qui va surement vous enchanter!
Side notes : Tout sur VFM
https://visaformusic.com/