Carnet de route : En route pour Ndjamena

Je me suis rendu à Ndjamena au Tchad afin de participer à la 12e  édition du Festival NdjamVi  le 05 décembre dernier par le Mannasse Ndoua Nguinambaye directeur artistique de Festival NdjamVi pour donner un atelier sur le blogging culturel, j’ai opté prendre la route afin de vous raconter un peu mon périple de Douala jusqu’au Ndjamena au Tchad.

 

Le voyage

Partie de Douala le 02 décembre, je me suis rendu à l’agence Touristique Express vers Ndokoti, une agence qui est réputée pour la ligne du Grand Nord.Je m’y rendais pour prendre des informations pensant me rendre sur Yaoundé avant de payer mon billet pour Ngaoundéré. Grande  a été ma surprise de constater qu’ils proposent le voyage direct jusqu’à Maroua.

Une fois mon ticket pris de Douala pour Maroua, ils m’ont fait savoir que de Maroua je devais payer un autre ticket pour le trajet jusqu’à Kousseri. Pendant que j’attends mon ticket de voyage, le monsieur au guichet me demande d’aller m’asseoir euye ! Suis habituée à recevoir direct après achat nor !Premier constat  d’une autre façon de travailler. Tu paies ton billet mais c’est au départ qu’on te le remet…..ok ! Nous quittons donc Douala à 17h en passant par Yaoundé, Bertoua, Garoua-Boulai…. On arrive à Ngaoundéré ensuite le trajet jusqu’à Garoua semble interminable. Une fois à Garoua, il faut rallier Maroua. La route est longue très longue. Le contrôle de CNI ne badine pas tout au long du trajet. Déjà qu’à l’entrée de la ville de Yaoundé tout le monde sort pour se faire contrôller ! C’est d’ailleurs lors d’un d’eux que je rencontre de Fernando Deumaga qui revient d’une belle mission humanitaire de Maroua avec son association Asprobir .  Pour faire un si long trajet il faut être mentalement fort surtout quand c’est la première fois.

Avant mon départ mon boss (oui oui)  Izane m’a donné cet itinéraire avec heures probables d’arrivée :

Douala – Yaoundé :5h

Yde – Ngaoundere : 14h

Ngaoundere – Garoua : 7h

Garoua –Maroua – 3h

Maroua – Kousseri 7h

A 22h nous étions à Yaoundé et à 6h le 03 décembre la belle de Bertoua nous accueillais !

A Ngaoundéré nous sommes arrivés vers 14h, j’ai pu prendre une douche, car l’agence est spacieuse, propre et il y a même une mosquée à l’intérieur. C’est également ici qu’on nous transfert dans un autre bus, moins beau que le premier quand même, mais toujours un gros porteur (70 places). Ici, un monsieur vous charge votre batterie  de Téléphone/Powerbank/Torche à 100 Fcfa devant l’agence. Contrairement à ses autres agences où un espace est aménagé pour cela. Après 1heure de pause, nous reprenons la route. Je commence à ressentir l’épuisement, mais l’engouement de découvrir est toujours présent.

Le paysage est beau, mais la nuit tombe vite et on se retrouve à Garoua vers 1h du matin. La fraicheur commence à se faire ressentir. A Garoua, nous faisons 30 mins d’escale et nous continuons à Maroua. C’est vers 5h que nous entrons dans la ville. J’avoue que je commence à me sentir pas très bien car le trajet Ngaoundere- Garoua était pénible ! Notre véhicule n’esquivait pas beaucoup les nids de poules sur la chaussé ! Jetais au denier banc…imaginez les secousses ! Une fois à Maroua….eh ha ! J’ai effectivement payé pour un nouveau ticket…seulement ce sont les petites Hiace de l’agence qui faisaient le trajet ! Seigneur !!! J’étais serrée !!! J’aurai dû payer deux places si je savais !

 

Maroua nous avons voyagé jusqu’à l’un des villages où on a attendu d’autres voitures pour un convoi car nous devrons être escorté par le BIR. Au total 8 voitures et téléphones éteints pour le trajet.

Ce sont donc les souvenirs de mes yeux qui vous parlent dès cet instant. Le paysage était magnifique à certain endroit, on a percevait des marres d’eau, des arbustes et de vaste étendu de terre aussi par moment. Des maisons d’habitations (des huttes beaucoup plus) . Beaucoup de poussière par contre. Les populations avaient l’air sereine, vaquaient à leurs occupations, les enfants courraient dans les cours, les femmes rentraient des champs avec des fagots de bois sur la tête ! Les bergers se baladaient avec leurs pâturages. Les ânes, étaient équipés pour porter les enfants et le matériel de cuisines ainsi que les vêtements dans certaines localités. J’ai remarqué que les oignons étaient super bon prix là-bas. Autre chose , on parle beaucoup plus  arabe et fulfulde.

A Waza, le parc était plein d’animaux c’était beauuu ! j’ai voulu prendre des photos avant de me rappeler les ordres de l’agent du BIR ! En plus mon phone était presque déchargé malgré les 3 powerbank que je possédais ! Nous sommes passés à Dabanga, j’ai eu un pincement de cœur, car je me suis souvenu de l’attaque qui  a eu ici il y a quelques années ! Seulement les populations avaient l’air paisible et sereine (point de vue étant dans le car bien sûr !). Quand je regardais les enfants qui jouaient, je me demandais s’ils savent vraiment ce qui s’est passé là-bas. Pensent-ils un jour venir dans nos grandes métropoles s’installer ? Que dirions-nous à ces enfants dans 10 ans ? Comment ne pas rester silencieux face à ce qu’ils subissent ?

 Nous avons traversé environ 5 villages et quelques kilomètres de Kousseri, l’escorte du BIR, nous a laissé. J’avoue que c’était hyper rassurant ! Car les histoires liées à Boko Haram dans cette contrée sont légions ! Je pense que c’est une des raisons pour laquelle ma famille n’était pas très motivée par ce voyage. Mais qui connait ma ténacité sait que quand je dis je vais le faire, c’est dur d’y sursoir !

La présence du BIR a contribué à rassurer les populations d’après la conversation que j’ai eue avec mes deux voisins du bus.

Ai-je parlé du degré de poussière ? Nous sommes arrivés à Kousseri vers 16 ! Mais alors couverte de poussière de la tête au pied ! Mais heureuse d’être partie de Douala dimanche à 17h pour arriver mardi vers 16h…. Le temps que mes hôtes vienne me chercher à l’agence j’ai encore mis au moins 45 mins là-bas….fatiguée certes ! Mais heureuse d’avoir vu un autre paon de mon pays !

A très vite pour mon séjour à Ndjamena !

Visa For Music 2018 : L’escale Bantoo de Tony Mefe figure en bonne place!

Tony Mefe promoteur culturel camerounais à travers son programme Escale Bantoo, permettra à des artistes musiciennes de l’Afrique subsaharienne de participer à Visa For Music qui se tient à Rabat au Maroc du 21 au 24 novembre 2018. Parmi ces artistes on retrouve les camerounaises Teety Tezanou, Estelle Mveng, Tao, Mirya Bikaa et Patricia Essong qui viendra de la France mais également la congolaise Licevl Mauwa. Dans sa quête de professionnaliser le milieu artistique, le nouveau ambassadeur de Visa For Music nous accorde un entretien qui explique sa démarche.
A noter que pour cette édition de Visa For Music (VFM), les artistes camerounaises Adango Salicia Zulu et Lornoar ont été retenu à la sélection officielle.
Bonne lecture!

Bonjour Tony Mefe, vous êtes ambassadeurs pour Visa For Music en quoi consiste votre rôle exactement ?
En tant qu’ambassadeur, notre rôle est simple. Faire connaître Visa For Music au Cameroun, répondre aux questions de ceux qui veulent y prendre part et si possible les aider à trouver les moyens de s’y rendre.

Escale Bantoo depuis quelques années accompagne des artistes du Cameroun et de sous-région pour des scènes spéciales off dans différents festivals comment naît ce projets ?
A l’origine, nous avions le Programme Fame à travers lequel nous avons participé à la structuration des projets des jeunes chanteuses qui y ont adhéré. Pour faciliter à nos adhérentes l’accès à la scène internationale, nous avons intégré au Programme Fame l’organisation d’un Salon international des voix de Fame. Par contre, l’idée d’une scène itinérante sur des grands festivals, Salons et marchés du spectacle, est un vieux projet que nous avons réactivé en 2015 avec l’opération « Sur la route du MASA 2016 ». Après le Masa 2016 où nous étions déjà avec des groupes du Congo et du Cameroun le Directeur de Visa for Music nous avait aussi donné l’opportunité de participer à Visa For Music 2016 avec les mêmes les artistes. Faute de moyen ce projet ne s’est pas réalisé, mais quelques artistes et opérateurs camerounais qui s’y sont rendus ont bénéficié des facilités que nous avaient promises Brahim El Mazned, le Directeur de Visa For Music.

Deux ans plus tard, nous avons proposé au Directeur du Masa un projet mieux structuré qu’il a décidé d’intégrer dans le projet Masa 2018. C’est ainsi qu’est né l’Escale Bantoo qui est aujourd’hui le programme qui regroupe toutes les actions que nous menons dans le secteur musical c’est à dire le Programme Fame, le Programme de Booking, Bantoo Groov, le Salon des voix de Fame, la scène itinérante et bientôt le Réseau Couveuse.

Quelles sont les difficultés rencontrées dans son implantation ?
On rencontre toujours des difficultés en Afrique lorsqu’on travaille sur des actions qui s’inscrivent dans le long terme. C’est la principale difficulté que nous rencontrons. Ici, tant qu’on n’est pas dans l’urgence, ça ne bouge pas. Que ce soit les artistes, les potentiels partenaires financiers, etc. c’est toujours à la dernière minute que les gens veulent se décider. Malheureusement, c’est six mois et parfois un an que nous devons donner des garanties à nos partenaires étrangers…

Cette année encore vous donnez la chance à quelques artistes qui n’ont pas été retenu par le festival d’avoir une tribune d’expression. Qui sont ces artistes et comment se passe les préparatifs.
Ce ne sont pas de nouveaux artistes… nous sommes dans la continuité. Une carrière internationale ne se construit pas en 3 ou 4 dates à l’étranger. Il faut être présent partout si c’est possible. Les artistes que nous avons dans notre Line-up de visa for music étaient déjà au Masa et sur le dernier salon des voix de Fame.

Vous avez annoncé un bureau Cameroun Visa For Music, comment va-t-il se déployer ? Il ne concerne que les artistes Camerounais ?
Le bureau de Visa for music au Cameroun c’est moi et ma page facebook (rire).

Dans cette quête de professionnaliser le secteur musical à votre niveau, recevez-vous de l’aide du MINAC ?
Pas encore, mais nous sommes confiant. 2035 n’est plus bien loin. Plus sérieusement, je ne pense pas que le Minac et nous avons la même vision de l’action culturelle, la même compréhension des enjeux aussi bien au niveau local qu’international. Aussi, plutôt que se passer le temps à pleurnicher qu’il ne nous soutien pas, nous faisons comme s’il n’existe pas. Ça permet tout le monde de mieux se porter.

Après Visa For Music, quels sont les prochains défis d’Escale Bantoo ?
Nous avons lancé le Réseau « Couveuse » de l’Escale Bantoo qui va nous permettre de fédérer les moyens, les compétences et les réseaux de relations de plusieurs managers et opérateurs culturels de la sous-région pour booster davantage l’émergence de la nouvelle scène musicale d’Afrique centrale sur la scène internationale. Nous lançons aussi au Gabon, en partenariat avec Afrika Scène, le Gabon Music Expo, le salon des musiques d’Afrique de Libreville. Nous travaillons aussi à la construction d’une passerelle entre l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est et Australe. Je peux vous rassurer que d’ici 2020, plusieurs artistes de notre sous-région seront plus présents de ce côté de l’Afrique qui est très mal connu.

Merci 🙂

En attendant retrouver le collectif FAME sur VFM à Rabat, elles seront des vôtres à Tanger ce 19 Novembre après une résidence qui va surement vous enchanter!
Side notes : Tout sur VFM
https://visaformusic.com/

Le management artistique…tout un art ! toute une école !

Il y a quelques temps je me suis décidé à me lancer dans le management artistique, beaucoup de mes connaissances m’ont encouragé en me rappelant que je mettais les pieds dans un monde de loup !
Ont-ils eu tort de me le dire ? Je ne sais pas encore. Ma décision étant prise je me lance dans la recherche des formations, des ateliers des séminaires, de la documentation sur le droit d’auteur, sur le management, sur l’édition, sur les pièges à éviter dans un contrat…….deux mois plus tard je tombe sur cette affiche……BINGO

! #BimstrFormationDejeuner
Bimstr qui organise un atelier avec en tête de mire Blick Bassy, artiste dont je suis en douce l’évolution depuis plus de 8 ans, Tony Mefe directeur scène d’Ébène, que j’ai découvert en travaillant aux côtés de Armand Biyag et dont je suis méticuleusement ses projets artistiques, à la limite je couvre presque toutes ses scènes ( bon il ne sait pas donc ne le lui dites pas) je prépare déjà l’avenir de ça !Rire. En troisième tête d’affiche Anicet Nemani de Bimstr que je connais juste de nom grâce à Didier Kouamo qui ne dort presque plus à force de m’avoir dans les pattes, car, je pense que son expérience en management est un exemple pour moi!

 

L’atelier en lui-même
Voilà donc que samedi dernier, me voilà paré pour aller en cours ( Bloc note, enregistreur, appareil photo……Dont j’ai laissé carrément la batterie en charge krkrkrkrk). Avant de m’y rendre,   petit stop pour ma visite médicale qui malheureusement traîne un peu plus que prévu et du coup, j’arrive 1h plus tard ….. Bien évidemment, ils avaient déjà commencé ! Oh vache ! 

Bref, j’arrive et première impression, je reconnais quelques managers présents, quelques acteurs de culture et quelques artistes et quelques blogueurs….
Quand on vous dit que le retard n’est pas bien !
Dès que je pose mes fesses, Tony Mefe entame avec une des raisons pour laquelle je suis là ! Contrairement à beaucoup d’artistes qui se lancent sans véritable vision à long terme de leur art, « il est important de savoir qu’une carrière artistique se construit et le manager travaille justement au développement de celle-ci !!! « 

Il ( le manager) doit rendre rentable son projet ( l’artiste) mais pour cela l’artiste devra déjà exister par lui-même !

 

Blick posera le problème du moment où devrait intervenir le manager dans la carrière de l’artiste. Il en ressort que « pour manager un artiste, il faut déjà connaître les attentes de l’artiste, sa vision et c’est sur cette base que ce dernier va peaufiner une vraie stratégie d’accompagnement de l’artiste. »

Si beaucoup d’artistes décident de prendre leurs frères ou leurs amis comme manager, n’oublions pas que le travail ne s’arrête pas à passer sur les chaînes télés à côté de l’artiste, ou encore à vouloir à tout prix faire de l’ombre à l’artiste. Le manager doit avoir un job description bien établi ! Un contrat avec son artiste également. Liliane de Massok ma grande sœur 🙂  à moi à relever « le fait que justement le management c’est un boulot ! Ce ne sont pas les émotions !«  On sait tous comment la séparation est souvent brutale surtout quand le manager pense que l’artiste lui est redevable, car il a travaillé à  « polir » l’image de ce dernier ! 

Un artiste devrait véritablement avoir un projet a souligné Anicet Nemani. Un projet auquel il tient, un projet de vie et tout mettre en moyen pour réaliser cela. D’où l’importance de capitaliser toutes les opportunités qui s’offre. Si Blick  Bassy insiste sur le fait que « le manager doit se cultiver« ,  c’est pour ne pas tomber dans le piège de la facilité et la duperie ! L’exemple par exemple du visa pour les USA a été mentionné ! Faut savoir quel visa exiger pour son artiste.

Le manager devra également avoir un regard sur l’image de l’artiste. Quel message veut-on véhiculer à travers son image. Patricia Boowen AKA Panie,  manager de Krotal par exemple, ne cautionnera jamais « une artiste qui vient se produire avec du vernis  écaillé sur les doigts » Rire. Si l’artiste en lui-même ne soigne pas son image, ne l’entretien pas, ce sera difficile de véritable vendre son projet. 

Notons également que la problématique des finances reste actuelle et factuelle. Panie déclare clairement que « en terme de développement de carrière tout n’est pas que financier. On doit pouvoir faire des choix, investir pour un projet X sachant qu’on pourra se faire des entrées sur un projet Y ». 

EH oui ! Mais combien sont prêt à investir pour récolter à long terme ? Payer des billets d’avion pour aller dans les salons, festivals juste pour faire des rencontres CONSTRUCTIVES ? Postuler pour des scènes qui demandent de prendre en charge le transport soi-même ? Il faut parfois oser ! Dans le monde de la création artistique, c’est toujours bénéfiques, car on ne sait jamais qui nous regarde, qui suit notre carrière et jusqu’où une scène où l’on a joué peut nous être bénéfique plusieurs années plus tard. 

Blick a souligné que pour le WOMEX en 2015 par exemple, il a  pris sur lui de postuler ( tout se fait en ligne , tu paies pour t’inscrire et on exige que tu paies ton transport si tu es retenu. Le festival t’offre la scène et tout ce qui va avec comme technicien uniquement) Il aurait pu se dire non, c’est trop cher, mais il a OSE! 

Aujourd’hui il ne regrette pas cette investissement car cette scène lui a ouvert des portes pour une tournée qu’il n’oubliera pas d’aussitôt plus de 3 ans après ! Alors mes amis artistes….Pensez à investir pour des scènes qui vous offrent de la visibilité. 

Au-delà du management, on a parlé de l’édition….Et là ! Quelque chose s’est produit dans mon cerveau……chuuut ! Notez juste! Je vous reviendrai avec pleins de projets dessus!

Droits d’auteurs et voisins

Parfois, je me demande si nos artistes comprennent bien la notion des droits d’auteurs et des droits voisins. En fait, moi-même, je suis encore à l’école de ça ! Au moins je sais qu’il est important de s’inscrire dans une société de gestion collective des droits d’auteurs  ! Saviez-vous que si les Zangualewa étaient inscrits avec le fameux tube « waka waka » c’est que Shakira aurait reversé des tonnes et des tonnes de millions de francs ? Seulement, Blick nous explique que quand elle rentre chez elle en Colombie avant la coupe du monde-là, cette chanson est tellement joué là-bas ainsi que plusieurs autres classiques africains. A force d’écouter #WakaWaka, elle  se dit que c’est  sûrement une chanson de leur patrimoine a eux! ……ça peut faire rire pourtant …..triste réalité! Voilà comment elle redonne vit à ce tube! On s’est tous plaint du fait que c’était du plagiat, malheureusement nous n’avions pas pu apporter des preuves palpables pour être payé!

Ces petits plus bon à savoir!

Connaissez-vous la différence entre un contrat de licence et un contrat de distribution ? hahahhahahah google existe hein ! 
Je vais dire merci à Blick qui nous a savamment expliqué les différents types de licences. J’ai retenu  entre autre, que nous pouvons également nous baser sur des agrégateurs tels que #TuneCore qui nous offre une belle plage de visibilité sur le digital. 
Être visible sur le digitale, c’est bien, mais ce n’est pas tout. Il faut avoir un projet. C’est effectivement ce qui revenait à chaque fois ! L’artiste devrait se poser les bonnes questions entre autres, pourquoi je fais de la musique ?. 

Pour Tony Mefe promoteur de Scène D’ébène, « un artiste doit structurer sa carrière et avoir une vision à long terme sinon on retrouvera uniquement des artistes qui vivent que pour faire le buzz« . Si c’est un élément qui permet de se faire connaître (en bien ou en mal) l’artiste devrait capitaliser cela pour se forger une vraie carrière ! D’où l’importance de l’identité du projet comme  souligné par Blick ; « Comment arriver à sortir du lot sur le million de chansons qui sort par jour ? Avoir son propre univers. Marquer les gens par un discours cohérent, un discours que l’on tient partout (ça peut être un combat que l’on mène.) ».
A chaque étape de son projet, l’artiste devra se réinventer. Reste au manager de trouver des facilités pour rendre accessible son artiste. Donnons l’occasion aux artistes de se concentrer sur ce qu’ils savent faire. Même si pour Blick « avoir une belle voix et bien chanter, ce sont deux métiers différents » (On fera le débat de ça une autre fois ! . 

Au moins si le manager peut être multitâche et s’occuper de tout ce qui est administratifsl’artiste, lui ,pourra se concentrer sur ce qu’il sait faire le mieux ….. 

#Djoss1

A très vite pour la deuxième session!

Sponsorisé : Canal+Cameroun présente son nouveau décodeur HD

Le 6 mars dernier s’est tenu à la salle canal Olympia Douala la conférence  de présentation du nouveau décodeur HD donné par le groupe Canal + Cameroun.

Une nouvelle technologie qui améliore notre expérience Tv à travers une image et un son de haute qualité. Au-delà, ce nouveau décodeur permet de regarder plus de 20 chaines en HD et lorsque vous l’obtenez, vous avez droit au câble HDMI.

Image de la conférence
Image de la conférence
Image de la conférence

Afin de mieux comprendre son fonctionnement, nous sommes allés à la rencontre de Gustave Flaubert TSASSE, directeur des opérations chez Canal+Groupe.

Gustave Flaubert TSASSE , directeur des opérations CANAL+groupe

La conférence qui était présidée par Mireille Kabamba directrice générale de canal + Cameroun a rappelé en qui concerne certaines chaînes retirés du bouquet Canal + en France  : « les territoires africains ne sont pas concernés. L’accord de distribution des chaînes TF1, TFX et TMC en Afrique a été renouvelé début 2018 pour plusieurs années encore. Les abonnés en Afrique peuvent être rassurés ».

M TSASSE et M DJEUTCHEU responsable communication

Ce nouveau décodeur permettra aux abonnés de mieux gérer les programmes et avoir une main mise sur le type de programme à suivre.
Pour plus d’infos c’est ici!

Culinaire :Et de deux pour la boulangerie le grenier !


Vous vous souvenez qu’il y a peu ( decembre dernier), nous nous  rendions pour la première fois lors de l’invitation du chef Cyrille Van Der Stuyff, le meilleur ouvrier de France 2015 à la boulangerie pâtisserie Le Grenier à Akwa…..  Lire ici
Après notre visite à Akwa, justement, la boulangerie a décidé d’ouvrir un autre point de vente cette fois-ci à Bonanjo face Camair-Co le 25 février  2018. Nous y étions pour vous!

@creditphoto: LeGrenier

Les bons points :

  • Bonanjo étant un quartier administratif, c’est evident que ce point de vente fera le plein d’œuf pour ceux qui veulent rapidement un sandwich  pendant la pause, ils pourront même avoir des sandwichs faits avec du pain local ( halal y compris). Une formule unique dont la boulangerie met un point d’honneur.N’oublions pas que nous avons également des boissons chaudes, une spécialité du point de vente de Bonanjo
Présentation des pâtisseries à base de farine locale aux invités @creditphoto: LeGrenier
  • Quand on prend la peine de bien observer, on se rend compte que c’est presque la seule boulangerie offrant du pain local  dans le coin en plus c’est facilement accessible. On ne peut pas ne pas apercevoir quand on est face Camair-co (pharmacie joss)
  • La disposition des produits….c’ est beau et attrayant,de belles couleurs et des saveurs variées pour les pâtisseries…..toutes faites  à base de produits du terroir.
De belles couleurs, de belles saveurs @creditphoto : LeGrenier
  • Nous restons admiratifs du fait que les produits vendus sont faits à base de farine locale et pour moi c’est ici que tout se joue!  
  • Je me vois déjà concocter de bons petits canapés à base de pain local pour mes convives le 16 mars prochain jour de mon anniversaire.

D’ailleurs lors de l’ouverture de ce point de vente, les clients venus pour la dégustation on pu se rendre compte des différents types de pains fait à base de farine de patate, de plantain, de manioc et autres. 

Des produits du terroir à transformer en farine avant utilisation @creditphoto: LeGrenier

Au menu, nous avons eu des petits canapés à base de pain aux arachides et  à la noix de coco ( mon kiff perso). Ce jour là, les retours que nous avions eu quand je partais étaient positifs ! On espère que la qualité de service va suivre afin que le plus de monde  puisse venir se ravitailler.

Sandwichs à base de miel, d’arachide et de noix de coco @creditphoto : LeGrenier

Je vous invite donc à vous y rendre pour une petite pause en journée. Je vous recommande fortement le pain à la noix de coco.
En soirée , plus besoin de faire la queue pendant 30 mins pour avoir du pain, surtout du pain de bonne qualité et fait à base de produits locaux . Pensez vous ravitailler.
Vous avez l’adresse désormais ! Allez y!

Were Were Liking soutient la Cie KUNDE en route pour le MASA.

2007, WEREWERE LIKING WRITER CAMERUN VIVE IN COSTA D’AVORIO; ©LEONARDO CENDAMO/ 
Elle fait partie des figures mythiques de l’Afrique artistique, la reine mère Were Were Liking est un monument africain de connaissance  qu’il faut à tout prix côtoyer quand on se lance dans le domaine de la culture.
J’ai toujours eu envie de la rencontrer pour échanger avec elle….mais alors intensément. Artiste pluridisciplinaire peintre, chanteuse, chorégraphe, écrivaine, poète, enseignante et prêtresse de la spiritualité africaine au service de sa communauté et sa diaspora, elle incarne cette femme africaine forte qui sait ce qu’elle veut, et sait ce qu’elle vaut!
Grande dame dans l’âme et généreuse dans le partage de ses connaissances artistique. Elle est au Cameroun depuis quelques jours sous invitation de l’association Mbog Lia’a. Elle vient soutenir la Cie Kunde qui s’apprête à aller au #Masa2018 où elle ( la compagnie) prestera sur les scènes off du Ki-Yi Mbock Village experience, que la marraine organise à Abidjan depuis 1995.
A travers l’encadrement apporté à cette compagnie, elle souhaite que la CIE Kunde essaie de mieux se mettre en valeur et surtout valorise mieux son art…..
Nous avons profité de la conférence de presse donné  à Douala  hier mercredi, pour laisser parler l’artiste afin qu’elle dise  l’objectif de sa présence au Cameroun entre autre.
La Cie Kunde en pleine action :
A deux jours de leur spectacle, la Cie Kunde nous promet de belles choses , Franck Ngouma  chef d’orchestre , d’ailleurs le réitère dans cet extrait sonore.
Le rdv est pris pour le 23 février à L’institut français de Douala pour vivre ce grand moment avec  la cie Kunde qui excelle dans les danses patrimoniales du peuple bassa et des peuples bantou.

David K : « J’ai toujours voulu être un messager pour Dieu » 

Il y a quelques années, je découvre David Lionel Koutchou aka DAVID K avec le titre :

J’ai été séduite par le message fort et évocateur de chacune de ses chansons . Une personne  humble et réservée, je décide de suivre un peu sa carrière afin de comprendre son style singulier, lui qui allie si bien tradition et modernité à sa sauce gospel.
Au fils des années, j’ai compris qu’il était un artiste spécial. David K, artiste originaire de l’Ouest Cameroun a misé sur la langue comme vecteur de paix et d’évangélisation. Lui qui a perdu son père il y a quelques années, a pu réunir dans un vidéogramme, des membres de sa famille  qui avaient pourtantdu mal à se parler. C’est aussi ça la force de la musique, elle permet d’humaniser les gens. 

EN plus d’être artiste gospel, David et promoteur d’un centre culturel Hope and life a Tsinga. Un espace qui accueille plein de monde pour divers évènements. Son objectif étant de donner la possibilité aux jeunes gens  de s’exprimer sur le plan musical d’apporter un message positif de vie et d’espoir par le billet de la musique.
Celui qui se dit ne pas être chantre et qui a grandi dans une famille polygamique, a toujours voulu se démarquer même sans le soutien des aînés. Il a tout laissé à Dieu son père afin que celui ci lui montre le chemin!  Il affirme que « le gospel défend les valeurs les plus nobles de l’être humain ». 
Selon lui, « Le gospel doit être rendu utile, à travers des personnes qui éduquent et enseignent tout en  connaissant les réalités. Il faut rester connecté à l’essentiel  et moi qui ai toujours voulu être un messager pour Dieu je chante pour sa gloire. » Moi j’aime bien la diversité de ses influences artistiques.

Bientôt son nouvel album!

Parmi ces activités qu’il mène et  qui pour moi, me marque le plus, c’est l’apprentissage à la langue des signes pour les entendants et malentendants. Je me souviens qu’il organise même des concerts et show cases avec les malentendants ! Il est juste génial ce gars oui oui je sais, il touche à une corde qui m’est très très sensible. Avouons qu’ils ne sont pas nombreux les artistes à le faire)
Une autre raison pour moi d’être séduite par sa personne.
Aujourd’hui rendu en 2018, je me rends compte que sa carrière, il l’a lancée il y ‘a 10 ans! Je me suis dit WOW! Déjà? 

10 ans à forger sa foi et annoncer la bonne nouvelle. 
10 ans à travailler avec des personnes qui comprennent sa philosophie du gospel à savoir ; servir son semblable au quotidien.
10 ans à ne pas toujours être compris par ses pairs aussi…….parfois!
10 ans d’abnégation et d’acharnement au travail.
En ce 21 février où tu célèbres ces 10 ans de carrière en compagnie de tes invités de marque :  Talla Andre Marie, Donny Elwood, Queen EtemeMoustik le karismatik, Locko, et les autres à la salle Canal Olympia de Yaoundé. Une célébration sous le thème ‘ sing for change’,  mon vœux est que tu puisses davantage être inspiré par le Très Haut afin qu’il te montre la voie, sa voie.
Merci pour ces moments de bonheur que tu nous procures grâce à ta musique.
Happy Birthday David K!